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 Who you are. - Elyabelle


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Elyabelle c’était le genre de fille qui plaisait à Yulian. Grande, blonde, du type mannequin, elle avait tout pour plaire et elle avait ensorcelé le jeune homme qui s’était directement mis à la draguer. Sauf qu’au fur et à mesure, la jeune femme était plutôt devenue une amie et une fille que le jeune russe avait envie de protéger. Ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait, il se sentait obligé de protéger chaque jeune femme qu’il croisait. Déformation de sa vie personnelle dans sa vie quotidienne, sa mère, il n’avait pas réussi à la protéger et inconsciemment, peut-être même, machinalement, il avait dû combler cet échec par la protection de toutes –ou presque- les filles qu’il rencontrait. Elya avait résonné en lui comme la petite sœur qu’il n’avait jamais eu, la presque encore adolescente un peu fragile qui demandait toujours un peu d’attention venant de la part de quelqu’un. Leur rencontre avait été simple, sans artifice et pour une fois, Yulian ne s’était pas fait remarquer par son trafic mais plutôt par ses origines. Elyabelle était serveuse dans un café où, un an auparavant, il s’était rendu innocemment. C’était elle qui l’avait servi et immédiatement elle lui avait tapé dans l’œil, malgré la différence d’âge évidente et pour couronner le tout, elle avait cet accent de l’est séduisant et russe, par-dessus tout. De fil en aiguille, ils en étaient arrivés à passer une soirée ensemble et sans explication, ils avaient gardé le contact jusqu’à devenir parfaitement proches.

Douze mois plus tard, elle venait encore à l’appartement du jeune homme et ils échangeaient toujours autant de bons moments. Malgré toute la complicité qui animait leur relation, Elyabelle avait toujours été cette fille un peu réservée concernant sa vie privée. Effectivement, Yulian en connaissait très peu de son amie, jusqu’à ne même pas se rappeler de son nom de famille. Parfois, il se disait que la raison venait du fait qu’il ne se parlait presque jamais sérieusement et que les prochaines fois où il la verrait, il lui poserait la question. Puis, chaque fois qu’ils se voyaient, il ne la lui posait pas, trop occupé à apprécier ce qu’ils faisaient ou ce qu’ils comptaient faire. C’est donc avec curiosité qu’il avait fouillé –Légèrement- dans le portefeuille d’Elya lorsque cette dernière l’avait oublié chez lui après une nuit torride.

D’abord, la stupeur avait pris le jeune homme, le nom de famille de la jeune femme, il le connaissait et il s’était imaginé un tas de choses la concernant. De fait, ses parents avaient toujours regardé la télévision russe malgré leur émancipation aux Etats-Unis et il s’était souvenu d’un soir où le nom de Bokaniov avait été à la une. Ce grand chef de la mafia russe avait été arrêté il y avait de cela quelques années et sans savoir pourquoi, cela avait marqué le jeune homme. Il fallait qu’il éclaircisse cette histoire avec Elyabelle et c’était la raison pour laquelle il lui avait demandé de le rejoindre à son appartement. Si elle avait un lien avec cette histoire et que sa relation à la mafia était bel et bien réelle, leur amitié allait être remise en question, Yulian ne pouvait décemment pas se permettre d’attirer l’attention de qui que ce soit avec le trafic dont il était le maître. Il se faisait certainement un film, il se disait que c’était impossible qu’elle soit mêlée à une telle histoire mais il ne pouvait prendre aucun risque.

Lorsqu’on toqua à la porte, Yulian ouvrit son appartement laissant la jeune femme entrer immédiatement. « Salut » Lui dit-il, froidement, sans prendre conscience que le ton qu’il avait adopté allait être certainement la source de pas mal d’interrogations pour la jeune femme. La pièce avait l’odeur de la fumée froide, le russe ne faisant attention qu’à la propreté minimum de son espace vital et c’était habituel qu’il fumait devant sa télévision ou bien juste devant sa fenêtre. Ce n’était pas sale, ni désordonné, c’était simplement la pièce à vivre d’un jeune gars qui ne faisait attention ni à la déco, ni à ce qu’on pouvait dire de lui. « Fallait que je te parle. » Continua-t-il à lui dire tout en sortant de sa poche arrière son paquet de cigarette qu’il ouvrit et qu’il tendit à la jeune femme.
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La relation que la jeune femme entretenait avec Yulian, c’était le genre de relation que tout le monde aimerait avoir. Simple, amicale, mais avec quelques bénéfices. Une relation qui fait bien des jaloux, surtout dans l’entourage d’Elyabelle. Willhem lui avait souvent fait part de son désaccord, mais elle ne l’écoutait pas. Après tout, il n’était pas son père et elle avait l’âge de prendre ses propres décisions. Évidemment, elle connaissait la réputation de Yulian, ainsi que son travail. Elle avait été élevée dans ce monde sombre, elle se foutait pas mal des activités du jeune homme. Elle ne pouvait donc pas se permettre de juger quoi que ce soit, ayant vu son propre père agir illégalement. Cependant, elle essayait de ne pas être présente lors de ces activités, de peur de se faire prendre. Elle ne voulait pas que son identité soit révélée au grand jour Elle était tout de même la fille d’un des plus grands chefs mafieux que la Russie avait connue. C’était sûrement pour cela qu’elle était discrète sur sa vie privé, allant même jusqu’à cacher son nom de famille. Bref, elle avait affreusement peur que ses informations tombent dans les mains de la mauvaise personne.

