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 La fascination a un goût amer ► Ozren



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My heart is as black as night
Date d'inscription : 18/03/2016
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La fascination a un goût amer
Ça ne lui allait clairement pas. Leo ne cessait de se tourner et tourner encore devant son miroir, observant la robe que lui avait prêtée sa meilleure amie pour l'occasion. La jeune femme n'était absolument pas enchantée de cette soirée, autant que l'était Christie à l'idée qu'elle était obligée de s'afficher avec elle en public. Elle lui ferait d'ailleurs, sûrement payer d'avoir été obligée de l'emmenée à une soirée pareille. Lissant du bout de ses doigts le tissus rouge sombre, elle entendit des pas dans les escaliers et se retourna assez vite pour voir Christie rentrer sans frapper. Elle lui lança un regard froid et la jaugea de haut en bas. Leo détourna le regard, attendant la sentence. Les pas s’avancèrent et elle entendit sa voix, venimeuse « T'es contente, pas vrai ? De savoir que tu vas pouvoir te pavaner comme une traînée à MA soirée ? » « Non... » murmura Leo avant qu'elle ne se fasse brusquement attraper par les cheveux, sa coiffure se faisant sûrement ruiner. Un cri s'échappa d'entre ses lèvres alors que Christie reprenait, folle de rage « T'as pas intérêt à l'ouvrir ! Si tu viens c'est seulement parce que mon mari le veut. Qui sait, il a peut-être un faible pour toi … Oui, tu serais bien du genre à l'aguicher avec ton petit air d'oiseau perdu. Tiens toi tranquille ou j'te le ferais payer cher, compris ?! » Le souffle coupé par la douleur, Leo hocha vivement la tête avant que la poigne de fer de sa tante ne se relâche de ses cheveux. Un dernier regard accusateur avant qu'elle ne lui dise de se dépêcher de descendre. Le souffle court et les yeux emplis de larmes, Leo lâcha un soupir tremblant, cette dernière scène prouvant que cette soirée était une erreur. N'osant même plus se regarder dans le miroir de peur d'y voir encore son teint blêmit par la peur et sa coiffure ruinée, elle descendit bien vite en bas et vit les enfants la regarder avec un grand sourire. « Tu es magnifique, Leo ! » s'exclama Mackenzie, la plus grande des deux. Sa petite sœur, Angelica, hocha vivement la tête, appuyant ses dires. Leo murmura un « Merci. » espérant que son sourire serait assez convaincant pour que les filles ne se doutent de rien. Gareth sortit du salon et elle vit bien qu'il savait ce que venait de faire sa femme mais comme d'habitude, il détourna le regard sans un mot. Leo prit sur elle, espérant que la fête passerait vite.

Le trajet fut court, la maison où ils étaient invités n'étant pas bien loin. La bâtisse semblait tout droit sortit d'un film, immense, illuminée de partout et décorée avec goût. Du moins, c'est ce qu'elle voyait de l’extérieur. On les accueillit avec de grands gestes, de grands sourires et beaucoup d'hypocrisie. Leo sentit assez facilement que Christie et son mari n'étaient pas les plus appréciés du quartier et elle s'en réjouit silencieusement. Lorsque vint le moment de la présenter, Christie ne dit rien mais garda ce sourire qu'elle trouvait tellement forcé. Gareth posa une main sur ses reins et Leo eut envie de le repousser. Christie ne supporterait pas qu'il la touche ainsi. Les présentations furent faites et la jeune femme en face ne tarie pas d'éloge sur elle et sur sa robe ainsi que sa soit disant beauté. Leo voulut mourir. Folle de jalousie, Christie allait la massacrer en rentrant. Ils passèrent à d'autres convives jusqu'à lui. Des parents d'une beauté peu communes et un fils qui l'intrigua, assez brusquement. Sans qu'elle s'en rende compte, elle se mit à le fixer, elle détourna à peine le regard lorsqu'elle dû se présenter et sourire à ses parents. Il parla à son tour et elle resta figée. Peu de personnes attiraient son attention. En vérité, il n'y en avait eu que trois. Son seul ex, Arjan et maintenant lui. Il n'avait rien fait pourtant. Il était même plutôt ordinaire selon elle mais elle n'y pouvait rien. Elle croisa son regard une fraction de seconde et elle détourna finalement les yeux, esquissant un sourire. Christie lui lâcha alors un mielleux « Nous revenons plus tard, ma chérie. Profite de faire connaissance avec ton nouvel ami ... » Ce qui sous entendait qu'elle avait tout le loisir de faire la traînée … Perdant sa joie, elle baissa les yeux sur le bout de escarpins puis releva à nouveau le regard vers lui. Elle n'osa rien dire, comme d'habitude. La conversation, ce ne serait jamais son fort.
(c) AMIANTE
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la fascination a un goût amer

