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 To the moon and back (arjan)


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TO THE MOON AND BACK

ARJAN & ANDY

Tu attendais Arjan dans ta voiture, juste devant chez les Maes. Elle t'avait envoyé un message pour te demander de venir la chercher, et tu avais accepté, bien évidemment. Tu étais garée dans la rue, devant cette villa que tu connaissais bien. Cette même villa où ils avaient officialisé leurs fiançailles, cette même villa où tu avais passé de bons moments, en compagnie de Sathias. Tu soupirais, et pianotais sur ton téléphone en attendant patiemment que ta meilleure amie sorte de son enfer. Un véritable paradoxe, son enfer était pour toi plutôt agréable. Des éclats de voix te faisaient lever la tête et tu tournais ton visage dans la direction de la villa, tu ne voyais pas grand-chose à cause du grand portail, mais tu devinais la voix d'Arjan et celle de Sathias, de l'autre côté. Tu rangeais ton téléphone et sortais de la voiture, décidant de voler au secours de la belle. Tu pointais ta tête au-dessus du portillon. Arjan, je suis là. Tu semblais les avoir arrêté dans une énième dispute. Tu ignorais tout bonnement le jeune homme qui se tenait à ses côtés et souriais à ton amie. Je voulais pas que tu rentres seule. Tu taisais le fait que c'était elle qui t'avait appelé, et puis ça t'arrangeait aussi, dans un sens. L'idée qu'elle rentre chez vous avec Sathias te mettait mal à l'aise. Elle te souriait à son tour et s'avançait vers toi, laissant Sathias sur le perron. Tout ça était une situation réellement très étrange à vivre, pour eux, pour toi, et pour beaucoup de personnes autour de vous. Arjan te rejoignais et tu la serrais dans tes bras, avant de remettre une mèche de ses cheveux en place, alors que le jeune homme rentrait dans la demeure familiale. C'est fini. Encore une dispute ? Tu attendais patiemment sa réponse et tu te dirigeais vers la voiture, bien décidée à rentrer chez vous pour finir la soirée entre filles. Arjan te manquais, à cause de vos études respectives et de son nouveau statut de fiancée du prince Maes, vous ne vous voyiez plus beaucoup. Tu avais passé la soirée devant un film, quand à toi, et tu comptais stopper ta soirée ennuyante avec la présence de ta meilleure amie. On rentre chez nous ? Cela te paraissait de plus en plus étrange de dire cela, c'était votre chez vous, ça l'avait toujours été, et ça le serait certainement toujours, mais tu trouvais cela étrange que ta meilleure amie soit fiancée et qu'elle vive toujours avec toi, même si tout cela était faux.
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TO THE MOON AND BACK

ARJAN & ANDY

Le texto de la délivrance. Tu t'étais octroyée une pause en plein milieu de ce dîner interminable pour t'enfermer dans les toilettes et prier ta meilleure amie de venir sortir de là. Tu sortais ton téléphone de ta poche et pianotais rapidement sur les touches. Tu entendais les éclats de voix et les tintements de verres de l'autre côté. Tu aurais souhaité finir ce repas dans cet espace clos et étouffant plutôt que de retourner dans la grande salle et d'apprécier faussement les saveurs du dessert. Tu te fichais de leurs citrons meringués ou de leurs cerises ou de leur Panna cotta aux cerises amarena. En réalité peu t'importait leurs couverts en porcelaine, leurs services en or et en argent et même le tissu brodé de leurs serviettes. Cette luxure, cette surenchère t'écoeurait peut être plus encore que l'homme qui te servait de fiancé. Si tant est que c'était possible. Une fois le message envoyé tu t'appuyais contre le mur et ton corps glissait contre le plâtre froid. Tu étais en train d'observer la mosaïque sous toutes les coutures lorsqu'une voix voilée par la distance se faisait clairement entendre.  Arjan ma chérie viens voir cette merveille ! Des meringues comme tu les aimes ! Félicitation vraiment Gloria ça a l'air délicieux ! La voix suraiguë de ta mère t'irritait mais encore plus les manières exagérés qu'elle prenait pour parler de quelques blancs d'oeuf. Il n'y avait pas de quoi en faire tout un plat et certainement pas s'extasier pour si peu. Ou du moins pas ici, pas pour ce repas. Elle n'avait pas tort, tu raffolais tes meringues et normalement tu te serais damnée pour les goûter. Le problème c'est que tout ça t'écoeurait tellement que ta gorge se serrait rien qu'à l'idée d'avaler une bouchée de nourriture supplémentaire. Ton estomac était déjà au bord de tes lèvres et c'était certainement trop que tu puisses supporter. Les vibrations de ton téléphone t'arrachait de tes pensées et tu souriais en voyant la photo de ta meilleure amie s'afficher. Elle arrivait dans 15 minutes, mettant ainsi fin à ce supplice. Tu inspirais doucement et glissais ton portable dans ta poche l'air plus serein. Tu te relevais et tes doigts accrochaient la poignée de la porte doucement. Tu t'arrêtais au moment de la tourner, hésitante, cherchant un moyen de t'extraire de tout ça. Tu finissais par te raisonner et tu sortais des toilettes à contrecoeur. Tes pas te dirigeaient vers le salon là ou vos deux familles siégeaient autour de la table. Tu te mordillais discrètement la lèvre inférieure dépitée d'un tel spectacle. Tu prenais place silencieusement à côté de Sathias qui t'interrogeait du regard comme s'il craignait que tu ne fasses une crise de nerf à tout moment. Tu avais envie de lui planter ta fourchette dans les paumes de ses mains mais tu te contenais. Il t'avait provoqué durant tout le repas cherchant à te faire sortir de tes gonds, à te pousser à abaisser tes barrières si douces que tu tentais de préserver. Tu déglutissais lorsque ta mère avançait vers toi une assiette remplie de multiples mignardises. Tu la fixais intensément comme pour lui faire comprendre que si tu avalais une bouchée supplémentaire celle ci allait ressortir aussi vite qu'elle était rentrée mais ta mère faisait semblant de ne rien voir. Les regards se tournaient vers toi voyant que tu ne prenais pas l'assiette. Le silence qui suivait était équivoque et tu finissais par poser tes doigts autour du couvert en porcelaine que tu plaçais devant toi pour ne pas déclencher un