La rencontre entre les deux russes à de ce qu’il y a de plus banale. Elle lui avait servi un café, avec son plus beau sourire, avec des étoiles dans les yeux. Il était revenu, ils avaient échangés leurs numéros, un sourire, puis un café. Rapidement, leur relation devient un peu plus qu’amicale. Les nuits de folies s’enchainèrent. Elle profitait de la générosité du jeune homme, tout en appréciant sa présence. Elle se sentait si bien, si légère avec lui. Yulian avait le don de la mettre en confiance, ce don pour la faire sourire. Malgré tout, elle avait l’impression de le tromper, de ne pas être honnête avec lui. Elle savait bien qu’elle lui cachait la vérité sur sa véritable identité. Elle savait aussi qu’un jour, il finirait par l’apprendre et qu’elle lui devrait des comptes… Cependant, pour le moment, elle préférait ne pas lui en parler et profiter de la tendresse qui régnait entre eux. Elle avait aussi affreusement peur de devoir retourner en Russie… Elle n’était pas assez forte pour faire face à son passé, qu’elle fuyait depuis maintenant 7 ans.

Ce matin-là, elle s’était levée tôt, trop tôt. Elle qui adorait se prélasser dans son lit, avait ressenti le besoin d’aller courir à l’extérieur. Enfilant un ensemble de sport, elle s’était dirigée vers le parc près de son appartement et elle avait parcouru le petit sentier, avant de revenir chez elle et de voir que Yulian souhaitait la voir. Elle fut tout de même un peu surprise… Habituellement, ils se voyaient en soirée, rarement de jour. Elle sauta donc sous la douche, laissant sa peau s’empeigner de la douce chaleur de l’eau. Quelques minutes plus tard, elle sortit, s’enroulant dans un drap de bain puis elle alla dans sa chambre, saluant son colocataire au passage. Il faisait quand même beau aujourd’hui, la température était clémente. Elle avait l’impression que ça serait une bonne journée. Rapidement, elle enfila ses vêtements puis elle attrapa son sac. Elle embrassa Willhem sur le front et quitta. Comme à son habitude, elle marcha quelques rues avant de siffler un taxi et de lui donner une adresse, à quelques rues de chez Yulian. Au moment de payer la course, elle remarqua la disparition de son portefeuille. Heureusement pour elle, elle avait toujours de l’argent comptant. Elle paya donc le chauffeur puis marcha les quelques rues, musique aux oreilles.

Face à la porte de Yulian, elle sortit un miroir de poche pour s’admirer et replacer quelques mèches de cheveux avant de frapper joyeusement à la porte. Alors qu’elle allait souhaiter un bonjour joyeux à Yulian, il l’acceuillit avec une salutation plutôt froide. Elybelle fronça les sourcils puis entra, fermant la porte derrière elle. Elle retira ses chaussures puis elle avança dans l’appartement, avant de remarquer son portefeuille sur la table, carte d’identité sortit. Elle se mordilla la lèvre puis regarda Yulian, serrant la bandoulière de son sac entre ses doigts puis elle le retira, le posant sur le parquet. «Je… »Elle n’eut pas le temps de dire quoique se soit qu’il sortit un paquet de cigarette de sa poche. Elyabelle refusa puis elle recula, s’asseyant sur une chaise. Elle soupira puis lui jeta un coup d’œil. «Tu sais tout… N’est-ce pas? » Phrase lourde de sens, mais si facile à comprendre… Bien entendu, elle parlait de son identité révélée… Comment allait-il réagir?

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Depuis la découverte qu’il avait faite, Yulian était pensif et il se demandait ce qui allait advenir de cette relation qu’il entretenait avec la jeune femme. Ils étaient très proches et ils n’hésitaient jamais à passer du temps ensemble. Le fait qu’elle soit liée de près à la mafia russe était une sorte d’épée de Damoclès qui se situait juste au-dessus d’eux deux. Elyabelle parce qu’elle devait certainement avoir maintes obligations face à son père, sa discrétion et tout ce qui s’en suivait et concernant Yulian, il y avait toujours un risque pour que son trafic soit révélé au grand jour. Alors, le jeune homme n’avait cessé de tourner et retourner toutes sortes de solutions dans son crâne pour pouvoir garder contact avec la jeune femme. Il ne pouvait en aucun cas se permettre d’avoir une relation avec quelqu’un qui pourrait mettre en danger son commerce. Effectivement, le trafic de stupéfiant était certainement la seule chose qui lui permettait de vivre. Parfois, cette simple pensée lui traversant l’esprit lui donnait envie de tout broyer, de tout plaquer et de s’en aller loin, très loin mais il ne pouvait décemment pas se le permettre, il était bien trop adorateur de la vie en général pour mettre fin à ce supplice on ne peut plus vital.

Yulian donnait toujours l’apparence de quelqu’un qui assumait totalement sa vie et tout ce qui tournait autour, sans pour autant l’exposer au monde entier mais dans son esprit il en était tout autre. Au fond, il aurait aimé avoir la vie normale d’un type de vingt-six ans, sans être lié à aucun trafic de quelconque sorte. Parfois, cette idée douloureuse lui revenait pour des jours entiers et lorsque c’était le cas, le jeune homme était méconnaissable, râleur, avec presque une misanthropie aiguë. Il lui arrivait même de s’enfermer avec sa guitare, manière de décompresser, seringue et joint sur la table. Il n’avait jamais voulu devenir accro à cette « merde » comme il l’appelait. Mais à force d’y être constamment rattaché, il se détacha de ses principes premiers pour pouvoir s’adonner à d’autre forme de décompression. Au début, c’était pour s’éclater, se changer les idées, penser à autre chose… Malgré tout, il s’était fait embarquer dans ce cercle vicieux et à ce jour, il n’arrivait plus à s’en défaire. Il ne parlait pas encore de véritable problème, il pensait encore pouvoir gérer mais parfois, la nuit, il se réveillait en sueur, en manque et il devait fumer pour se calmer. Cette situation lui faisait peur, se rendant chaque jour un peu plus compte qu’il était en train de devenir un vrai toxicomane sans vraiment le vouloir. Son corps réclamait ce qu’il y avait de plus néfaste pour lui, contre sa volonté. Malheureusement, le jeune homme était clairement incapable d’en parler à qui que ce soit, trop apeuré et c’était la raison pour laquelle la situation n’avançait pas d’un poil.

