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 even the nicest people have their limits (arjan)


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EVEN THE NICEST PEOPLE HAVE THEIR LIMITS

w/ Arjan L. Callas & Sathias Maes

Ce repas te paraissait interminable, le mélange subtile d’odeur sucré et salé enveloppait la salle à manger bien remplie. Ton bras était posé derrière les épaules d’Arjan, t’imposant une proximité avec cette dernière tout en maintenant à ta façon une distance adéquate. Sa main posait sur ta cuisse, elle, trahissait la nervosité et l’énervement de mademoiselle Callas. Il était déjà bien difficile de jouer le jeu quelques heures, alors tout un repas entier, un supplice que vous dissimuliez à merveilleux derrière des sourires et des paroles mensongères. Ton père ne cesse de te regarder, arborant comme à son habitude ce masque froid et fermé lorsqu’on en venait à parler de tes études. Qu’importe son avis, être sa fierté ne faisait pas partis de tes priorités au contraire de ta mère qui ne cessait de vanter ton talent auprès de ses amis ou de la mère d’Arjan. A la fois gênant et satisfaisant. De ta mère libre, tu piquas une fraise qui traînait encore dans ton assiette pour la porter à ta bouche. Le repas s’éternisait et ton impatience était mise à rude épreuve. « Il faudrait penser à une date pour le mariage. » lança soudainement ta mère, joignant ses mains devant elle, en une phrase elle retint l’attention de la salle. Ton regard s’assombris et se posa sur ta génitrice, elle qui avait toujours clamé haut et fort qu’elle était de ton côté et qu’elle n’essayerait jamais de te mettre dans une position de faiblesse, venait en quelques mots rompre sa promesse. « Inutile de précipité les choses, nous n’avons même pas terminé nos cursus respectifs à l’université.» Tu tentais à ta façon de retarder encore l’inévitable. Le regard pesant de ton père ne faisait qu’accentuer ton impatience légendaire et tu préférais quitter la table quelques secondes pour prendre l’air. A peine avais-tu mis le pied dehors que tu sortis de ta pochette ton paquet de cigarette. Portant à tes lèvres ce plaisir empoisonné, t’embrasas l’extrémité à l’aide de ton briquet fétiche. Une épaisse fumée blanche ressortit de ta bouche, s’évaporant dans l’air encore fraîche pour un mois de mars. Prenant appuie contre la poutre à ta droite, tu laissas la pression retomber. Ton regard se perdit dans l’étendue verte qui se dépeignait devant toi, jusqu’à ce que le temps impartie que t’offrais l’action de fumer une cigarette s’estompa dans une dernier bouffée. Ecrasant cette dernière dans le cendrier, tu retournas à l’intérieur, arborant de nouveau ton plus beau sourire. L’ambiance de la salle semblait tout aussi conviviale qu’au début du repas et il semblait que le léger accident dont tu étais l’acteur principal était oublié. Posant ta main sur l’épaule d’Arjan, tes lèvres vinrent se poser sur le sommet de son crâne, afin d’illustrer ton attachement envers cette dernière. Le père d’Arjan jeta un regard furtif à sa montre et d’un trait il finit le verre qu’il tenait entre ses doigts. « Charles il est temps que l’on retourne au cabinet pour qu’on parle de cette fameuse affaire. » Un regard complice s’échangea entre les deux patriarches et d’un commun accord silencieux, ils prirent congés pour retourner travailler. Vos mères commencèrent à débarrasser la table et tu te permis de te balancer sur ta chaise, chose que ton père haïssait plus que tout. Il t’avait toujours sermonné pour cette habitude grotesque et dangereuse, mais tu avais toujours gardé cette