quelconque malaise. L'odeur du citron chatouillait des narines et même la blancheur des meringues n'arrivait pas à te réconforter dans l'épreuve que tu subissais. Tu aurais voulu les prendre et les écraser une par une au dessus de cette table bien trop chère. Autour de toute cette luxure qui ne servait à rien d'autre qu'à perpétuer ces faux semblants. S'ils se contentaient de vendre tous ces trucs inutiles alors peut être que vous n'auriez pas eu besoin de vous fiancer. Rien qu'à cette pensée tes doigts se resserraient sur la fourchette que tu tenais entre tes mains. Ta peau prenait une couleur légèrement plus blanche qu'à l'accoutumée suite à la toute la force que tu mettais dans ton geste. Tu avais envie d'imploser à l'idée que ces objets étaient peut être la cause du chaos que tu subissais. Là encore les regards se retournaient une énième fois sur toi. Tu entendais ton prénom mais tu étais incapable de dire qui te parlait ni même le contenu des mots. C'est seulement lorsque Sathias posait sa main sur celle ou tu tenais ta fourchette que tu te rendais compte que tu étais bloquée dessus depuis tout à l'heure. Chérie tout va bien ? Tu ne te sens pas bien ?   Tu n'osais même pas tourner ton visage vers lui de peur d'avoir un geste ou une parole de trop. Tu tentais de reposer ta fourchette délicatement mais tu étais trop confuse pour faire quoi que ce soit. Sathias prenait les devants et attrapait ton couvert qu'il reposait délicatement l'air de rien. Il se levait lentement faisant mine de se pencher vers toi pour remettre une mèche de tes cheveux. Sa main caressait ta peau nue alors que vos parents avaient les yeux rivés vers vous. Tu étais incapable de dire quoi que ce soit, de répondre à sa question et de vous sauver de cette situation. Tu étais juste totalement perdue à cet instant. L'anxiété, la colère ou la fatigue, tu n'en savais rien mais tu bloquais littéralement. Ne vous inquiétez pas tout va bien. Plus de peur que de mal. Enfin pour tout vous avouer Arjan n'est pas au meilleur de sa forme ces derniers temps. Quoi ? Tu l'entendais déblatérer des propos à ton sujet mais tu étais incapable de le stopper. Tu savais que c'était une façon de sauver les apparences, de vous extraire tout les deux de cette situation mais tu ne pouvais pas t'empêcher de le regarder totalement interloquée. Il n'allait pas oser. Non. Il n'allait pas se permettre de prendre cette liberté là. Elle ... ça fait plusieurs semaines qu'elle ne se sent pas bien. Des nausées, des vertiges, rien de très grave mais suffisamment inquiétant.   Nan mais qu'est ce qu'il lui prenait ? Tu avais envie de te lever et de l'empêcher de dire un mot de plus mais tu étais clouée à ta chaise. S'il continuait tu n'allais pas tarder à enfoncer cette même fourchette qu'il t'avait enlevé des mains un peu plus tôt dans n'importe quelle partie de son anatomie. Tu avais l'impression de vivre un cauchemar et les mots de Sathias n'aidaient en rien à te mettre plus à l'aise, au contraire. Tu le soupçonnais de vouloir sauver vos fesses tout en aggravant ton cas au passage. Il prenait un malin plaisir à te provoquer et cela ne t'aurait même pas étonné. Toute l'attention de salle était focalisée sur lui, sur ses paroles et surtout sur le probable sens de ce qu'il était en train de dire. Il laissait volontairement un suspens puis il continuait avec une voix mielleuse. Enfin ... voilà. C'est difficile à en parler comme ça mais tous les éléments étaient là. On a pensé qu'elle avait peut être commis un oubli, peut être qu'on avait fait preuve d'inattention.   Sans plus attendre tu attrapais ton verre que tu finissais d'un trait comme si ça allait t'extraire de cette situation. Tu buvais le contenu intégralement comme une jeune femme qui souhaite oublier. Oublier ce moment mortifiant qu'il était en train de te faire subir. Lorsqu'il parlait d'oubli tu sentais tes joues se teintées de rouge alors que les regards se tournaient vers toi. Tu le haïssais, c'était officiel. Tu te mordais la langue pour éviter tout incident sur sa personne. Bref la seule réponse c'était qu'elle était enceinte. Tu manquais de recracher le champagne dans ta bouche mais tu retenais au dernier moment. Ta mère tournait vers toi un regard outrée vers toi. Tu ne savais pas si c'était pour ta maladresse ou pour ce que cet abruti qui te servait de fiancé venait de raconter. Enceinte ? C'était clairement un malade. Le coup de grâce, la provocation de trop. Dans un geste aussi impulsif qu'irréfléchi tu attrapais ta fourchette d'un coup sec. Tes parents et le reste de la salle n'y faisaient pas attention, totalement concentrés sur les paroles de Sathias. Tu étais devenue transparente dès lors qu'il avait parlé d'une probable grossesse. Ce geste impulsif ne lui avait pas échappé et afin d'éviter un carnage il se dépêchait de mettre fin à ce suspens et de régler la question une bonne fois pour toute au risque de se prendre un coup de fourchette. Enfin bref les tests étaient négatifs, le médecin a diagnostiqué une grippe intestinale ou une allergie. Rien de grave. Plus de peur que de mal mais ... peut être que les meringues c'est un peu de trop pour elle aujourd'hui. Maman elles sont très bonnes mais tu comprends ... Elle ne se sent pas très bien. Une grippe intestinale ? Un peu de trop ? Tu étais choquée devant ses paroles et l'aisance avec lesquelles il les distribuait sans broncher. Tu le haïssais et tu aurais sans doute pu le planter, là, tout de suite si ses parents ne s'étaient pas tournés vers toi l'air profondément compatissant. Ne t'en fais pas ma chérie. On va te les mettre de réserve dans un petit sachet tu pourras les ramener chez vous. Je suis navrée d'apprendre ça. Ta gorge nouée et tes lèvres sèches t'empêchaient de répondre quoi que ce soit. Tu étais littéralement sur le cul de ce qu'il venait de dire et tu te contentais d'hocher la tête pour la remercier. Tu lisais la déception sur leurs visages, voire même le désappointement. Forcément ils auraient tellement aimé que tu portes le fruit de leur alliance financière. Un bébé ça aurait été un miracle, la poule aux oeufs d'or. Rien qu'à cette pensée tu avais envie de vomir le contenu de ton déjeuner. Tu te levais d'un coup sec faisant racler ta chaise contre le parquet. Tout le monde avait les yeux rivés vers toi mais tu t'en fichais éperdument. Excusez moi je suis extrêmement fatiguée et je ne me sens pas très bien. Je vais me retirer. C'était succulent Mme Maes, je vous remercie. La mère de ton fiancé te couvait du regard comme si tu risquais de te briser à tout moment. Elle faisait de toi sa petite poupée de porcelaine et elle ne cessait de tarir des éloges à ton égard. Elle tentait d'instaurer un lien de complicité que tu fuyais comme tu pouvais. Elle était patiente, elle ne lâchait pas facilement le morceau même si tu devinais sa frustration. Tes parents essayaient de te retenir mais Sathias les stoppait d'un geste de la main. Je la raccompagne ne vous inquiétez pas.   