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 « J’étais prêt à tourner la page mais c’est la page qui ne veut pas se tourner. » - Jordan



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« J’étais prêt à tourner la page mais c’est la page qui ne veut pas se tourner. » × ft. ALEKSANDRA & BLAKE
Il a chaud. La sueur dégouline le long de son dos, il sent distinctement les gouttes qui coulent. Le soleil tape fort, beaucoup trop. Il ne porte plus son casque mais son uniforme lui colle à la peau, poisseux, comme toujours. Ici c’est comme ça que ça marche, il n’y a pas de juste milieu. Il y a quelques mois encore, lorsque c’était l’hiver, il avait l’impression que l’un de ses membres allait se détacher tant il gelait. Maintenant, c’est tout l’inverse, il suffoque. Il suffoque mais en même temps l’horreur et la peur le glacent sur place. Il regarde face à lui ; son camarade David ne porte plus que le bas de son uniforme, on l’a allégé du reste. Son visage est contracté par la douleur et le regard de Blake descend lentement jusqu’à son torse. Il voudrait hurler quand il voit mais il ne peut pas, il est comme paralysé, rendu muet par la boule d’angoisse qui enfle dans sa gorge et qui semble presque vouloir exploser. Il est complètement impuissant, ses bras et ses jambes attachés à des cordes qui le maintiennent fermement appuyé au mur. Un homme fait face à David, canif à la main. Il frappe, érafle, entaille, lacère sa peau sans se soucier des cris de plus en plus déchirant que pousse sa victime, qui finit d’ailleurs par supplier qu’on l’achève. Pourquoi il fait ça ? Pour obtenir des noms. Des noms qu’aucun des six militaires présent ne donnera jamais sous peine de faire capoter ce qu’ils se tuent à mettre en place depuis deux ans bientôt pour faire tomber la filière terroriste et qui vient d’être largement compromis par l’embuscade dans laquelle ils sont tombés. Ils savaient parfaitement à quoi ils se risquaient en s’engageant dans cette mission et le pire est arrivé. Ils vont tous crever ici, ils en ont parfaitement conscience.

Un cri rauque s’échappe de la gorge de Blake lorsqu’il se redresse brusquement, le cœur battant la chamade, tous les sens en alerte. Il panique en se rendant compte qu’il ne peut plus bouger avant de réaliser, dix longues secondes plus tard, qu’il est simplement complètement enroulé dans ses draps. Il se dégage comme il peut, ses mouvements saccadés par ses membres endoloris, comme toujours entravés par la corde qu’il sentait il y a encore quelques instants, et quitte son lit comme s’il l’avait brûlé. La peur lui tiraille le ventre, il faut qu’il bouge. Il ne peut pas rester là, il doit sortir de cet appartement au plus vite. Il ne veut pas penser à ce qu’il vient de revivre dans son rêve, à la manière dont David a été exécuté devant ses yeux, il faut qu’il oublie. Il est trempé de sueur et il doit être quatre heures du matin mais il s’en moque totalement. Le temps n’a pas vraiment de prise sur lui en ce moment, il vit uniquement en fonction du bon vouloir des souvenirs qui se rappellent sans cesse à lui. Rapidement, il enfile un survêtement. La douche attendra son retour, il ne passera pas une minute de plus ici. Il étouffe. Dès qu’il se retrouve dehors, il prend quelques goulées d’air dont il a horriblement besoin. Puis, sans se laisser le temps de penser, il commence à courir, tentant tant bien que mal de mettre son cerveau sur pause. Pourtant, il sait que ça n’est pas comme ça que ça marche. Ce n’est pas lui qui choisit quand il se souvient et quand il oublie, ça s’impose à lui, c’est tout. D’ailleurs, tandis qu’il court, il entend distinctement des explosions derrières lui qui lui font accélérer la cadence. Des feux d’artifice sans doute qui dans son esprit dérangé se transforment en bombe.