ft. leo & ozren
Les soirées dans ce genre, tu les connais sur le bout des doigts. C’est le seul moment où t’arrives à les croiser. Eux. Tes parents absents, tes parents qui ne font que disparaître à chaque foutu moment. Tu ne te souviens pas de la dernière fois où tu as passé du temps avec eux, mais tu n’as plus envie. Tu n’es plus un gamin. Tu accumules pourtant les conneries pour qu’ils te remarquent. Toi et tes blessures. Toi et tes carences affectives. Tu prends les corps pour combler le vide, les coups de reins que tu offres, que tu donnes, que tu crèves et les autres que tu délaisses ensuite. La vie qu’un foutu jeu entre tes doigts agiles, le sable fin qui s’enfuit.
T’enfonces les mains dans tes poches alors que tu te poses sur la banquette arrière de la voiture de luxe. Tes parents te posent des questions. Ton paternel qui crèves qui tu reprennes les reines que la compagnie, mais t’en a rien à faire. Au fond, tu ne leur ressembles pas, tu n’aimes pas le chemin qu’ils veulent pour toi.

Ton regard file sur le décor alors qu’ils se dirigent vers la soirée. Tu entends les questions, mais tu n’offres que des bouts de mots, des phrases sans réellement de sens parce que tu n’écoutes pas. Tes pupilles sont trop dilatées, ton esprit est trop envolé pour que tu puisses de concentrer sur les mots qui ne cessent de défiler.
La voiture s’arrête et tu suis comme un petit chien. Les doigts au fond des poches que tu tortures et cette impression de filer sur un nuage, de marcher dans du coton. Tu te sens bien et terriblement mal lorsque tu te trouves avec eux. Que de la foutue rancœur pour te bouffer, pour te tuer.
Tu suis. Tu te contentes d’afficher quelques sourires alors qu’ils parents. Tes parents. S’ils le sont réellement. Que des fantômes à tes yeux.

Une femme qui s’arrête devant toi. Tu souffles. Tu laisses ton regard se poser sur elle. T’aimes pas son visage. Il te revient pas. T’as envie d’y enfoncer ton poing, mais tu te contentes de laisser tes doigts au fond de tes poches et ton regard se pose sur elle.
Elle te fixe. T’as l’impression qu’elle se doute que t’es pas là, que tu planes, que t’es sur une autre planète. Tu pourrais lui en offrir, elle n’a pas l’air dans un bon état. Les yeux sombres. Les yeux que tu observes à ton tour. T’as rien d’autre à faire. T’as rien de mieux à faire et elle n’est pas déplaisante à regarder, elle n'est pas désagréable à observer.

« Nous revenons plus tard, ma chérie. Profite de faire connaissance avec ton nouvel ami ... » Un sourcil qui s’arque sur ton visage alors que tu regardes la veille tenter de se déhancher avec grâce, mais elle n’a rien d’intéressant à regarder. Un rire que tu lâches et tu finit par sortir tes mains de tes poches, tu croises les bras et tu la regardes elle. Elle qui regarde le plancher. Elle qui ne semble pas à l’aise. Ça t’amuse en même temps, de la voir de la sorte. « Quelle garce celle-là.» Tu ne parles pas pas d’elle, tu ne parles pas de la brune que t’as sous les yeux mais de la femme avec son sourire narquois, sa voix arrogante.  T’attends de capter le regard, t’attends qu’elle cesse de fixer la plancher. Tu racles la gorge pour attirer l’attention. « C’est bon, t’as de jolis escarpins. Tu peux arrêter de les fixer.» Tu lâches un léger rire et tu hausses les épaules. « T’as pas l’air dans ton assiette, j’ai de quoi te détendre si jamais t’as envie.» Ouais. C’est de ça que tu parles, tu t’en caches pas. T'en à rien à foutre de ce que les autres peuvent penser de toi.