La jeune femme entra et s’installa sur une chaise avant de regarder Yulian, l’air légèrement paniqué. Elle commença ensuite par un simple « Je », sans suite, sans chute, rien. Elle ne continua pas sa phrase et c’est à ce même moment que le russe lui proposa une cigarette qu’elle refusa. Lui, par contre, en prit une et se dirigea vers la fenêtre, non loin de là. Il l’ouvrit et alluma son bâtonnet de nicotine, sans plus regarder la jeune femme. Il donnait l’impression d’être détendu alors qu’il en était tout autre. Il était au bord de l’implosion, cette histoire le tourmentait d’une puissance folle et il n’avait aucun mot pour exprimer à son amie à quel point il était déçu. Elle termina en lui demandant s’il était au courant de tout, c’est à ce moment que Yulian tourna les yeux vers elle, posant son regard dans le sien, relargant la fumée vers la fenêtre entrouverte. « Ouais. » Dit-il simplement, sans continuer pour le moment. Ses yeux se remirent à observer l’horizon, les arbres qui bougeaient au gré du vent et les oiseaux qui s’envolaient à cause de la pluie qui commençait à arriver. Le temps était morne, tout comme l’ambiance qui régnait dans cet appartement trop vétuste, trop sombre, trop glauque. Yulian se retint pour ne pas péter les plombs. C’était un gars comme ça Yulian, il accumulait sans rien dire puis explosait lorsque la tension se faisait trop haute au bout d’un moment. « Tu savais que ça pouvait me porter préjudice, pourquoi tu m’en as simplement pas parlé ? Pourquoi t’as rien dit ? » Il se mit à la regarder, de manière énervée, les sourcils froncés et les yeux complètement noircis. Il détestait qu’on lui mente et pire, qu’on lui cache la vérité. Il adorait Elyabelle, ce n’était pas la question, elle était adorable et il allait continuer de l’aimer autant qu’il le faisait auparavant, mais il fallait qu’ils trouvent une solution pour qu’aucun des deux ne soit jamais rattrapé par la « Justice ». « Je déteste qu’on me cache la vérité. Ça fait un an qu’on se connait, ne me dit pas que t’as jamais eu l’occasion de m’en parler. Tu sais ce que ça implique pour toi et pour moi. T’imagines le risque que tu me fais prendre en te côtoyant ? » Le ton commençait à grimper et Yulian se laissait déborder par ses émotions. Il essayait d’éviter de crier pour ne pas apeurer la jeune femme mais c’en était trop pour lui, trop de choses cachées et trop de mensonges. A moins d’avoir une bonne excuse, il ne savait pas s’il devait continuer de la voir ou non… Pour le moment, il attendait simplement d’avoir son avis sur la situation. « Putain, t’aurais pu me le dire. » Finit-il par dire trop dégouté de la situation. Au fond, il l’appréciait beaucoup cette fille et jamais il n’aurait voulu stopper leur relation, pour rien au monde, elle lui important bien trop.
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Elle avait travaillé tellement dure pour pouvoir oublier qui elle était, ce forger une nouvelle identité. Quitter son pays à 15 ans, avec un autre adolescent pour pouvoir fuir les filets du gouvernement… C’était si ridicule… Elle ne pouvait pas s’imaginer repartir en Russie… Sa vie serait tellement désorientée. Elle avait tellement eut de la difficulté à son nouveau statut… Alors pourquoi elle retournerait d’où elle venait? Depuis son arrivée en Amérique, Elyabelle avait tout fait pour éviter le monde de la rue, éviter la drogue, et même l’alcool. Elle essayait de se caché, cacher son accent russe, caché qui elle était. Elle avait dû se défaire d’une partie d’elle-même, de son passé. C’était une résolution douloureuse. Elle avait longtemps fait des crises d’angoisses, des attaques de panique. Elle se rappelait de toutes les fois où elle s’était réveillée en hurlant le nom de Willhem pour qu’il vienne la réconforter. Chaque fois, elle tremblait pendant des heures, tétanisée. Elle était une immigrée illégale… Heureusement pour elle, elle avait pu avoir des papiers, ceux qui lui avaient permis de se faire une nouvelle identité. Même Willhem avait eu le droit à une nouvelle identité.

Lorsqu’elle avait fait la connaissance de Yulian, elle avait tout de suite apprit son domaine d’Exploitation… Elle avait alors prit la décision de tenir son identité secrète, le plus longtemps possible… Après tout, les russes, ça ne cours par les rues de Washington, alors lorsque tu en rencontres un, tu le gardes près de toi… Du moins, le plus possible… Grâce à lui, elle avait pu renouer un peu avec sa culture et apprécier les moments où elle avait pu agir comme si tout n’avait rien changer. Comme si elle était toujours cette adolescente russe, qui courait dans les champs en rigolant… Elle était devenue cette jeune femme, qui profitait de la vie qu’à moitié, de peur de trop se faire remarquer, de peur de ne pas pouvoir y parvenir. Les moments passés, où elle avait appuyé sa tête contre le torse du jeune homme, qu’il lui avait caressé sa chevelure blonde… Des moments si tendre, si agréable… Qui allaient tous s’évaporer, dans le temps de le dire… Un jour où l’autre, il allait apprendre toute l’histoire…