Quand il arrive à hauteur de Potomac River, Blake est à bout de souffle. Pas à cause de la course mais à cause de l’angoisse qui lui étreint l’estomac et qui refuse de le lâcher. Il s’arrête, penché en avant, ses mains reposant sur ses genoux. Il fait de son mieux pour se calmer, ignorant ses jambes qu’il sent trembler compulsivement. Il déteste cette sensation, cette impression de ne pas pouvoir garder le contrôle de son propre corps et de ses pensées qui vont et viennent comme elles veulent malgré les efforts remarquables qu’il met en place pour oublier. Il reste plusieurs minutes dans cette position et finit par se redresser, fouillant dans ses poches pour en sortir une cigarette qu’il allume dans la foulée et qu’il vient caler entre ses lèvres. Son cœur manque de s’arrêter lorsqu’il s’avance un peu le long de la promenade et qu’il discerne au travers de la nuit une silhouette adossée quelques mètres plus loin. Une silhouette qu’il reconnaitrait entre mille ; Aleksandra. Il n’a aucun doute, il sait que c’est elle dès qu’il l’aperçoit, c’est évident. Il a tant pensé à elle qu’il sait qu’il ne peut pas se tromper, que c’est impossible. Jamais il ne la confondra avec quelqu’un d’autre, pas elle. Cependant, il n’a pas la moindre idée de ce qu’il est censé faire, il reste là, son regard braqué sur elle sans oser ni s’avancer dans sa direction ni faire marche arrière. Son cœur et sa raison s’affrontent et en l’instant et il serait incapable de dire lequel des deux va remporter la partie.

   
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- there's no more light in my sky -
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- there's no more light in my sky -
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So nice to see your face again, tell me how long has it been since you've been here. You look so different than before. You're still the person I adore, frozen with fear

- BLAKE & ALEKSANDRA -


Êtes-vous déjà tombé amoureux ? Avez-vous déjà ressenti la passion, la violence des sentiments ? C’est puissant et destructeur. C’est magnifique et pourtant si douloureux. Avez-vous connu le grand amour ? Celui qui vous bouleverse, qui vous marque à jamais. Celui qui vous hante, qui vous obsède. Empreinte d’un temps qu’on ne peut effacer. Souvenir indélébile. Ancré dans l’âme, tatoué sur le cœur. Ce genre d’amour est rare, précieux, unique… Il n’a pas de limite. Cet amour-là, elle l’a connu. Il y a des années maintenant. Et pourtant… Pas un seul jour ne passe sans qu’elle ne pense à lui, sans que son palpitant ne tressaille à son souvenir. Vouée à se rappeler sans cesse l’être envolé. Condamnée à aimer le même homme pour l’éternité.  Parce qu’elle le sait, jamais son cœur ne pourra battre pour un homme comme il a pu battre pour Blake. Comme il bat encore pour lui… Elle a su que ce serait différent à l’instant où son regard croisait le sien, à la seconde où elle a vu cet homme si particulier. C’était une évidence. Son évidence… Âme sœur trouvée et pourtant bien vite envolée. Tu me manques tellement Blake, si tu savais comme tu me manques…

De fines perles salées coulent le long de ses joues rosées. Elle ne dort pas. Elle ne dort plus. Plus depuis des jours, des semaines, peut-être même des mois. Depuis qu’il n’est plus là… Depuis qu’il a préféré fuir, laissant derrière lui son cœur abîmé, son âme déchirée. Pourquoi Blake, pourquoi ? Deux ans. Deux longues années qu’il est parti. Deux ans qu’elle meurt à petit feu, détruite par un vide qu’elle ne parvient à combler. Douleur immense, douce souffrance. S’il savait… S’il savait à quel point c’est dur sans lui, à quel point elle a mal. Tu m’as laissée tomber… Abandonnée. Oubliée. Elle ne s’est jamais sentie si seule, si désarmée. Il n’y rien de plus douloureux qu’un cœur brisé, rien de plus destructeur qu’un amour envolé. L’absence est une longue torture. Une souffrance silencieuse. Et puis il y a la peur… Oppressante. Étouffante. Parce que sa vie est mise en jeu sur un terrain de combat. Jeune homme brisé par une guerre qui n’est pas la sienne. Elle craint ce jour où on viendra la voir, la mine défaite, le visage fermé, le silence pesant qui annonce ce qu’elle redoute le plus. Parce qu’il n’est pas invincible… Et bien que l’absence soit douloureuse, elle n’imagine pas la violence de la souffrance qui la frappera lorsqu’il ne sera plus de ce monde. Car je préfère t’avoir perdu que te savoir parti à jamais…