manie. « Sathias je dois aller faire quelques courses avec la mère d’Arjan, ça ne te dérange pas de la ramener chez elle. » Comme si en tant que fiancé en bon et du forme ça te déranger de ramener la femme de ta vie chez elle, à l’accoutume vous auriez sûrement partager un dernier verre et pourquoi pas partager un moment d’intimité à deux. « Pas du tout. Je m’occupe d’elle. » finis-tu par dire à ta mère, provoquant ainsi un soupire dissimulé de la part de l’italienne. T’entendis la porte d’entrée se refermer dans un claquement sourd et tu pus enfin te relever et détendre tes muscles endoloris par toute cette tension. « J’ai des choses à faire alors si tu pouvais bouger tes fesses ça m’arrangerais. » La délicatesse de tes propos illustrait parfaitement les réels sentiments que tu avais à son égard. Qu’importe ce que décidais vos parents, elle serait à tout jamais une personne exécrable et bonne à te pourrir la vie jusqu’à ta mort sûrement. T’enfilas ta veste, sortant les clés de ta voiture de ta poche, tu posas ta main sur la poignet de l’entrée et tu fus surpris qu’elle ne s’ouvre pas lorsque tu la tiras vers toi. Tu tentas une deuxième tentative, mais le résultat fut le même : fermé. Tu fronças les sourcils agacés par cette petite erreur de parcours. Appelant à la suite ta mère et ton père, tu ne fus pas surpris de n’avoir la réponse ni de l’un, ni de l’autre. A quoi bon avoir des téléphones pour ne jamais y répondre. Le tapotant de pied d’Arjan derrière toi, ne fit qu’accroître ton agacement. « Taper du pied de façon perpétuel n’arrangera rien à la situation ! » lanças-tu violemment avant de contourner cette dernière. « Alors à moins d’avoir une solution intelligente, nous sommes coincés ici jusqu’au retour de nos parents … » La journée était déjà difficile, mais les choses n’allaient sûrement pas aller en s’arrangeant.
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 Ce repas était sans aucun doute le repas le plus interminable de l'histoire de l'humanité. Le bras de Sathias autour de tes épaules t'irritait à un point que tu ne saurais décrire tandis que tes propres doigts se balançaient nerveusement sur sa cuisse. Les minutes s'écoulaient et tu avais de plus en plus de mal à faire semblant. Ton corps se crispait à chaque remarque de tes parents sur cette union désobligeante et ça mettait tes nerfs à vif. Sathias semblait relativement calme contrairement à toi même si tu devinais dans son expression la même tension dont tu faisais preuve en massacrant sa peau. Tu sentais les regards inquisiteurs de tes parents sur ta personne et tentais d'en faire abstraction pour l'instant. Ta main libre attrapait délicatement ta flûte de champagne alors que la mère de Sathias décidait au même moment de convenir d'une date pour le mariage. Tes doigts se crispaient autour du verre faisant apparaître la jointure blanche de ta peau d'ivoire. Le cristal vibrait presque contre ta paume à quelques secondes de se craqueler en plusieurs morceaux. Sathias décidait d'intervenir en gratifiant sa mère d'une réflexion pour le moins pertinente. Vos études. Effectivement le fait de finir diplômée était la première de tes priorités en comparaison avec cette alliance qui n'avait rien de légitime à tes yeux.  