Il ne perdait pas plus de temps en parole inutile et vous sortiez tout les deux dehors. L'air frais extérieur te faisait le plus grand bien malgré ton irritation évidente. Tu attendais d'être assez éloignée et hors de vue pour t'arrêter net et te tourner vers ton fiancé. C'est quoi ton problème ? Qu'est ce qui t'a pris de dire ça ? T'es malade ou quoi ! Enceinte ? Grippe intestinale ? Sathias souriait l'air puissamment désinvolte avant de te reprocher cette situation. C'était toi qui était sur le point de griller votre couverture. Toi qui étais restée bloquée sur cette fourchette. Tu ne l'écoutais même plus et tu continuais sur ta lancée plus qu'agacée de son comportement. Je n'avais pas besoin de ton aide. Ton intervention était inutile, ne compte pas sur moi pour te remercier. La prochaine fois que tu recommences un truc comme ça je t'assure que cette fois ci la fourchette tu la sentiras bien.   Tes opales noisettes le fusillaient de part en part alors qu'il passait une main dans ses cheveux de manière nonchalante. Tu le haïssais tellement, c'était plus que viscéral à ce stade. Il allait répliquer lorsque la voix de ta meilleure amie se faisait entendre à travers le portail. Tu soupirais de soulagement et tes iris se plantaient dans celles de Sathias en signe d'avertissement. Il n'avait pas intérêt à lui parler, ni même à la regarder, il en avait déjà assez fait aujourd'hui. Une fois à l'extérieur de la dehors des Maes, ton fiancé repartait sans un regard pour toi. Andy. Elle se tenait face à toi l'air toujours plus fragile. Elle te serrait dans ses bras et remettait l'une de tes mèches rebelles. Tu savais qu'elle souffrait de ta situation, peut être même encore plus que toi. Ou du moins ça aurait pu être le cas si tu n'avais pas perdu Théo dans la bataille. Chacune de vous deux s'était vues arracher quelque chose, quelqu'un et là dessus vous vous souteniez. Sathias. Tu n'arrivais pas à croire qu'elle ait pu tomber sous son charme. Tu préférais ne pas parler de ça consciente qu'elle était trop sensible. Tout ça était trop frais et ce n'était franchement pas votre sujet de prédilection. Néanmoins elle ne passait pas à côté de tes traits tirés. Elle s'inquiétait de votre relation qui se dégradait de jour en jour. Elle était déchirée par ce qu'elle ressentait mais aussi de ton bien être et ça te faisait chaud au coeur. C'est Sathias il a ... Tu t'arrêtais, peut être mieux valait lui épargner les détails. Cela ne ferait qu'aggraver la situation et ouvrir encore un peu plus sa plaie. Enceinte ? Cela aurait surement piétiné de ce qu'il restait de sa sensibilité. Oui, encore une dispute. Laissons tomber tu veux ? Je ne veux plus entendre parler de lui l'espace d'au moins quelques heures. Tu veux bien ?   Tu la suppliais du regard et tu espérais qu'elle laisse tomber et qu'elle acquiesce sans demander son reste. Elle lisait sans doute toute la détresse dans tes yeux et elle acquiesçait  d'un signe de tête. Tu retenais un soupir de soulagement alors que tu montais dans la voiture à ses côtés.   Ou tu veux pourvu que ce soit le plus loin d'ici.   Elle pouvait bien t'amener en France, à Brooklyn, au Capitol tu t'en foutais. La seule chose que tu désirais c'était de mettre de la distance entre toi et l'homme qui te servait de fiancé. Bon alors raconte moi ta matinée. Qu'est ce qui s'est passé de beau ? Pas d'incident à déplorer ? .   Andy était un peu comme toi, la maladresse incarnée. Sauf que si tu étais tête en l'air et maladroite, elle c'était véritablement une tare chez elle. Il ne se passait pas une semaine sans qu'elle casse quelque chose dans votre appartement. Sans qu'elle ne brûle votre repas ou qu'elle oublie les clés sur la serrure. Cela aurait pu t'irriter mais tu étais habituée et ça te faisait plus sourire qu'autre chose aujourd'hui. Tu l'aimais pour ça finalement, pour ce qu'elle était. Tu la prenais dans son intégralité, avec ses qualités et avec ses défauts. Ses défauts que tu aimais tout autant que ses qualités d'ailleurs.





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TO THE MOON AND BACK

ARJAN & ANDY

La jeune femme semblait harassée, et tu comprenais à quel point la situation était compliquée pour tout le monde. Chacune de vous avait perdu quelqu'un dans cette histoire. Elle, Théo, toi, Sathias. Tout ça pour des faux-semblants. Tu n'avais jamais pu en vouloir à ta meilleure amie. Elle était la personne qui comptait le plus au monde pour toi, avec tes parents, et tu n'avais pas pu lui en vouloir pour quelque chose qu'elle n'avait pas choisi. Sathias, ce n'était pas pareil. Vous auriez pu rester ensemble même avec ces fausses fiançailles, tu étais certaine que ça aurait pu marcher, même si le fait de savoir ton petit-ami fiancé à ta meilleure amie t'irritait profondément. Tu les aimais tous les deux, tu aurais fais avec. Et c'était ce que tu faisais depuis un an. Tu vivais au rythme de leurs soirées mondaines, au rythme de leurs disputes, tout en essayant de te détacher au maximum de toute cette histoire. Elle commençait à t'expliquer ce qu'il se passait avec ton ex mais se ravisait, évoquant juste un énième conflit. Arjan te demandais alors de laisser tomber et de passer à autre chose, et tu finissais par acquiescer. De toute façon, tu n'étais pas vraiment sûre d'avoir tous les détails. Ça ne te concernait pas. Tu démarrais ta petite berline que tes parents