Assise sur cette chaise, elle le regardait, attendant qu’il répone à sa question… Bien entendu, il savait tout… Il avait vu sa véritable carte d’identité, qu’elle avait toujours sur elle, au cas où… Stupide idée d’ailleurs. Alors qu’il déversait sa colère, la russe fixa un point sur le sol. Elle avait l’impression d’être une enfant qui se faisait gronder par son père. Elle finit par le regarder dans les yeux et elle se mordilla la lèvre. Elle ne savait pas quoi lui répondre, il n’avait pas tort. Elle n’avait jamais cherché à lui dire quoique ce soit. «J’ai… J’ai essayé, je t’assure Yulian… Mais j’avais tellement peur… » Elle se tut en voyant la colère de son ami devenir de plus en plus grande. Sourcil froncé, elle voyait bien que l’émotion commençait à prendre le dessus. Elle se leva donc pour s’approcher de lui. Elle l’écouta parler et elle se stoppa net. Le risque… Comme si elle était une menace… Elle croisa alors les bras sous sa poitrine puis elle le regarda dans les yeux, fronçant légèrement les sourcils. «Tu crois que je suis une menace? Tu crois sincèrement que je serais restée là, pendant 1 an, à t’admirer et à te respecter si j’avais l’intention de te dénoncer? Tu crois que je ne prends pas de risque, moi, peut-être?» Elle avait senti la frustration et la tristesse gronder en elle… Elyabelle tourna les talons, prête à partir, mais la dernière phrase de Yulian la fit éclater. Elle serra le poing puis elle se mit face à lui. «TE DIRE QUOI? Que je suis la fille unique de l’un des plus grands dirigeants de la mafia Russe? Que je suis ici illégalement? Que je ne vis pas, que j’essaie de survivre? » Elle tremblait de rage, de tristesse… Elle avait l’impression d’être un déchet, un paria. Son cœur battait la chamade. Ses grands yeux clairs devenaient de plus en plus embrouillés. Une larme roula timidement sur sa joue. Rapidement, elle l’essuya du revers de la main puis elle fixa Yulian, attendant une réponse.

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Seuls les tic-tacs effrénés de la pendule du salon résonnaient, créant un brouhaha inimaginable. Le silence du jeune homme en disait long sur ce qu’il était en train de penser. Sa relation avec Elyabelle lui importait énormément. Ce n’était pas qu’une histoire sordide, de sexe ou quoi que ce soit d’autre, ils entretenaient quelque chose de fort et leur appartenance à la même communauté les rapprochait drôlement. C’était ainsi qu’ils s’étaient rencontrés et c’était ainsi qu’ils avaient pu échanger quelques mots, Yulian ne pouvait décemment pas détruire ce qu’ils avaient construit avec ce genre d’histoire. Certes, cela ne lui plaisait pas et au fond, il redoutait que cela ne lui porte préjudice mais d’un autre côté, il ne pouvait pas en vouloir à la jeune femme, elle n’y était pour rien et n’y serait jamais. Il lui reprocha de n’avoir rien dit, c’était la seule et unique chose qu’il pouvait faire. La réflexion était bien trop compliquée à ce moment-là, son esprit était bien trop embrouillé par le tas de questionnement qui l’accablait.

La colère l’avait envahi, comme une vague déferlante dont l’arrêt était impossible. Son corps bouillait, presque autant que son esprit et ses mains s’étaient mises à trembler. Les sourcils froncés, il n’avait aucunement l’intention de faire peur ou de déstabiliser Elyabelle, mais son esprit était bien trop tourmenté pour pouvoir réfléchir de manière rationnelle. Il ne contrôlait alors, sur le moment, pas du tout ses mots, ni l’intonation qu’il avait pris. Il vit le regard de son ami se changer, elle fut presque effrayée et c’est à ce moment que Yulian se contenta, du moins, essaya de se contenter pour éviter qu’elle ne craque. Ses lèvres s’entrouvrir et laissèrent s’échapper quelques mots, elle lui avoua qu’elle avait eu peur et qu’elle n’avait donc pas osé lui parler de sa condition. Les yeux du jeune homme ne quittaient pas les siens et il se mit à l’écouter attentivement, du plus qu’il pouvait. Il lui parla du risque qu’elle lui faisait prendre et cela ne sembla pas passer, elle se mit elle-même à s’énerver et il vit clairement dans son regard qu’elle était en train de s’imprégner d’un tas d’émotions, plus noires les unes que les autres. Il avait certainement dit une chose qu’il ne fallait pas, il la sentit blessée, presque rejetée et s’en voulu immédiatement. Yulian voulu parler mais se tut, laissant la parole à son amie qui s’accablait de plus en plus, de seconde en seconde. Son corps se tourna, dos à lui et il ressentit l’envie de l’attraper, de la retenir ; il n’avait aucune envie qu’ils se quittent ainsi. Malgré ce sentiment étrangement difficile à gérer, Yulian se mit à lui en vouloir encore plus, lui disant qu’elle aurait pu lui dire. Soudain, la blonde se retourna et éclata. Les décibels résonnèrent, elle se mit à crier, lui demandant ce qu’elle aurait bien pu lui dire. Et elle avait raison, elle avait fichtrement raison, il ne pouvait pas le nier. Elle eut le droit de ne rien dire, c’était logique mais Yulian s’était senti trompé, manipulé. Un silence brisa le vacarme, il observa son œil droit, puis le gauche puis ainsi de suite pendant plusieurs secondes, se rendant compte de la froideur dont il avait fait preuve. Seulement, il s’en était rendu compte en contemplant ses yeux miroiter et s’humidifier au fur et à mesure que les secondes s’écoulaient. Du verre pilé dans son ventre vint le tordre de douleur. Il se rendit compte de la cruauté qu’il lui avait laissé entrevoir, il détestait cela et n’avait pas l’intention de faire pleurer la jeune femme. Il secoua lentement la tête de droite à gauche, laissant s’échapper un soupir léger. « Calme toi, arrête de pleurer. » Il détestait ce genre de situation, il était incapable de rassurer ou de consoler quelqu’un, il était très médiocre à ce jeu-là et il n’avait jamais les mots adéquats. Il regarda ailleurs, un instant, puis approcha sa main doucement de son visage pour finalement s’arrêter bien avant de pouvoir le toucher. « C’est bon, j’ai été con. »  Le mot désolé était vraiment trop dur à sortir pour lui, il n’avait pas l’habitude de s’excuser et était bien trop discret sur ses émotions que pour les laisser s’éveiller et se montrer au grand jour. Sa main continua sa route, stoppée auparavant, et finit dans les cheveux d’Elya, replaçant une de ses mèches derrière son oreille. Elle était jeune, trop jeune pour être encrée dans ce genre d’affaire de « grands », trop jeune pour vivre à ses propres dépends et il se prit d’affection pour elle, toujours un peu plus, la considérant presque comme une sœur. La voyant essuyer ses larmes, le jeune homme passa un bras derrière sa nuque pour la rapprocher de lui et l’enlacer délicatement. Il la resserra contre son torse, essayant tant bien que mal de la rassurer du mieux qu’il pouvait. « Je suis pas doué pour ces trucs-là, je crois que tu l’as remarqué. » Lâcha-t-il alors que leur étreinte s’attardait. Il soupira, se demandant ce qu’ils allaient bien pouvoir faire maintenant qu’il connaissait la vérité et qu’elle lui avait avoué qu’elle ne faisait que survivre. « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » Lui demanda-t-il, essayant de se rendre utile comme il pouvait. Il n’était, certes, pas doué pour consoler mais très doué pour aider. Il se décala délicatement de la jeune femme, l’observant, voulant savoir si elle avait arrêté de larmoyer.