Oui ça semble clairement prématurée à ce stade là   Ta patience s'amenuisait et tu le ressentais à chaque seconde qui s'écoulait. L'intonation de ta voix était plus sèche que tu ne le désirais vraiment et les yeux réprobateurs de ta mère finissaient de t'incriminer. Sathias choisissait ce moment pour s'extraire de table en direction de la cuisine. Sa façon de glisser sa main dans la poche et de caresser son menton faussement nonchalamment t'indiquait que c'était un peu trop pour lui aussi. Tu te décontractais légèrement lorsque son bras quittait tes épaules malgré que tes opales restaient rivées à ton assiette. La nicotine était loin d'être un de tes substituts mais tu ne pouvais t'empêcher de penser que ça aurait épargné tes oreilles douloureuses d'être dehors en train de fumer. Au lieu de ça tu devais supporter les jérémiades incessantes de vos parents sur la difficulté des affaires et la complexité de la concurrence. Cela t'importait peu, non pas que tu étais à des années lumières de tout ça mais ta rancoeur envers eux était tenace. Lorsque Sathias revenaient les verres tintaient entre eux, s'entrechoquaient dans une amitié familiale à peine dissimulée. La main de Sathias reprenait ses droits en se posant délicatement sur ton épaule alors que ses lèvres franchissaient le sommet de ton crâne. Tu te crispais comme à ton habitude, un toc machinal surement perceptible à ses yeux mais non pas aux yeux de vos parents. Il prenait place à côté de toi lorsque ton père prétextait une affaire urgente à régler de toute vitesse. Tu n'eus pas le temps de réagir que c'était au tour de vos mères de prendre la fuite et de vous laisser seuls tout les deux. Une fois la porte fermée derrière vos géniteurs tu laissais filtrer un soupir de soulagement. Tu te dégageais de l'étreinte de Sathias en te mordillant les lèvres l'air songeur. Sa voix te ramenait à la réalité de la plus délicate des façons. C'était du Sathias tout craché, ça l'aurait écorché de faire preuve d'amabilité.  C'est comme si c'était fait. Ce n'est pas que ta compagnie est désagréable mais ta vue m'est difficilement supportable   Et c'était certainement le truc le plus sincère que tu avais dit de la soirée. Il n'était plus question de faux semblants entre vous et l'un comme l'autre vous ne preniez pas de gants pour vous dire la vérité. C'était l'envers du décor, les coulisses d'une union que vous n'aviez pas désiré tout les deux. C'était facile de jouer les amoureux transis mais c'était difficile de respecter une intimité inexistante. Sathias haussait les épaules en tentant pour la troisième fois d'ouvrir la porte. Sa façon d'être, sa désinvolture t'irritait au plus haut point mais tu préférais ne pas ciller. C'était pas le moment d'ouvrir une polémique sur son comportement. La seule chose à laquelle tu aspirais c'était de rentrer chez toi et d'oublier ce repas déplorable. Tu préfères que je tape autre chose peut être ? Tu n'avais pas réussi à contenir cette pique plus que mordante d'entre tes lèvres. Ce n'était pas dans ton habitude d'être aussi agressive. Toi tu étais plutôt calme, douce malgré ton caractère bien trempé que tu tentais de dompter. Malheureusement Sathias arrivait à te pousser dans tes retranchements et à faire ressortir les pires traits de ta personnalité. Le fait d'avoir des paroles lacérés en était la preuve flagrante. Et c'est pas sur toi qu'on va pouvoir compter pour trouver une solution intelligente Tu ne pouvais pas d'empêcher d'être mordante c'était plus fort que toi. Tu sentais bien que c'était les nombreuses heures passées à faire semblant qui dégoulinaient les unes après les autres sur tes lèvres salées. C'était trop pour toi et c'était ta façon d'extérioriser que de s'en prendre à ton fiancé. Fiancé. Rien que le mot t'agaçait. Tes clés elles sont ou ? Toutes les familles ont un double ... J'imagine que la tienne fait exception ? S'il y avait un double il se serait déjà précipité dessus comme si sa vie en dépendait.