Elle ne peut rester là, dans ce lit, l’angoisse qui prend aux tripes, la boule dans la gorge. Elle ne peut rester là à attendre que le temps passe et que Morphée vienne la délivrer de cette insomnie qui ne semble point vouloir partir. Je n’en peux plus… Besoin d’air, d’espace. Elle s’habille à la hâte, quittant rapidement cet appartement qui l’étouffe. Le souffle frais de la nuit l’enveloppe, la rassure alors que le silence des rues l’apaise doucement. Ces balades nocturnes sont devenues une habitude, un réflexe lorsqu’elle sent que ses émotions se font trop fortes. Jeune femme torturée. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Plus qu’un fantôme qui erre entre ces murs tentant désespérément de retrouver sa place. Une place qui n’a plus de sens puisqu’il n’est plus là… Elle marche d’un pas lent, sans même réfléchir. Elle sait où elle va. Instinct du cœur qui ne trompe pas. Les souvenirs qui guident, qui transportent. Drôle ironie, douce folie. Hantée par un passé qu’elle ne parvient à éclipser, la voilà là où elle ne peut y échapper. Parce que ce lieu est associé à Blake… Parce qu’elle se souvient de tous ces moments passés ici à ses côtés. Parce qu’elle se rappelle ces instants de bonheur, cette joie trop éphémère. Appuyée sur la rambarde, elle regarde au loin alors que le reflet de la lune sur l’eau donne à cet endroit un côté magique. Il y a quelque chose de pure dans ce moment, dans ces secondes de calme qu’elle parvient à grappiller. Et puis il y a le passé qui revient, qui surprend, qui bouleverse…