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My heart is as black as night
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La fascination a un goût amer
Sa tante s'éloigne brusquement et Leo serre les dents face à son air mielleux. Elle sait parfaitement qu'elle ne lui souhaite que du malheur et qu'elle espére la voir se souiller un peu plus avec le garçon qu'elle a en face d'elle. Honteuse, Leo s'écarte, elle flanche, un peu. Elle n'a pas l'envie de discuter, de parler, de juger et de se faire jauger, examinée par les regards incertains, curieux ou méprisants. Car ici résonne les rires de personnes hauts placées, de politiciens, d'actrices ou bien de simples bourgeois comme sa tante et son oncle, rien que ça. Leo garde ses mirettes fixées sur ses escarpins qui lui tordent la cheville et le jupon de sa robe qu'elle trouve soudainement laid. Laid parce que Christie l'a souillée de son regard dégoûté. Elle enrage Leo, prête à s'enfuir, prête à partir, simplement pour la mettre en colère, pour mettre cette garce dans l'embarras. Mais elle entend l'exact écho de ses pensées soudainement et relève brusquement la tête, voyant les yeux emplis de colère foudroyer le dos de sa tante. Leo, surprise, ne dit rien. Qu'y a-t-il à dire ? Alors elle baisse de nouveau la tête, tortille légèrement sur ses 15 cm de talons hauts puis l'entend de nouveau s'adresser à elle, après un raclement de gorge significatif. Leo grimace, discrètement, dans l'ombre. Elle n'a pas envie d'aborder une discussion, elle espère qu'il ne va pas insister. Mais elle relève la tête, par politesse ou par automatisme, peu importe. Le bleu se mêle à son jumeau alors et elle se tient plus droite, aussi raide qu'un bâton. Il continue de lui parler et elle continue de fixer, n'ayant pas envie de s'attarder mais elle cille, croyant comprendre ce qu'il sous entends. Elle entrouvre ses lèvres, prête à parler puis jette un regard à l'autre bout de la salle où elle voit Christie, Christie et son rire claquant, Christie qui jette un bref regard dans sa direction, la haine et Leo détourne le sien, transie par la peur. « Non, merci je … J'suis pas intéressée. » qu'elle marmonne de cette voix un peu cassée. Menteuse, susurre sa conscience. Elle est intéressée mais pas maintenant, pas comme ça. Elle n'a pas envie de donner à sa tante une raison de plus de la haïr, de la balancer aux flics. De justifier le surnom qu'elle lui donne « la camée ». L'est-elle vraiment ? Elle n'a pris de la drogue que quelques fois. Pas de quoi devenir accroc. Elle ne le pense pas. Un serveur passe s'arrête près d'eux, proposant divers alcools et c'est sans réfléchir que Leo prend l'une des coupes de champagne. Elle déteste ça, le champagne. Elle n'en veut pas, c'est amer, pétillant et sans réel intérêt. Leo veut de la douceur, un mélange sucré et crémeux dans la bouche. Du Baileys ? Elle en raffole mais se souvient bien vite que ce n'est pas avec ça qu'elle risque de se saouler ce soir. Puis elle le remarque, toujours là puis esquisse un sourire, sincère mais faible « Tu n'es pas obligé de me tenir compagnie. Je … Je ne suis pas très forte pour la conversation, en plus alors ... » Leo soupire, lentement puis hausse les épaules, comme résignée. Puis elle réfléchit. Mordille ses lèvres fardées d'un rouge carmin, lui jette un œil puis reprend « Dis moi … T'as quoi ? Pour … te détendre ? » L'indécise reprend le dessus, Leo fléchit devant l'envie de se libérer pour un soir. L'envie de la faire craquer et que tout le monde remarque enfin le montre qui l'entoure depuis trop d'années.
(c) AMIANTE


HJ:
 
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