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La main toujours positionnait sur la poignet, tu réfléchis à une quelque conque solution qui te ferais sortir de cette maison. T’étais en terre connue, ta mère avait cette délicate attention de toujours mettre un double des clés … Dehors. A travers la fenêtre tu observas le pot de fleur qui détenait la solution à ton problème. La voix d’Arjan te ramène sur terre et tu poses finalement ton regard sur cette dernière. Son regard trahissait son impatience et son ressenti à ton égard. Ses paroles résonnent dans le hall d’entrée, mais ne t’atteignent pas. Tu préfères que je tape autre chose peut être ? T’as bien une réponse à une question aussi stupide, mais se serait l’attaqué trop facilement. Tu la contournes tout en retirant de nouveau ta veste, la laissant tomber sur le fauteuil près de vous. Tu sentais son regard dans ton dos, et tu levas les yeux fatigué par tant de bêtises. Tu fouilles encore dans les poches de ta veste et de ton pantalon, pour être certain de ne pas passer à côté de ce que tu cherchais. Mais tu te voyais parfaitement mettre ton jeu de clé dans un endroit stratégie en rentrant dans ta voiture. Une valeur sur pour toi de les mettre là au moins tu ne les perdais pas. Et c’est lorsque tu en as le plus besoin que tu respectes cette règle que tu t’étais donné. Tes clés elles sont ou ? Toutes les familles ont un double ... J'imagine que la tienne fait exception ? Tu te retournes vers elle machinalement, ton regard s’assombrit et tu voudrais l’envoyer chier en bonne et du forme avec ses remarques inutiles, mais tu pris violemment sur toi pour ne pas utiliser des propos que tu regretterais sûrement. « Dans ma voiture. Et oui on a un double, mais ma mère le laisse toujours dehors, tu vois un double c’est plus pratique quand il est dehors que dedans … » Tu t’éloignes d’elle, t’imposes cette distance nécessaire entre vous deux afin de ne pas saturer ton taux de gentillesse à son égard. Naturellement, tu sors une cigarette de ton paquet que t’allumes directement après. Ton père serait irrité de te voir fumer d’une façon aussi nonchalante, combien de fois il t’a fait la moral par rapport à ton addiction. T’expliquant qu’avec ton asthme, fumer ne faisait qu’accentuer ton problème de respiration. Il est vrai que tu ressentais les effets quelques fois, mais tu parvenais toujours à reprendre le contrôle. Tu pris place sur le canapé, laissant tes pieds reposés sur la table basse. Tu relevas ton regard vers ta "fiancée" toujours figé devant la porte d’entrée. « Tu peux t’asseoir tu sais ça va durer un moment. » Tu coinces de nouveau ta cigarette entre tes lèvres, laissant quelques secondes plus tard la fumée ressortir de ta bouche. Quelques secondes tu songes à un plan B … Une idée te vient en tête, mais tu n’oses la mettre à exécution. Appeler Andy serait du suicide pour toi, elle qui ne te pardonnait pas une seconde d’avoir choisir tes fiançailles plutôt qu’elle … Tu te souvins encore de son regard lorsque tu lui annonças la nouvelle et surtout votre séparation imminente. Ce jour-là t’avait compris, qu’elle ne te pardonnerait jamais. Tu tentes pourtant le tout pour le tout en composant son numéro, quelques sonneries plus tard, tu tombas sur son répondeur … Un soupire s’échappa de tes lèvres. Au moins t’auras essayé. La présence soudaine d’Arjan à tes côtés te rappela sa présence au sein de la maison. Tu vins écraser ta cigarette dans le cendrier en face de toi et tu restas silencieux. Préférant te taire qu’avoir une discussion ennuyante et sûrement mouvementé avec cette dernière.
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Sa voix, tu ne la supportais pas c'était viscéral. Chimique. Physique. Tu exécrais l'intonation, les notes et même le contenu de ce qu'il émettait. Tu essayais de prendre sur toi mais ces derniers temps ta patience était réduite à néant. Tu avais presque plus la force de faire semblant et sans doute qu'il le ressentait. Ses traits tirés t'indiquaient qu'il était tout autant las que toi de cette situation, de cette union. Tu inspirais lentement essayant de faire le tri dans tes idées mais surtout d'apaiser cet rancoeur à son égard. Il était dans le même bateau que toi et vous auriez du vous soutenir tout les deux. Vous auriez du vous appuyez sur ce désaccord mutuel pour vous élever. Et non ... l'un comme l'autre vous étiez submergés par une amertume tenace. Si ordinairement sa personne t'indifférait c'était différent cette semaine. Chaque mot qu'il prononçait, chaque geste qu'il avait envers toi te mettait les nerfs à vif. Ta raison te soufflait qu'il fallait mettre un terme à cette aigreur mais c'était plus fort que toi. Il fallait un coupable, il fallait que quelqu'un paye