Elle sent un regard, une présence. Mais lorsqu’elle sa tête se tourne, elle ne croit pas ce qu’elle voit. Son cœur loupe un battement puis s’affole à sa vue. Non, c’est impossible. Elle doit rêver. Folie agréable qui se dessine sous ses yeux. Rêve devenu réalité. « Blake… » murmure-t-elle, la voix tremblante, l’émotion palpable. Paralysée. Elle ne peut plus bouger. Ce n’est pas possible… Et pourtant… Il lui faut quelques secondes avant de réaliser ce qu’il se passe, avant de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un tour pervers de son esprit tordu. C’est bien réel… D’un pas rapide, elle s’approche du jeune homme, le cœur battant à tout rompre, les yeux qui brillent trahissant l’émotion qui la gagne. Elle s’accroche à son cou, le serre contre elle comme pour être certaine que tout cela est bien vrai, qu’elle ne dort pas, qu’il est revenu. Son parfum vient doucement embaumer l’air et alors elle sait. Elle sait qu’elle ne rêve pas. Il est de retour. Le grand amour tant attendu… « Tu es vivant, tu es vivant… » répète-t-elle doucement, soulagée de savoir qu’il n’a rien. Elle recule, finalement un peu gênée de son geste si spontané. Ça a été plus fort que moi… Les habitudes ont la vie dure. Elle a du mal à agir autrement avec lui. Tout était si naturel entre eux, si familier… Et tu as pourtant préféré tout arrêter…  Ses bras se croisent sur sa poitrine dans un geste protecteur, alors qu’elle regarde avec nostalgie cet homme tant aimé. Tu m’as tellement manqué Blake…
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« J’étais prêt à tourner la page mais c’est la page qui ne veut pas se tourner. » × ft. ALEKSANDRA & BLAKE
L’angoisse. Elle est là, elle lui tord l’estomac tandis qu’il fouille laborieusement dans ses poches pour en sortir une cigarette qu’il vient glisser entre ses lèvres, aspirant goulument quelques bouffées de tabac dans l’espoir, vain il le sait déjà, que la nicotine parvienne à l’apaiser. En vérité, il pourrait fumer un paquet entier que ça n’y changerait rien. Ses jambes tremblent toujours, son cœur s’affole de plus en plus tandis qu’il est en proie à des images, des sensations et des souvenirs qu’il n’a pas envie de revoir, qu’il ne peut pas se permettre de revoir, pas une nouvelle fois, pas maintenant. C’est trop dur. Ça fait trop mal. La course effrénée n’y a rien changé. S’empêcher de penser, c’est juste ce qu’il tente de faire pour se rassurer, pour se dire qu’il a une prise sur la situation, qu’il la contrôle. Alors il fait du sport pour s’épuiser, beaucoup trop. Il court, il se muscle. Sauf que dans le fond, il sait bien que c’est impossible, que ça ne marche pas comme ça. Il sait bien que quoi qu’il fasse, ce sera toujours là. Il n’est pas vraiment revenu d’Afghanistan et il ne sait pas du tout s’il y parviendra un jour. Tout ce qu’il sait lui, c’est le sang, les corps mutilés, les peaux lacérées, les cadavres, le regard des enfants devenus orphelin en un clin d’œil. Tout ça, c’est là, ancrés en lui. Ça le suit sans cesse, comme pour lui rappeler ce que peut engendrer la guerre à laquelle il croyait pourtant tant auparavant. Contre ce mal, il n’y a aucun remède. Il peut combattre, il peut nier, il peut faire semblant d’avoir oublié, la blessure restera toujours là, ouverte à vif, ravivée par la moindre étincelle qui viendrait à passer par là.

C’est seulement après quelques bouffées de tabac que Blake réalise où ses pas l’ont menés sans même qu’il ne s’en rende compte. Potomac River, bien évidemment. C’est si évident, si naturel qu’il soit là que pour un peu, il en rirait presque. Comment son inconscient aurait-il pu choisir un autre endroit que celui où il a tant partagé avec Aleksandra ? Cet endroit qui fut, à une époque qui lui parait beaucoup trop lointaine maintenant, son havre de paix, leur havre de paix, à tous les deux. Epoque lointaine certes mais les souvenirs sont là eux. Gravés à jamais dans son cœur, dans son âme. Indélébile, ineffaçable. Heureusement, car ce sont eux qui le maintiennent en vie, indéniablement. Amour puissant, magnifique, éternel. Amour destructeur, douloureux, impossible.

Lorsque le regard de Blake se pose sur la silhouette de la jeune femme, il croit d’abord rêver. Ce ne serait pas étonnant après tout, ça lui arrive tout le temps. Autrement, si c’est réel, pourquoi serait-elle ici à cette heure de la nuit ? Comment est-ce possible ? Il n’y croit pas. Son cœur s’emballe pourtant, parce qu’il sait aussi qu’il ne peut pas se tromper. Que s’il la reconnait, c’est que c’est elle et pas une autre. De toute manière, il sent que c’est elle, c’est évident, logique. Mais il est là, figé, incapable de l’approcher. Il a tellement peur qu’elle ne soit qu’une illusion, un mirage qui s’effacera dès lors qu’il fera le moindre geste qu’il n’ose pas bouger. Malgré lui, il espérait que ce jour viendrait depuis le moment où il l’a quitté, il y a de cela deux longues années. Mais aujourd’hui plus qu’hier, il est nocif pour elle et il ne doute pas que le mieux serait de rebrousser chemin dès maintenant, de ne pas entrer de nouveau dans sa vie, qu’elle ne sache même pas qu’il est de retour. Cependant, il n’arrive pas à faire marche arrière, c’est trop difficile. Il a presque le souffle coupé lorsqu’elle se retourne vers lui et qu’il retrouve le regard émeraude qui lui avait tant manqué. Regard brillant à l’instant, à l’instar du sien où, pour la première fois depuis bien longtemps, se reflète une émotion palpable. Lorsqu’elle prononce son nom et qu’il réalise enfin qu’elle est bel et bien là, sous ses yeux, il se surprend à espérer n’être jamais parti, ne l’avoir jamais quitté, que ces deux dernières années soient seulement un long et affreux cauchemar dont il se réveille. Ce qu’il aimerait que ce soit vrai…