t'avaient offert pour ton dernier anniversaire - une folie - et tu prenais le grand boulevard devant la maison blanche pour rejoindre votre appartement. Tu adorais cette avenue, elle était la deuxième plus belle à tes yeux, après les Champs-Elysées. Alors qu'ils représentaient l'amour et le chic à la française, le boulevard du Capitol, lui, symbolisait le pouvoir à l'américaine. Tu aimais ces antipodes. Arjan te sortait alors de tes pensées en te demandant ce que tu avais fait de ta matinée. Tu esquissais un sourire à sa dernière remarque. Tu ne savais pas comment elle faisait pour te supporter, toi-même, tu t'exaspérait. Maladroite, tu l'étais et il n'y avait pas un moment où tu ne te faisais pas mal, ou que tu ne ratais pas le repas. Voilà pourquoi, la plupart du temps, c'était Arjan qui cuisinait. Les seuls choses que tu réussissais étaient les plats qui n'avaient pas besoin de cuisson. Donc les salades. J'ai bossé sur un devoir pour le cours de sciences po, et je suis allée me promener un peu avec Napoléon. Rien de bien passionnant. Napoléon, ton chien, ton adorable chien. Ton bébé. Il ne te quittait jamais, ou alors très rarement. Tu prenais sur la rue où se positionnait votre appartement, dans une luxueuse copropriété, sécurisée, avec une piscine et tout le luxe nécessaire. J'ai juste failli tomber dans la douche. Une habitude. Tu riais tendrement et garais ta voiture devant la résidence, avant de sortir, suivie de près par ta meilleure amie. Tu passais ton bras sur ses épaules et embrassais sa tempe. Elle semblait vraiment fatiguée, psychologiquement, et tu n'aimais pas la sentir comme ça. Elle avait perdu un de ses repères, Théo, et c'était difficile pour elle de continuer à vivre normalement. Mais tu étais prête à arranger les choses entre eux. Tu les connaissais bien, et ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'il y avait quelque chose entre eux. Quelque chose de profond et de pur. Vous montiez à l'appartement en prenant l'ascenseur, silencieusement. Tu laissais Arjan se remettre du mauvais moment qu'elle avait passé, vous auriez bien assez le temps de parler ensuite. Je vais nous préparer des boissons, on en a besoin je crois. Arjan acquiesçait vivement et tu lui souriais, avant de te diriger vers la cuisine alors que Napoléon venait se mettre dans tes pattes. Tu l'adorais, mais quel pot de colle il faisait. Tu préparais deux mojitos rapidement, tu avais pris des cours exprès pour apprendre à faire des cocktails, donc quitte à ne pas être la reine de la cuisine, au moins tu savais faire les cocktails, et tu savais bien les faire, en plus de ça. Une fois terminées, tu apportais les boissons sur la table basse et tu t'installais près d'Arjan, qui s'était changée dans une tenue plus décontractée. Tes yeux se posaient sur sa bague de fiançailles qui devait être immensément chère et ton coeur se serrait. Tu balayais ton regard rapidement et tendais son verre à Arjan. Tu m'as manqué. Tu lui souriais tendrement et embrassais sa tempe doucement, avant de boire une gorgée de la boisson, te laissant envahir par le doux alcool et le goût sucré et mentholé du liquide.     Hm pendant que j'y pense, ce soir, je ne serai pas là. Tu allais voir Yulian, qui était le meilleur ami d'Arjan et qui était aussi, accessoirement, ton plan cul régulier. Il était aussi un ami, et tu appréciais sa compagnie, et ce même en dehors des moments charnels que vous passiez ensemble. Sous le regard interrogateur de ta meilleure amie, tu rougissais doucement et précisais ton propos. Je passe la soirée avec Yulian. Tu buvais une nouvelle gorgée de la boisson et ignorais le regard lourd de sous-entendus de ta meilleure amie. Arjan avait le don de lire en toi comme dans un livre ouvert, et tu avais aussi cette capacité sur elle. Vous vous connaissiez par coeur, c'était bien simple. Elle connaissait chacun de tes sentiments, chacun de tes ressentis, elle connaissait ton gâteau préféré, ta chanson préférée, ton livre préféré, elle connaissait tout de toi, absolument tout. La seule chose qu'elle devait ignorer c'était ce que tu ressentais actuellement pour Sathias, mais ça, toi aussi tu étais bien incapable de mettre des mots sur ce que tu ressentais à son égard. Tu le haïssais, clairement, mais tu savais très bien qu'il y avait autre chose, quelque chose qui n'était jamais vraiment parti, et qui hibernait au fond de ton coeur.
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ARJAN & ANDY

Le sourire d'Andy était sans nul doute le plus puissant des remèdes. Un antidote délicieux que tu savourais chaque seconde de ta vie depuis des années maintenant. Tu ne pouvais décrire votre relation avec quelques mots que ce soit puisqu'elle dépassait largement l'entendement ou toute raison. Elle était au delà d'un quelconque idiome et survolait les sentiments prémachés et déterminés. Andy. Rien que ce prénom sur le bord de tes lèvres t'arrachait un doux sourire. Elle te proposait de prendre place à l'intérieur de la berline et tu acquiesçais d'un signe de tête. Tu attrapais délicatement sa main avant qu'elle ne s'installe derrière le siège passager et sans plus attendre tu la prenais dans tes bras. Une étreinte spontanée comme vous en aviez l'habitude après une sale journée. Ses bras se nouaient autour de ta taille quelques secondes alors que son parfum oranger se collaient subtilement à ta peau. Tu restais là quelques secondes avant de la relâcher délicatement. Elle remettait une mèche de tes cheveux en place et vous vous installiez en silence. A peine les fesses posées sur la banquette que tu ouvrais le capot de sa voiture comme tu avais l'habitude de le faire. C'était un petit rituel entre vous, un éclat de folie qui vous prenait à chaque fois que vous rouliez sur l'avenue de votre appartement. Ton corps entier s'élevait en hauteur et la moitié de ton buste passait au dessus de la voiture. Tu écartais les bras dans un symbole autant d'extase que de liberté et tu appréciais le vent qui balayait ton visage. Andy en profitait toujours pour mettre votre chanson, celle qui vous faisait danser, pleurer, rire aux éclats. C'était pas forcément une chanson qui se prêtait à de telles émotions