pour cette perte qui te tordait les boyaux. Et tu avais décidé que ça allait être lui. C'était totalement irrationnel et tu le savais pertinemment mais tu n'arrivais plus à faire le distinguo entre la réalité et l'illusion. Tu te fichais de savoir ce que lui aussi pouvait ressentir tellement ta propre douleur t'aveuglait. C'était son nom qui avait mis fin à tout le reste. Peut être qu'il avait perdu tout autant dans la bataille mais tu étais capable d'affirmer qu'il n'avait certainement pas perdu pire. Parce que la vérité c'était qu'il n'y avait pas de plus douloureuse perte que celle qu'il t'avait arraché en signant ses papiers. Ces pensées virevoltaient dans ton esprit alors que ton corps faisait les cent pas dans le salon de Sathias. Tu étais en proie à tes propres démons et tu essayais tant bien que mal de te raisonner. Le fait d'être enfermée dans la même pièce que lui ne t'aidait absolument pas à relativiser alors tu baissais la tête pour ne pas avoir à l'affronter. Cela ne te ressemblait tellement pas une telle colère, une telle amertume. Toi tu étais celle qui surprenait par sa douceur, par sa fragilité. Qu'est ce qui t'était arrivé ? Qu'est ce qui vous était arrivé ? Un bout de papier. Un seul. Voilà la raison de tous tes problèmes. [color:be0d= #795BBF] Tu peux t'assoir ça va durer un moment Tu relevais la tête vers lui et t'étonnait de ce calme légendaire qu'il affichait. Comment arrivait-il à être si serein ? Tu comprenais que tu faisais fausse route lorsqu'il prenait une cigarette qu'il se dépêchait d'inhaler comme si sa vie en dépendait. Ses addictions n'étaient pas les tiennes mais pour une fois tu le comprenais. Tu t'étais bien perdue dans un surplus d'alcool lors de tes dernières soirées simplement pour oublier. Cela te faisait mal de l'admettre mais il avait l'air de réagir exactement comme toi. Là dessus vous étiez plus ou moins similaires même si c'était tout ce qu'il vous liait. Tu soufflais doucement et tu t'asseyais en face de lui. Tu attrapais ton verre de vin devant toi et tes doigts dessinaient inlassablement le contour du verre. Cela te calmait de répéter ses gestes avec une force machinal qui t'empêchait de réfléchir. L'art, le fait de traduire tes émotions sur du papier, sur quelque chose, c'était peut être la seule chose qui te calmait. Tu aurais souhaité envoyer un sms à Lenzo le priant de défoncer la porte, de venir te chercher mais ça allait plus l'inquiéter qu'autre chose. Il aurait été capable de refaire le portrait de Sathias et un conflit supplémentaire n'était certainement pas envisageable. Tu observes Sathias prendre son mobile et tenter d'appeler quelqu'un mais visiblement c'est un échec cuisant. Tu vois au dernier moment la tête de ta meilleure amie apparaître sur son écran et tu fronces les sourcils. Il est naïf au point de croire qu'elle va lui répondre ? Tu la connais plus que personne et tu sais à quel point elle peut être rancunière. Elle aurait pu t'en vouloir aussi, te haïr jusqu'au point de non retour mais elle ne s'était pas attachée à toi de la manière qu'elle s'était attachée à lui. Tu le voyais dans ses yeux lorsqu'elle prenait soin de ne pas le regarder, de l'ignorer. Tu voyais cet éclat de tristesse, son coeur se morceler sous ton doigt lié à celui de l'homme qu'elle avait aimé. Qu'elle aimait. En réalité tu n'en savais rien. Tu préférais éviter d'en parler parce qu'elle était trop fragile là dessus. Tu te retenais de lever les yeux au ciel mais tu ne pus t'empêcher de lui faire comprendre que ce qu'il faisait était inutile. Tu perds ton temps avec elle. Elle ne te répondra plus. Tu te fais du mal pour rien là. C'était un peu brusque de décoffrage mais c'était la stricte vérité. Elle n'était pas prête à lui pardonner pour une erreur que vous aviez été deux à faire. Peut être que tu étais aussi fautive mais néanmoins c'était son surplus de sentiments envers le jeune homme qui avait fait pencher la balance. Elle était de ton côté et tu sentais que ça le dépassait. Ses yeux clairs se mêlaient à tes yeux chocolats avec une fureur que tu ne lui reconnaissais pas. Ils reviendront pas Tu ne sais pas pourquoi tu avais employé le pluriel et tu le regrettais instantanément. Tu te mordais les lèvres et fusillais Sathias du regard de la même façon qu'il était en train de le faire pour toi. La prochaine fois ça se passe chez moi. Au moins on est assez clairvoyant pour mettre des doubles à l'intérieur et à l'extérieur. Tu savais qu'il allait te répondre qu'il n'y allait pas avoir de prochaine fois mais c'était se voiler la face. Vous vous étiez englués dans un filet dont il était trop difficile de vous dépêtrer. Faire marche arrière était inutile. Tu te mordais la lèvre, légèrement irritée de ce sourire au bout de ses lèvres.