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Lorsque l’on vient d’un autre pays, l’intégration peut parfois être difficile. Ils avaient eu la chance de se trouver assez rapidement. Ils avaient eu la chance de partager ce petit lien unique. Celui qui rendait leur relation si agréable. Elyabelle avait toujours été une fille facile d’approche On pouvait facilement venir lui parler, s’assurer qu’elle allait bien. Elle était une sorte de porte ouverte. Fragile, elle avait su montrer à Yulian son côté vulnérable. Bien entendu, elle lui avait donné sa vertu, échanger des baisers, partager le même lit. Elle avait trouvé une sorte de réconfort, de bien être dans les bras de Yulian. Face à toute cette colère, elle avait cherché à comprendre sa soudaine interrogation. Il n’avait jamais essayé d’en savoir plus, avant… Alors pourquoi est-ce qu’elle devait se justifier, maintenant?

Face à lui, elle se sentait bouillir, elle sentait une rage intense grondée en elle. Larmes sur la joue, elle avait réussi à calmer le jeune homme. Peut-être que c’était de la manipulation, mais elle savait comment calmer cet homme. Il s’était approché d’elle et elle, elle avait reculé un peu. Elle ne voulait pas qu’il la touche. Elle se sentait honteuse, si confuse. Elle secouait la tête puis elle recula encore. Au moment où il avoua avoir été con, elle sentit la pression descendre. LA main sur jeune homme contre sa joue, qui replaçait une mèche de cheveux calma automatiquement la blondinette. Elle passa ses bras autour de Yulian, cachant son visage dans son cou. «Non, c’est de ma faute… J’aurais dû t’en parler… J’ai tellement honte d’être sa fille… » Elle se recula un peu, gardant une certaine proximité, venant caresser les cheveux de Yulian puis elle se mordilla la lèvre. «Rien… Je dois vivre avec ce fait… » Elle soupira puis elle baissa la tête, honteuse. Elle se défit de lui puis elle s’asseya sur la table. «Mon père devrait sortir de prison cette semaine… » Elle soupira puis elle cacha son visage dans ses mains.

Au moment où elle allait parler de nouveau, un homme défonça la porte, suivit de 4 autres hommes. Elyabelle sursauta et lâcha un petit cri de terreur. L’un des hommes l’attrapa par le bras et la força à se coucher par terre sur le ventre. Le deuxième sourit et s’approcha de Yulian, pointant une arme sur lui. Elyabelle tremblait, elle ne savait pas dans quoi elle s’était embarquer. Le troisième regarda un peu l’appartement et sourit à Yulian, en retirant ses gants noirs. «Pardon pour les dégâts, han la porte n’a pas tenue le coup. » Il ordonna à l’autre de rester devant la porte puis il s’avança un peu, avant de remarquer les cartes d’identités. Il les regarda puis il claqua des doigts, regardant l’homme qui retenait la blonde au plancher. Il lui aboya des ordres en russe. L’homme la releva rapidement. Celui qui semblait être le chef regarda Elyabelle puis il regarda Yulian. «Tu choisis bien tes proies Yulian. La fille Bokaniov. » Il rigola et fit signe à l’autre homme d’amener Yulian plus près. Elyabelle regarda son ami puis elle se mordilla la lèvre avant de regarder le chef de la bande. «Qu’est ce que vous voulez? » Elle essayait d’être forte, mais elle tremblait dans son fort intérieur… L’homme semblait bien déterminé à laisser un carnage dans cet appartement…
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L’étreinte se fit plus intense, les deux jeunes s’enlacèrent et se serrèrent l’un contre l’autre. La jeune femme, avant de s’y mêler avait été presque repoussée, hésitante par rapport à Yulian, ne semblant pas même vouloir qu’il la touche. Elle se fit plus docile quelques instants après et sembla profiter de l’enlacement créé par le jeune homme. D’ailleurs, sa main se déposa directement sur sa chevelure dorée et y procura de douces caresses essayant de la ménager et de la calmer délicatement. Finalement, sa voix douce et cristalline brisa le silence qui se fit plus sourd que jamais et avoua qu’elle avait honte d’être la fille de quelqu’un comme était son père. « Je peux comprendre ce que ça fait d’avoir honte de ses propres parents. » Lui répondit-il. Evidemment qu’il savait ce que cela pouvait bien faire et quelles répercutions que cela pouvait avoir ; Il avait une honte maladive envers son père et entendant les mots de la jeune femme, il ne pouvait qu’être empathique et compréhensif. Puis la blonde lui annonça que son père devait sortir de prison la semaine suivante et tout un engrenage prenait forme dans l’esprit du jeune homme. S’il sortait d’ici quelques jours, cela voulait dire qu’il allait certainement tout faire pour pouvoir retrouver sa fille et qu’Elyabelle allait donc être certainement en danger. « Je vois, t’inquiète, ça va aller. » Quel manque de compassion. Il n’était vraiment pas doué pour réconforter, encore moins lorsqu’il s’agissait de ce genre d’histoire, complètement en dehors de ses domaines de compétences. Ses doigts vinrent se loger dans les cheveux du jeune homme qui la laissa faire, la contemplant simplement, silencieusement. Leur étreinte se défit et la jeune femme vint s’installer sur la table et cacha son visage à l’aide de ses mains. Le russe l’observa, sans bouger, droit comme un piquet, docile comme un chaton. Il ne semblait plus pouvoir lui dire grand-chose, il n’arrivait même pas à formuler quelques mots qui pourraient l’aider, l’apaiser et l’empêcher de penser à toutes ces choses si compliquées pour une jeune femme de son âge.