mais vous vous en foutiez. Elle vous rendait ivres d'indépendance, de folie. Libres de vos mouvement, libres de sourire, de crier et même de danser si vous vouliez. Andy augmentait le son alors que tu commençais à chanter à voix haute la brise sur tes joues rosies et tes yeux scintillants par les rayons du soleil. Tes cheveux blonds virevoltaient autour de ton visage fin mais peu importait. Ta meilleure amie éclatait de rire alors que tu chantais comme si ta vie en dépendait pour finalement te rejoindre à son tour. Mais trois nuits par semaine c'est son corps contre mon corps, c'est nos corps qui s'enchaînent. Et trois nuits par semaine mais bon Dieu qu'elle est belle ... Cette chanson c'était le symbole de votre amitié, le symbole des années passées. Tu te revoyais sur la plage, ivre, Andy à tes côtés en train de la chanter. Tu te revoyais debout, sur le bar, ta meilleure amie nécessairement à côté de toi en train de danser sur ces quelques notes effrénés. Tu te souvenais de chaque minute, chaque seconde ou cette chanson avait brûlé vos lèvres. Ivres, heureuses, tristes, hystériques ... peu importait vos état d'âmes, vos émotions et vos tourments. Vous étiez toutes les deux remplies de cette folie propre à votre jeunesse, propre à cette complicité qui vous liait. Cette musique vous l'aviez usé, déchiré, fatigué, éreinté et ce jusqu'à bout de souffle. Et maintenant, alors que les paroles flirtaient de ta bouche tu te rendais compte à quel point elle pouvait avoir un autre sens. 3 nuits par semaine, c'était trois nuits auxquelles tu étais accrochée à faire semblant d'être fiancée à l'homme qu'elle aimait. A peine cette pensée arrivait que tu la chassais comme elle était venue refusant qu'elle soit associée à cette chanson. Une musique française, bien sur pour les petites frenchies que vous étiez toutes les deux. Deux petites princesses à New-York comme vos proches aimaient vous appeler. Cette chanson vous l'aviez hurlé sur la Tour Eiffel, à Montmartre, au Sacré Coeur, à la Bastille sur les Champs Elysées, à Notre Dâme ... peu importait les endroits. Chaque ruelle, chaque pavé, chaque avenues étaient gravés de ces quelques notes harmonieuses. Certains auraient dit que c'était une chanson ringarde, démodée mais tu t'en foutais d'être considérée comme vintage ou comme une nana rétro. Cette chanson, c'était la votre tout simplement. Une fois arrivée devant chez elle tu finissais de la chanter avant qu'elle ne coupe le moteur. Tu sortais de la voiture d'un bond alors qu'elle montait le son pour vous laisser finir votre petit numéro. Debout, en plein milieu de la rue, vos corps se déchainaient comme ceux de deux adolescentes ivres d'étourdissement et de jeunesse. Vous éclatiez de rire tout en continuant de danser, de vous faire virevolter jusqu'à sentir vos têtes tournées. Une fois la chanson terminée vous tombiez dans les bras l'une de l'autre en riant. Voilà, c'était certainement ça la vrai amitié. La folie mutuelle. Une fois ce petit passage passé elle ouvrait la porte de votre appartement en te laissant passer. A peine tu avais mis un pied à l'intérieur que Napoléon vous sautait dessus. Nap' tu serais gentil de ne pas me lacérer les mollets s'il te plait. Le chien d'Andy était adorable mais légèrement trop fusionnel. Il ne supportait pas la solitude alors dès que vous mettiez un pied à l'intérieur c'était des scènes de démonstration improbable. Andy s'éclipsait pour vous faire des cocktails alors que tu déposais ta veste sur le boudoir du canapé. Tu regardais le chevalet ou traînais l'une de tes peintures à demi entamée quelques mètres plus loin. Tu l'avais commencé le matin même ou Théo avait décidé de mettre un terme à votre relation. Tu n'avais pas trouvé le courage de le terminer et dans le fond tu savais qu'elle serait à jamais inachevée. Elle te rappelait trop ses traits et ce qui s'était passé. Tu détournais rapidement la tête sentait l'émotion te traverser et attrapais promptement le Mojito qu'Andy te proposait. Je suis heureuse de constater que tu n'as pas brûlé l'appartement Plus maladroite ce n'était pas possible et pourtant c'était l'un de ses défauts qui te faisait craquer. Elle était mignonne à foirer le plus primaire de ses plats et parfois pour lui faire plaisir, lorsqu'elle insistait tu la laissais derrière les fourneaux. Enfin ça, c'était avant qu'elle réussisse l'exploit de ruiner des spaghetti carbonara. Encore aujourd'hui vous vous demandiez comment c'était possible de louper ça. Toi aussi tu m'as manqué Tu attrapais doucement sa main que tu glissais dans la tienne l'espace de quelques secondes. Tu t'affalais dans le canapé en face d'elle et ta tête pivotait dans sa direction dès lors qu'elle t'affirmait ne pas être là ce soir. Son air mutin et sa voix quelque peu innocente te mettaient immédiatement la puce à l'oreille. Quoi ? Et là le prénom de Yulian franchissait ses lèvres. Tu t'immobilisais quelques secondes et abaissais ton cocktail que tu t'apprêtais à siroter. Yulian ? Tu ne savais pas vraiment quoi en penser en réalité. C'était une personne qui t'était très chère mais tu ne savais pas si c'était une bonne idée qu'il copule avec ta meilleure amie. Il était dans des trafics pas très nets et même si tu étais consciente qu'il n'impliquerait jamais Andy là dedans tu ne pouvais pas t'empêcher d'être inquiète. Chose légitime quand on voyait la maladresse de ton amie et son don pour s'attirer des ennuis, don que tu partageais d'ailleurs soit dit en passant. Fais attention d'accord ? Tu n'avais pas envie qu'elle se brûle les ailes une deuxième fois. Tu te doutais que c'était purement sexuel étant donné les sentiments qu'elle ressentait pour Sathias. Elle ne t'en parlait pas mais tu le savais, c'était comme ça. Tu la connaissais par coeur et elle n'avait pas besoin de te dire ce qu'elle ressentait, parfois même tu le devinais avant elle. Je l'apprécie beaucoup, c'est quelqu'un de bien. Yulian était un homme intègre et délicat. Il avait un côté très sombre mais c'était aussi ce qui faisait le charme de sa personnalité. Andy acquiesçait d'un signe de tête alors que tes propres paroles te revenaient en tête : Un homme bien. Oui, comme Théo quoi.