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Les minutes passent, les moments passés au sein de la demeure se ressemblent et s’entremêlent, vous noyant dans une léthargie passagère où quelques secondes semblent être des heures. Tes mains se joignent, s’éloignent et tu sais quoi faire d’elle, tant l’impatience s’empare de tout ton corps. Tu tentes de trouver des solutions, tu tentes de t’extraire de cette situation infernale … Malgré ton acharnement, tu fais face à une multitude d’échec. L’enfer se dessine peu à peu, et ça devient étouffant de te trouver enferme, tel un prisonnier alors que tu étais dans ta propre maison. Après une énième tentative pour joindre Andy, tu finis par laisser tomber ton téléphone sur la table basse. Un soupire s’échappe de tes lèvres et la voix d’Arjan t’atteint finalement, comme si depuis tout ce temps ton subconscient avait abstraction de son être dans sa globalité. Ses paroles ne démontrent que la nature première de son caractère qu’elle semble se faire un malin plaisir à mettre en avant en ta présence. Il est vrai que tu n’appréciais pas lui parler, te confier à elle, était sûrement la dernière solution qui s’offrait à toi lorsque ça n’allait pas. Pourtant, tu cherches toujours quelques choses à partager avec elle, mais il y avait des sujets que tu préférais taire en sa présence et Andy en faisait partis. Tu te relèves, tu lui fais face. Ton regard pendant quelques secondes s’ancre au sien et tu cherches d’une quelque façon à comprendre comment elle avait jugé bon d’aborder ce sujet là … Tes sourcils se froncent. « Ecoute lorsque j’aurais besoin de tes conseils, je te ferais signe, pour l’instant si tu pouvais juste garder tes réflexions débiles pour tes potes ça m’arrangerais. » Tu voulais pas mâcher tes mots avec elle, tu ne voulais pas feindre la compensation en sa présence, elle méritait ce qu’il lui arrivait, tu méritais aussi sûrement ce qui t’arrivais un point c’est tout. Vous vous retrouviez tous les deux liés dans cette histoire et au lieu de faire front ensemble d’une certaine façon, vous préférez vous tirer dans les pattes. D’une certaine façon, vous avez choisis la solution la plus simple, vous détestez, vous déchirez jusqu’au point de non retour, jusqu’à ce qu’un jour votre mascarade se révèle au grand jour et ce jour là ironiquement vous seriez à votre tour les dindons de la farce. Ils reviendront pas. Dans un souffle, cette phrase résonne dans la pièce silencieuse et tu sens ta main se crisper autour de ton verre. Tu pourrais en apprendre plus, tu pourrais être à l’écoute pour son coeur meurtri, mais ce que tu voulais surtout c’était sortir d’ici, t’éloigner de cette atmosphère étouffante et oppressante. Tu voudrais répondre quelque chose, que ce soit positif ou négatif, mais tu restes silencieux. Tu sais qu’avec cette phrase elle avait balayé votre passé. Tu pensais construire ton présent et ton futur, sur ce passé que tu avais mis tout ton coeur à construire comme tu le souhaitais et l’année dernière vos pères avaient décidés d’un commun accord de faire de votre présent et votre futur quelque chose dont les seules maîtres seraient eux. « Pourquoi t’as accepté cet accord ? » demandas-tu soudainement. « T’aurais pu dire non à ton père que tu ne voulais pas, que tu ne souhaitais pas épouser quelqu’un que tu n’aimais pas. » Les mots sortent de ta bouche naturellement, tu t’étonnais de pouvoir apprécier pendant quelques minutes le regard d’Arjan sur toi, sans qu’un sentiment de dégoût t’écrase les entrailles. Tu savais pertinemment qu’elle te retournerait cette question, qu’elle te demanderait pourquoi toi, tu n’avais pas dis non. Tu ne sais pas, parce que peut-être qu’en disant oui les relations avec ton père s’arrangeraient … Finalement, elle ne faisait que se dégrader depuis sa décision, tu ne pouvais lui pardonner d’avoir décider seul de ton avenir.