Soudain, un vacarme monstre retentit dans tout l’appartement. La porte céda et sans que Yulian ne puisse comprendre ce qu’il était en train de se passer, il se retrouva, dénué de toutes capacités d’agir, face à un homme, armé. Son visage devint pâle et sa respiration se fit haletante, sa cage thoracique se soulevant de plus en plus vite avec de plus en plus d’amplitude. Il était complètement pétrifié et incapable de comprendre la moindre seconde de ce qu’il était en train de se produire, dans son propre appartement. Il jeta un coup d’œil à Elyabelle, espérant de tout cœur qu’ils n’allaient rien lui faire et remarqua son corps allongé au sol. « Putain lâchez-la ! » S’égosilla-t-il, il mit toute sa puissance vocale et toute sa conviction là-dedans mais les hommes ne firent que le regarder et ricaner. «Tu choisis bien tes proies Yulian. La fille Bokaniov. » Il ne comprenait pas, tout allait bien trop vite pour lui et bien qu’il voulait agir, l’arme pointé sur lui l’en dissuada immédiatement. La jeune femme semblait apeurée et pourtant, elle leur demanda ce qu’ils voulaient. L’un des hommes aux mains libres s’approcha d’elle et déposa sa main sur son visage pour le plaquer au sol. « Toi, ta gueule ! » Lui cria-t-il, méchamment, tyranniquement. Il était musclé, tatoué et semblait tout droit sortir de prison. Yulian n’était pas du genre à s’apeurer facilement, mais il devait avouer que face à des hommes de cette envergure, il ne faisait pas du tout le malin. Droit comme un piquet, les poings serrés et verrouillés, Yulian n’émettait aucun son pour le moment, le cœur battant à plein régime. L’homme armé commença à le regarder, de haut en bas pendant que ses collaborateurs fouillaient l’appartement. « Où est la marchandise ? » Déclara-t-il, sèchement, crachant aux pieds du garçon. « Je t’emmerde. » Répondit Yulian, l’air hargneux et détestable. Ses yeux s’étaient teintés d’un sombre noir qui lui donnait l’apparence d’un lion prêt à sauter sur sa proie. L’arme toujours pointé sur lui, l’homme s’approcha et agrippa la tignasse du russe pour la lui tirer en arrière avec force. « Si j’étais toi je collaborerais si tu veux pas voir ta petite copine crever sur le carrelage. » Il détourna la main tenant le canon et le pointa directement sur la jeune femme, allongée toujours au sol. « Tout est dans la commode, dans la chambre. » Lâcha-t-il, désespéré, démuni, complètement perdu. Jamais il n’aurait voulu qu’il arrive quelque chose à Elya, encore moins qu’elle ne périsse dans une histoire de stupéfiant comme ce genre-là.

Les secondes s’écoulaient, trois hommes étaient restés au salon, tenant en otage la jeune femme et Yulian. Les deux autres étaient partis retourner la chambre, la mettant sans dessus-dessous, fouillant les moindres parcelles de la pièce, à la recherche du moindre gramme d’herbe, de poudre et toute substance qui permettait à Yulian de se procurer l’argent nécessaire à sa propre survie.
Il se sentait tellement impuissant, désarmé qu’il souffrait intérieurement. Ses tripes se tordaient dans tous les sens, les émotions lui frappant directement dans le ventre et exerçant sur sa poitrine un poids d’une lourdeur inimaginable. Il regarda son amie qui devait être tout aussi apeurée et pria pour qu’il ne lui arrive rien.

Après de longues minutes de silence, on entendit les serviteurs revenir, de gros sacs dans les mains. « C’est bon, on a tout. » Déclaraient-ils. « Parfait » Dit le meneur, l’arme toujours en direction d’Elya. « Fouillez le reste, je veux l’argent. » Ajouta-t-il.
Les hommes se mirent à retourner l’appartement entièrement, brisant sur leur passage tous les objets pouvant se casser. Le vacarme était insupportable pour Yulian, il voulait que tout s’arrête, qu’il ouvre les yeux et qu’il se rende compte que ce n’était qu’un cauchemar. Il n’avait jamais pu placer son argent à la banque, faute de vraie ressource et il avait donc du cacher ses billets dans son propre domicile. « Putain ! Y’a rien ici, alors dégagez ! » Hurla-t-il, se brisant presque la voix tellement les décibels avaient été hautes. L’un des hommes se retourna vers lui et lui frappa violemment le visage d’un coup de poing, franc et métrisé. Le garçon lâcha un cri de douleur avant de fermer les yeux avec vigueur. Il n’osait plus rien dire et se mit à fixer le sol, attendant que le supplice se termine. Quelques gouttes de sang se mirent à asperger le sol blanc tandis qu’à chaque fois que les bourreaux trouvaient une liasse de billet, on entendait leur rire percer et résonner dans la pièce. Les minutes s’écoulaient et ne semblaient plus finir, l’instant était horrible autant pour Yulian que pour Elyabelle. Il était un vrai bagarreur en temps normal mais il ne pouvait pas se permettre un faux pas sachant que sa jeune amie avait un calibre monstrueux pointé vers elle…