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Toi et Arjan, c'était une belle histoire d'amitié, qui durait depuis des années. Tu l'aimais plus que tout, cette fille. Cette fille qui avait toujours été là pour toi, cette fille qui veillait sur toi, cette fille sans qui tu ne serais pas grand-chose. C'est elle qui rythmait tes rires, tes larmes, elle. Arjan. Tu prenais Napoléon dans tes bras et embrassais sa truffe en souriant à Arjan, qui lui demandait de ne pas lui lacérer les mollets. Il est trop mignon regarde cette petite tête ! Bon, ok, il était quand même gros pour son gabarit, il faut dire qu'il mangeait tout et n'importe quoi, même tes plats brûlés. Lui, il t'aimait réellement, au moins. Tu le reposais, manquant de tomber alors qu'il se faufilait entre tes pattes et tu grommelais, avant de préparer tes mojitos pendant que ta meilleure amie se mettait à l'aise. Tu la rejoignais alors et faisais tinter ton verre contre le sien avant de boire une gorgée du liquide mentholée. Bon, il était quatorze heures et ce n'était clairement pas une heure pour boire des cocktails mais peu importe, c'était mieux qu'un chocolat chaud déprimant. Tu posais rapidement le sujet Yulian sur le tapis, et te tournais vers Arjan, qui ne semblait pas quoi penser de tout ça. Yulian, tu t'amusais avec lui, simplement, il n'y avait rien de plus. Il satisfaisait tes désirs de façon largement honorable et ça te suffisait largement. Ta meilleure amie te mettait en garde et tu acquiesçais avec un sourire. Tu savais bien que Yulian n'était pas très clair, il ne t'en avait jamais clairement parlé mais tu le savais, Arjan t'avait déjà fait quelques allusions là-dessus. Oui promis. Tu la rassurais et posais ta tête sur son épaule en buvant une nouvelle gorgée du liquide. Elle ajoutait qu'il était quelqu'un de bien et tu acquiesçais lentement. C'était vrai, il était quelqu'un de bien, il n'y avait rien de méchant en lui. Mais tu savais bien que cette phrase à l'air anodin ne l'était pas tant que ça, et qu'Arjan pensait à Théo. Tu la connaissais par coeur, comme elle te connaissait toi. Vous devriez vous parler, avec Théo. Tu ancrais tes yeux gris dans les siens, d'une couleur noisette qui te rassuraient énormément, à chaque fois que  tu doutais ou que tu avais de la peine. Tu l'aimes, ça se voit, ne le laisse pas partir. ajoutais-tu doucement, d'une voix basse, comme une confidence. Tu souriais à ta meilleure amie et remettais une mèche de ses cheveux en place, avant de lui embrasser la tempe tout doucement, dans un baiser semblable à une caresse. Arjan, ton rayon de soleil, était voilé par la tristesse depuis quelques jours, et tu ne supportais pas ça.
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 Elle promettait doucement en tripotant ses cheveux couleur blé derrière son oreille. Tu t'installais plus confortablement dans le canapé en repliant tes jambes sous toi. Tes lèvres se posaient sur le rebord de ton lèvre appréciant la saveur sucrée sur ta bouche et l'acidité de l'alcool dans ta gorge. Tu t'enfermais dans ton silence alors que tes derniers mots résonnaient dans ton esprit quelque peu torturé. Quelqu'un de bien. La voix de ta meilleure amie te tira de ta rêverie et c'est lorsqu'elle mentionnait Théo que tu te rendais compte de la force de ton amitié. Tu n'avais pas eu besoin de décrocher un mot ni même de poser tes opales sur elle qu'Andy avait immédiatement compris. Lorsqu'elle prononça le prénom de Théo tes doigts se resserraient un peu plus sur ton verre et ton visage se ferma instantanément. Tu refoulais la douleur omniprésente dans ton coeur depuis presque une semaine déjà et tu te mordais fiévreusement la lèvre comme pour contrer le surplus d'émotion qui t'habitait. Andy savait à quel point tu étais attachée à cet homme mais il était trop tard pour tenter de réparer les pots cassés. Tu étais l'auteur du carnage entre vous et il n'y avait plus rien d'autre à faire que d'attendre que ce truc au fond de ta gorge, de ton corps se tasse. Tu déglutissais difficilement alors que ta tête pivotait dans la direction d'Andy en face de toi. C'est trop tard Andy. C'est fini. Tu ne désirais pas t'étendre plus le sujet mais ta meilleure amie ne lâchait pas prise si facilement. Elle se redressait sur son fauteuil et ses yeux inquisiteurs se posaient sur toi. Elle t'observait comme si tu risquais de te briser à tout moment et ça te rendait encore plus nerveuse qu'à l'accoutumée. Tu n'étais pas être le centre d'attention et pourtant tu savais qu'elle était en train de te sonder pour estimer les dégâts que cette perte t'avait causé. Tu l'aimes ça se voit, ne le laisse pas partir Tu manquais de lâcher le verre que tu tenais dans tes mains mais tu le rattrapais au dernier moment. Tu savais pertinemment qu'elle essayait de t'extraire la douleur qui te rongeait mais ses mots étaient comme un coup de fouet. Ils lacéraient chaque partie de ton corps sans que tu ne puisses véritablement les contrer. Tu inspirais profondément et au lieu de te laisser submerger par le chagrin tu décidais de te battre cette fois. Il n'était plus question de verser une larme, de te noyer dans cette plaie qui s'infectait de jour en jour.Il m'a abandonné Andy. Il est parti. Tu n'avais pas envie de te pencher là dessus en cet instant. Tu avais passé toute ta semaine à broyer du noir et à te demander ce qu'il faisait, avec qui il était, comment il se sentait, est ce qu'il souffrait et cette fois, pendant une minute tu avais envie d'écraser toutes ses pensées qui te submergeaient. Tu n'étais pas prête à le laisser partir mais tu n'étais pas prête non plus à le retenir. Il t'avait fait comprendre que c'était des adieux, par un au revoir. Il m'a dit adieu, pas au revoir. Elle tentait de surenchérir mais ton regard l'en dissuadait. Tu n'avais pas envie de parler de Théo, il était temps que tu te protèges, que tu te préserves et ça commençait par éviter de prononcer son prénom. Il te fallait du temps pour panser tes blessures et non pas pour essayer de réparer quelque chose qui semblait définitivement briser. Je dois te demander quelque chose Andy Cette fois l'intonation de ta voix montrait à quel point ce que tu t'apprêtais à dire était sérieux. Plus question de plaisanterie ou de chants d'enfants. Non seulement cet instant suspendu dans le temps entre elle et toi et cette question qui te brûlait les lèvres depuis plusieurs semaines.   Est ce que tu es amoureuse de lui ?   Inutile de préciser de qui tu parlais, vous étiez au dessus de ça toutes les deux.