Il ne dit rien lui, la gorge nouée, le visage fermé malgré les sentiments qui l’habitent. Cependant, lorsqu’elle approche et vient l’enlacer, il ne peut s’empêcher d’enrouler ses bras autour d’elle et de la garder serrée tout contre lui. Quelques secondes, juste quelques secondes durant lesquelles il a l’impression de respirer pour la première fois depuis des mois. C’est comme s’il émergeait enfin, comme s’il sortait d’une longue et douloureuse agonie. Il a mal pourtant, parce qu’il sait déjà que ce moment ne va pas durer et qu’il va devoir la laisser filer, pour son bien. « Je suis vivant » souffle-t-il doucement à son oreille comme pour s’en convaincre lui-même. Sa voix est rauque, à peine reconnaissable tant l'émotion le transporte. Il ne peut pas lui dire qu’il va bien, ni qu’il est rentré, mais il est en vie et c’est déjà ça. Il comprend sa gêne lorsqu’elle se détache de lui mais il ne peut s’empêcher d’être déçu. Il aurait tant aimé la garder un peu contre lui, juste un petit instant... Plus que tout, il voudrait glisser un baiser sur ses lèvres, mais il sait qu’il a renoncé à ça il y a bien longtemps lorsqu’il a choisi de partir. Il réalise soudain qu’elle le pensait sans doute mort et il sent la culpabilité lui tirailler l’estomac. « Je suis désolé si tu t'es inquiétée, j’aurais peut-être dû donner des nouvelles. » À elle comme aux autres d’ailleurs, il aurait dû écrire. Il n’ose même pas penser à la dernière fois où il a daigné répondre aux lettres de sa sœur. Mais pour l’instant, même s’il sait qu’elle est là, pas loin, l’idée d’aller la voir lui fait terriblement peur et il n’arrive pas à s’y résoudre. Ses reproches et sa colère – légitimes, certes –, c’est plus qu’il n’est capable d’affronter dans l’état où il se trouve. D’autant qu’il est hors de question qu’il lui explique les raisons qui l’ont poussées à agir de la sorte. Pour l’heure, il y a un millier de chose au moins qu’il voudrait dire à Aleksandra mais il n’en fait rien. D’une part parce qu’il n’est pas très expressif, elle le sait mieux que personne, elle à qui il a réussi à dire qu’il l’aimait seulement à travers ses lettres, et de l’autre parce qu’il ne le peut pas, il n’en a pas le droit. Il se contente d’approcher de nouveau sa cigarette de ses lèvres, sans la quitter des yeux. « Comment est-ce que tu vas ? » Mieux que lui, il l’espère en tout cas. Mais sans doute pas très bien pour se trouver dehors à une heure pareille, à moins qu'elle ne rentre juste de soirée ? En tous les cas, il ne lui a jamais connu d'insomnie. Il s’inquiète, naturellement. Je t’aime, tu me manques, j’ai l’impression de mourir sans toi, voilà ce qu’il voudrait tant pouvoir dire…  
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 « J’étais prêt à tourner la page mais c’est la page qui ne veut pas se tourner. » - Jordan








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