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La matinée aurait pu être pour le moins normale. Un petit déjeuner, un café, un sourire, un baiser, une baise, des draps par terre… Une matinée normale, recouverte de morning sexe. Que du plaisir. Il en fut autrement. Yulian avait appris toute la vérité et c’était une grande étape dans leurs relations. Elle avait élue refuge dans les bras du jeune homme avant de se réfugier sur la table pour pouvoir penser à ce qu’il allait arriver maintenant qu’il savait tout. Allait-il la jeter, la mettre dehors? Tout était une possibilité. Elle lui avait mentit, elle l’avait un peu trompé, dans ses mensonges… Elle était prête à assumer les conséquences maintenant. Bien entendu, avec la sortie imminente de la prison, de son père, Elyabelle n’aurait pas le choix de ce terré dans le fond d’un endroit sécuritaire. Son paternel devait surement déjà savoir que sa fille était aux États-Unis et non en Russie. Il avait sûrement dû l'apprendre par l'un de ses hommes de mains et la mère d'Elyabelle, le lui avait peut-être dit. Juste l'idée de le revoir, la terrorisait. Comment allait-il réagir face à sa fuite? Elle avait fui et refuser d'agir comme une russe pour ne pas faire face à la réalité.

La porte venait de céder sous le violent coup d'épaule d'un homme baraqué. Sans comprendre ce qui se passait, la blonde se retrouva face contre terre, retenue par un homme qui ne semblait pas avoir de pitié pour la gente féminine. La jeune femme ne rajouta rien, déjà terrorisée. Ce fut encore pire lorsque celui qui semblait être le chef de la bande prononça son nom de famille. Elle lâcha un petit cri de désespoir avant de cacher son visage avec ses mains. C'est alors qu'elle entendit le craquement d'une arme à feu. Elle leva les yeux et remarqua le gros calibre que celui qui s'occupait de Yulian, pointait sur elle. Rapidement, elle sentit tout son courage s'échapper. Les minutes passaient, mais rien de se passait. Ils étaient toujours sous le joug des malfaiteurs. On entendait les vases éclatés en éclat, ce qui faisait sursauter la jeune femme. Yeux fermés, elle essayait de rester calme, puis elle entendit le cri de douleur de son ami. Elle leva la tête et par instinct de survie, elle se redressa pour aller prendre soins du jeune homme, mais elle fut rattraper par l'un des hommes, qui la plaqua à son torse durement. « Tu pensais aller où toi? » Elyabelle essaya de se débattre, mais vu la carrure de l'homme, c'était peine perdue.

Gardant son regard posé sur Yulian, elle souhait de tout son cœur que le jeune homme n'est rien de grave. L'homme qui la tenait fermement cacher son nez dans sa chevelure, respirant son odeur. Le dégoût s'empara d'Elyabelle. Elle savait fort bien ce qu'il pensait et même ce qu'il allait essayer de faire. L'homme la colla encore plus contre lui puis il sourit, amusé. « Et si on allait s'amuser, toi et moi? Han? » Elyabelle frémit, se raidissant d'un coup. Elle ne pouvait pas concevoir qu'elle allait subir ça... Pourquoi était-elle venue aussi? Continuant de ce débattre, son regard se posait sur Yulian. Elle était terrorisée. L'homme glissa alors sa main sous le chemisier de la jeune femme, attrapant sa poitrine fermement. « Ton père a fait souffrir ma mère, je peux bien faire souffrir la fille... » Elyabelle ne répondit pas. Elle était sous le choc. Les autres hommes s'étaient arrêtés, regardant la scène. Elle espérait qu'un d'eux aurait un minimum de compassion et qu'ils arrêteraient leur collègue... Malheureusement pour elle, c'était peine perdue. L'homme la força à le regarder. C'est à ce moment précis que la blonde lui cracha au visage. Il sursauta et il recula en essuyant son visage. On pouvait voir la rage prendre place. Il regarda Elyabelle et lui envoya son poing au visage, la faisant perdre l'équilibre. Il la rattrapa et l'amena dans la chambre de Yulian, de force. Il la força à se mettre à genou, prêt à la remettre à sa place.
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Le regard fixé au sol, le jeune homme se tenait droit comme un piquet, complètement immobile, n’osant faire un geste. Tout dans son esprit se bousculait. Il cherchait une solution pour se défaire de cette situation catastrophique sans mettre en danger son amie mais il semblait s’être retrouvé dans une vraie impasse. Les hommes qui étaient en train de piller l’appartement étaient armés et Yulian ne pouvait décemment pas se permettre de faire un geste malheureux qui aurait pu coûter la vie à l’un d’eux.