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Tu pouvais sentir le corps de ta meilleure amie se tendre immédiatement lorsque tu prononçais le prénom de Théo. Tu buvais une gorgée du cocktail en l'écoutant te dire que c'était fini. Tu n'en croyais pas un mot. Sathias et toi, c'était fini, mais Arjan et Théo, c'était impossible. Tu en étais convaincue, tu pouvais le voir, le sentir quand ils étaient ensemble dans la même pièce, il y avait cette tendresse mêlée à l’électricité inimitable que provoquait les sentiments.  C'était impossible que ça soit terminé entre eux, ça ne l'avait jamais vraiment été, depuis le jour où ils se sont rencontrés. Elle ajoutait que Théo ne lui avait pas dit au revoir mais adieu et tu comptais répliquer mais le regard de ta meilleure amie t'en dissuadais. Il n'y avait jamais d'adieu dans la vie, tu en étais persuadée. Peut-être que tu étais trop naïve mais tu aimais penser qu'une personne, quand elle entrait dans ta vie, était faite pour y rester. Peu importe les sentiments, peu importe tout ce qu'il se passait autour. Tu faisais tourner doucement le liquide transparent et pétillant dans le fond de ton verre en baissant les yeux. Arjan se relevait alors légèrement et son ton était maintenant très sérieux. Tu haussais un sourcil en te tournant vers elle et elle te posait la question que tu redoutais certainement le plus au monde. Sous l'effet de la surprise, tu lâchais ton verre qui venait s'éclater contre le plancher et tu détournais les yeux de ta meilleure amie en lançant un juron. Putain. Tu étais très maladroite, mais aussi, il fallait le croire, très facilement déstabilisée. Tu te levais pour aller chercher le matériel pour éponger tout ça, faisant attention à ne pas te couper avec le verre brisé. Arjan te regardais faire sans bouger, certainement surprise de t'avoir si vite et si facilement déstabilisée. Tu t'arrêtais alors, à genoux sur le plancher, et plongeais tes yeux dans les siens. Elle avait compris, tu le savais. Vous n'en aviez jamais reparlé, ce n'était pas un sujet que vous abordiez facilement, à cause de la situation délicate qui s'était greffée tout autour ces derniers mois. J'ai jamais réussi  à l'oublier Lilo. Lilo, ce surnom que tu aimais lui donner, raccourci de son second prénom, Liloé. Tu soupirais et terminais d'éponger ta connerie avant de tout jeter à la poubelle et de revenir vers Arjan, restant debout face à elle. Et lui aussi, c'est quelqu'un de bien. ajoutais-tu doucement, dans un souffle. Tu plongeais tes yeux dans ceux de ta meilleure amie, tu ne savais pas comment t'exprimer face à elle à propos de tes sentiments pour Sathias. Et tu ne pouvais pas t'empêcher de penser à eux, ensemble. A chaque fois que tu les voyais se voler un baiser, même pour faire semblant, à chaque fois qu'il passait son bras sur sa fine taille. A chaque fois, ça te faisait un peu plus mal et pourtant, tu ne disais rien. Tu acceptais la situation, tu n'avais de toute façon pas le choix. Tu savais très bien qu'ils se détestaient, mais tu savais aussi que tout ça pouvait s'améliorer. Ils étaient deux personnes exceptionnelles, et au fond de toi, tu savais qu'ils pouvaient s'entendre, voire même beaucoup plus que ça. Tu soupirais et chassais ses pensées de ta tête en te concentrant à nouveau sur Arjan. Enfin ça n'a pas d'importance, c'est fini tout ça.
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 Sathias. Le seul point noir à l'horizon, le spectre de tes relations passées et à venir. C'était très délicat d'aborder ce sujet avec ta meilleure amie mais il fallait absolument que tu saches de quoi il retournait. Tu connaissais Andy par coeur, à tel point que tu aurais pu mettre des mots là ou elle n'y arrivait pas. Sathias, sans aucun doute sa plus grande faiblesse. Ce prénom tu l'avais entendu des millions de fois et ce sous toutes les coutures. La colère, la tristesse mais aussi l'enthousiasme, l'excitation et puis l'extase. Leur idylle avait commencé quelques mois avant les prémisses de quelconques fiançailles entre vous. Tu te souviens de ce jour ou elle était venue te voir toute émoustillée à l'idée de t'annoncer la nouvelle. Une semaine après ton père avait posé les pieds dans le plat et la réalité avait repris le dessus sur ce plaisir à peine consumé. Tu n'avais pas attendu que ce soit Sathias qui lui en parle le premier estimant que c'était à toi que revenait cette responsabilité. Dès qu'elle apercevait Sathias tu voyais la même peine, la même ruine dans ses prunelles que lorsque tu lui avais annoncé que tu allais lui subtiliser l'homme qu'elle aimait. Au départ elle était passée par le déni, riant à gorge déployée que ce serait un comble pour vous deux qui ne pouviez même pas vous regarder dans les yeux et puis elle s'était rendue compte que ce n'était pas vaste fumisterie. Elle avait tenté de se protéger en mettant des barrières entre elle et Sathias et puis finalement elle s'était laissée submergée par le chagrin. Tu n'aurais certainement pas pu lui faire plus de mal qu'à cet instant ou tu avais prononcé le mot "fiancé". Les choses étaient loin d'être faites comme elles l'étaient actuellement mais la plaie était bel et bien là. Tout le poids de sa douleur s'était transférée sur Sathias qu'elle avait rejeté. Elle ne t'avait pas expliqué mais tu avais compris qu'elle ne tolérait pas son choix de l'abandonner sachant que c'était un mariage arrangé. Il était celui qu'elle désirait, qu'elle aimait et sans doute qu'elle ne lui pardonnerait jamais. Ou tout du moins pas maintenant. Une seconde à peine après que tes lèvres se soient refermées silencieusement le bruit sourd d'un verre qui éclate par terre vrillait dans tes tympans. Tes opales se posaient sur Andy qui rougissait sans réussir à contenir ses émotions plus longtemps. Elle filait ramasser les morceaux et c'était lorsqu'elle relevait la tête vers toi en revenant qu'elle devinait que tu avais compris. En réalité tu n'avais jamais cessé de croire qu'elle l'aimait. Elle avait beau se cacher derrière un masque d'indifférence, cela ne faisait que renforcer toute la fragilité de ce qu'elle ressentait. Tu comprenais que c'était des sentiments trop étouffants pour elle mais fuir n'était certainement pas la meilleure solution à ses problèmes. Je sais. Et cela a toujours été le cas. Du plus loin que tu te souviennes elle avait toujours été attirée par cet homme auquel tu ne trouvais rien. Elle était la seule capable de lui trouver les qualités nécessaires à l'élever au rang des bons hommes. Toi, c'était ton fiancé et pourtant tu ne voyais rien d'autre qu'un enfant capricieux et mal élevé. Elle rajoutait une phrase qui te clouait littéralement sur place. Un homme bien ? Tu en doutais fortement. Tu hésitais quelques secondes mais tu ne pouvais t'empêcher de dire ce que tu ressentais vis à vis de tout ça. Ce n'est pas comparable. Là ou Théo est doux, calme, avenant, Sathias est abrupte, désinvolte et individualiste. Ce sont plus que des paradoxes ou des opposés contraires Andy. Si tu dis que c'est un homme bien alors tu as sans doute raison mais ... j'ai un doute sur la question. . Tu ne pouvais pas t'empêcher de comparer l'homme que tu aimais à l'homme auquel tu étais fiancée. Deux âmes totalement antinomiques qui te faisaient difficilement accepter toute l'ironie de la situation. Andy restait silencieuse quelques secondes et tu devinais qu'elle s'abandonnait totalement dans les souvenirs de leur histoire passée. Tu te mordillais la lèvre, préférant ne pas interrompre le fil de ses pensées. C'est lorsqu'elle t'affirmait que tout ça était définitivement fini que tu te levais pour prendre place dans son fauteuil. Elle se poussait légèrement et avec vos poids plumes vous arriviez facilement à tenir dans un seul et même sofa bien que vos postures soient légèrement singulières. Tes lèvres se posaient sur le sommet de son crâne alors que tes bras l'entouraient doucement. Ces fiançailles ont déjà ruiné une histoire, ne les laisse pas en ruiner une autre s'il te plait. Il était trop tard pour toi, ou du moins c'est ce que ton esprit se forçait à croire alors que c'était loin d'être le cas pour Sathias et Andy.













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Tes dernières paroles sonnaient comme une résignation. C'était bel et bien fini, depuis plus d'un an maintenant. Tu soupirais et Arjan critiquait ta comparaison entre Théo et Sathias. Tu l'écoutais, le portrait qu'elle te peignait de ton ex petit-ami était réel, mais il n'était pas que ça. C'était ce qu'il voulait bien lui montrer, c'était sa façon de se protéger. Crois moi Arjan, quand tu apprendras à le connaître, tu découvriras vraiment comment il est. Tu souriais légèrement et te mordais la lèvre, comprenant ce que tu venais de dire. Si elle apprenait à le connaître comme toi tu le connaissais, Arjan pourrait facilement craquer. Parce que Sathias était comme ça. Quand on le connaissait, on ne pouvait plus se passer de lui, quitte à se brûler les ailes et tomber. Comme tu l'avais fait, comme tu le faisais encore. Tu t'installais sur le fauteuil et Arjan te rejoignais, déposant un tendre baiser sur ton crâne. Tu souriais et calais ta tête contre la sienne alors qu'elle te serrait dans ses bras. Tu la laissais te bercer lentement et fermais les yeux, en lui caressant tendrement le bras, laissant tes doigts glisser sur sa peau doucement. Les paroles de ta meilleure amie te laissaient dubitative. Tu ne savais même pas si il y avait encore une histoire, entre toi et Sathias. Tu l'avais pas revu depuis longtemps, et à chaque fois que tu le voyais, ce n'était clairement pas la joie entre vous. Tu relevais la tête vers elle et remettais une mèche de ses cheveux en place. Il n'y a plus de nous depuis longtemps, tu sais. Par contre, je sais qu'entre toi et Théo, rien n'est perdu, tu verras. Tu ne pouvais pas non plus lui promettre que ça allait s'arranger, tu ne faisais pas des promesses que tu ne pouvais pas tenir, et entre vous, les promesses étaient très importantes. Alors non, tu ne pouvais pas lui promettre que ça allait s'arranger entre eux, mais tu en étais persuadée, pourtant. Tu ne savais pas pourquoi, tu le sentais, vraiment. Tu te plongeais à nouveau dans tes pensées. Il était vrai que depuis que tu avais rencontré Sathias, peu importe le nombre de mecs que tu avais rencontré, avec qui tu avais couché ou flirté, il avait toujours été dans ta tête, tout le temps, même quand tu avais essayé de le repousser au plus profond de ton esprit. Il me manque. Mais je ne pense pas lui manquer, au contraire.
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 Les dires d'Andy sur la personne de Sathias t'arrachaient un sourire mutin. Découvrir vraiment comment il était ? Cela faisait un an maintenant que cette histoire de fiançailles était venue vous trouver et tu avais eu tout le temps de le connaître. Tu te mordillais la lèvre inférieure non sans cacher ta perplexité quant à ce qu'elle était d'insinuer sur son cher et tendre. Il était peut être son meilleur ami, celui pour lequel son coeur battait mais c'était loin d'être la même chose en ce qui te concernait. A tes yeux Sathias restait un homme désinvolte, égoïste et méprisant, loin de l'image parfaite dont s'en faisait ta meilleure amie. Tu trempais tes lèvres dans ton cocktail afin de ne pas dire une parole de trop. Andy pouvait se montrer plutôt sensible à son égard et ton but n'était pas de la blesser, bien que lui ouvrir les yeux n'aurait pas été de trop. Je doute qu'on apprenne à se connaître un jour Andy Tu doutais fort du fait que vous alliez vous découvrir des intérêts communs ou une quelconque passion mutuelle dans les temps à venir. Il suivait le fil de sa vie comme il l'entendait et ça en était de même de ton côté. S'il désirait être en couple cela n'était pas ton problème tant que ça n'entachait pas votre couverture, c'était convenu. Tu tâtais le terrain à ce propos avec Andy mais elle t'expliquait que leur relation était morte avant même d'être réellement née. Tu baissais la tête consciente que tu avais une part importante dans ce mal qui la rongeait. Tu t'apprêtais à répliquer lorsqu'elle mentionna ta relation avec Théo. Ton corps entier se crispait alors que tes opales se noircissaient légèrement. Le chagrin commençait doucement à faire place à la colère et tu ne souhaitais pas remettre cette discussion sur le tapis. Si tu n'essayes pas tu ne sauras pas avec Sathias. Et de ce que j'ai pu apercevoir chez lui c'est que c'est pas franchement une personne très démonstrative Andy alors ne t'attends pas à ce qu'il te tombe dans les bras si tu ne te bats pas. Tu t'éclaircissais la gorge en prenant conscience que tu étais en train de donner des conseils à ta meilleure amie pour qu'elle récupère ton fiancé. L'incohérence de la situation te tirait un petit sourire que tu enlevais dès lors que tu te rappelais les propos de la blonde sur Théo. J'en sais rien Andy, honnêtement. Il m'a dit adieux et ça sous entend qu'il est temps pour moi de l'oublier. Tu n'étais pas certaine d'en être capable, après tout il était question de Théo mais tu te devais d'essayer. Tu ne pouvais pas marcher à l'aveugle en ayant peur de te confronter à chaque obstacle sous prétexte qu'il n'était plus là pour te guider. Andy finissait par avouer que Sathias lui manquait et tu attrapais sa main doucement entre la tienne. Tu le savais elle n'avait pas réellement besoin de le préciser mais le fait qu'elle le dise à voix haute exprimait à quel point c'était vrai. Tu ne comprenais pas qu'un homme comme lui puisse manquer à quelqu'un mais tu te taisais. Tu respectais les sentiments de ta meilleure amie même s'ils te paraissaient aberrants. Ne pense pas pour Sathias Andy. Je pense que lui même n'a pas la moindre idée du foutoir qui se passe dans sa tête. Et là honnêtement c'était on ne peut plus vrai ce que tu étais en train de dire. Cet homme avait l'air d'être perdu, désinvolte, désabusé de tout et de tout le monde et ce côté de sa personnalité te faisait horreur. Il paraissait fade, sans passion, sans attache, sans vie quoi.










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