La voix rauque d’un des hommes le fit revenir à lui-même, il releva le visage vers Elyabelle qui se tenait contre le détenteur de cette voix. « Lâche-la ! » s’égosilla Yulian qui saignait du nez. L’homme qui lui avait donné un coup le rattrapa pour le tirer vers lui, coinçant sa gorge sous son bras. « Ta gueule. » Lui dit-il d’une manière froide et détestable. Le russe senti l’arme se poser dans le bas de son dos et un frisson traversa son corps apeuré. Il tenta de prendre une grande inspiration afin de dégager au plus cette pression qui l’habitait et se mit à regarder son amie prisonnière d’un des truands. Ce dernier l’agrippait d’une manière peu religieuse et commença à passer sa main sous les vêtements de la jeune femme. Yulian se sentit mal, envahi par toute la haine du monde et animé par une colère incommensurable. « Laissez la tranquille putain ! » Cria-t-il, de toutes ses forces. Jamais il n’aurait souhaité qu’il arrive quelque chose à son amie à qui il tenait énormément. Malheureusement, il se montrait peu convainquant puisqu’il emmena la jeune blonde dans sa propre chambre pour certainement accomplir l’irréparable. Yulian se sentait tellement mal qu’il avait des sensations de vertige, il avait simplement envie que le supplice s’arrête, pour lui comme pour Elyabelle. Il n’osait pas bouger en raison du canon situé dans son dos et il n’avait aucune échappatoire cette fois-ci. « Laissez la bordel de merde ! Je vous donne ce que vous voulez mais la touchez pas putain ! » On pouvait nettement ressentir la peine dans sa voix et toute l’impuissance qu’il avait face à tout ça. S’il avait pu bouger et tuer tous ces hommes sur le champ, il l’aurait fait et ne l’aurais jamais regretté. Dans la situation dans laquelle il était, il ne pouvait strictement rien faire, ni se dégager de l’homme qui le tenait, ni porter secours à son amie. « Ce qu’on veut ? On t’a déjà tout pris il me semble… » Dit l’homme en face de lui. Yulian ne rétorqua rien, espérant qu’ils se lassent simplement de leur « prise d’otage ».

Les secondes semblèrent interminables, le jeune homme se mit à prier pour qu’il n’arrive rien à Elyabelle et pour que tout s’arrête, simplement. Soudain, on entendit les portes d’une voiture claquer et l’un des hommes se trouvant au salon regarda par la fenêtre. « Putain y’a les flics ! On se casse ! »




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L’estomac d’Elyabelle n’arrêtait pas de se nouer… Dans quelle merde elle s’était foutue encore? Et qu’allait-elle dire à Willhem, lorsqu’il la verrait avec un coquard? Elle le voyait déjà en train de lui dire que c’était de la faute de Yulian si elle était blessée, que cet homme, n’était qu’un paquet de trouble ambulant. La jeune femme essayait de rester forte, pour elle et pour Yulian. Elle savait que ce n’était pas toujours facile de dealer de la drogue. Combien de fois, il avait passé à deux doigts de mourir? Le monde de la drogue est un monde dur et pénible. Chaque fois qu’elle sortait de chez elle, elle se sentait suivit, observer. C’en était désagréable. Comment pouvait-elle continuer de vivre ainsi? Sachant que son ami, lui, il ne lâcherait pas la drogue de sitôt? C’était une question de temps avant qu’un drame ne s’abatte sur eux… Bien qu’elle ait déjà cette discussion, mainte et mainte fois, elle savait que ses paroles entraient par une oreille et ressortaient par l’autre… Comme si tout ce qu’elle disait au Russe, c’était de la foutaise… Maintenant il en payait le prix.

Les larmes aux yeux, elle regardait son ami, dont le sang continuait de marteler le plancher. Elle avait l’impression de revivre une scène de son enfance, celle où elle avait vu son père se faire arrêter par la police. Celle qu’elle avait vu si souvent, sa mère, le nez en santé après une violente dispute avec son mari. La main froide de cet homme sur sa peau, sous son chemisier, qui empoignait sa poitrine, la tira de sa rêverie. Elle se sentit sale, rabaisser. Allait-il l’agresser, ici, maintenant, devant Yulian? Elle ne l’espérait pas. Elle ne voulait pas que son ami ne se sente coupable… Rien n’arrive pour rien dans la vie… C’était le destin qui leur avait envoyé cette épreuve. La jeune femme essayait de focuser sur la voix cassée de son ami. Elle voyait bien que tout cela l’affectait. Elle se sentait sale, trahit et dégoutante. Face au malfaiteur, son crachat l’atteignit directement au visage et il répliqua, en lui envoyant son poing à la figure. Plaçant une main sur son visage, elle ne se débattit même pas lorsqu’il l’entraina dans la chambre. Elle savait fort bien ce qu’il allait se passer. Plus elle se débattrait, plus il lui ferait du mal, plus longtemps cela durerait. Il avait laissé la porte ouverte, pour être certain que tous les gens présents entendent les cris de la jeune demoiselle.

À genoux devant lui, elle fixait le vide, acceptant l’inévitable. L’homme fit craquer ses doigts puis il attrapa la tignasse blonde d’Elyelle pour la forcer à le regarder dans les yeux. Il sourit, amusé puis il la frappa de nouveau avant de la pousser vers le lit. C’est à ce moment qu’il entendit l’un de ses collègues hurler que la police arrivait. Il regarda la blonde puis il lâcha un petit cri de rage avant de sortir de la chambre en courant, suivant la bande. C’est lorsqu’elle comprit qu’ils étaient partit, que la jeune femme se releva du lit, un peu sonnée puis elle se dirigea vers Yulian, se jetant dans ses bras. Elle tremblait comme une feuille. Se laissant aller, elle éclata en sanglot, restant contre le russe. Elle avait eu tellement peur. Alors que le calme avait rempli l’appartement, un bruit sourd ce fit de nouveau entendre. Ely se retourna vivement, se mettant devant son ami, comme si elle allait le protéger puis elle fronça les sourcils en voyant les policiers, vêtues comme s’ils s’en allaient à une émeute. La blonde frémit, se sentant désemparée puis elle serra la main de son ami, espérant qu’il ne leur arriverait rien de plus.


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