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Dès que tu prononçais le prénom d'Andy ses yeux azurées heurtaient les tiens. Tu ne cillais pas et continuais sur ta lancée préférant faire preuve d'honnêteté. Elle ne reviendra pas et tu le savais. Ou du moins certainement pas maintenant. La décision de Sathias de mettre un terme à leur relation l'avait trop profondément affecté pour qu'elle puisse le pardonner. Ce n'était pas tes affaires dans la mesure ou leur relation étant antérieure à vos fiançailles mais il n'empêchait que tu ne supportais difficilement de voir Andy dans cet état. Elle essayait de ne pas en parler mais à vrai dire elle n'avait pas besoin d'ouvrir la bouche pour que tu comprennes à quel point ça la touchait. Tu reposais ton verre sur la table basse en silence essayant de ne pas penser à tes derniers mots. "Ils", au pluriel. Cela incluait forcément une personne dont tu ne souhaitais ni parler ni même évoquer dans votre conversation. Tu savais que si son prénom frôlait tes lèvres tu allais être hors de contrôle. C'était Sathias qui prenait la parole en premier et ses mots claquaient sèchement dans la pièce. Son ton était cassant et tu restais perplexe devant une telle réaction disproportionnée. Ta phrase n'avait pas une attaque personnelle mais il le prenait assurément comme telle. Tu ne cillais pas contentant de plonger tes iris noisettes dans les siennes bleutées. Tu attendais qu'il finisse de déverser son venin pour te lever soigneusement du canapé ou tu étais posée pour lui faire face. Ta réaction te trahit Sathias Tu n'avais pas l'habitude de prononcer son prénom et ça te perturbait même si tu n'en laissais rien paraître. Son blase claquait sur ton palais mais tu n'en faisais cas. Le fait qu'il s'emporte alors que tes propos étaient l'exacte vérité montrait à quel point tu avais touché le point sensible. Sa faiblesse ou du moins l'une de ses faiblesses. Il était loin d'être le surhomme qu'il laissait paraître avec sa désinvolture légendaire. Tu t'éloignais de lui ne lui prêtant plus aucune attention. Le fait qu'il t'envoie sur les roses avait réussi à te blaser plus qu'à réellement t'irriter. Tu étais las de cette mascarade, de votre relation qui n'en était pas une et de ses silences pesants. Ta tristesse remontait à la surface, profitant de la brèche entre vous pour te faire penser à ce que tu ne devais pas. Tes yeux scrutaient chaque détail de l'appartement, l'analysait entièrement dans une technique de fuite de tes propres sentiments. C'était la voix de Sathias qui te tirait de tes réflexions encore une fois. Sa question te prit de court et tu restais totalement désarçonnée face à ce qu'il te demandait. Tu essayais de répondre mais les mots s'écrasaient dans ta gorge. Tu cherchais une réponse mais rien ne te venait. Pourquoi ? Il y avait tellement de choses derrière tout ça et en même temps ça n'avait aucune signification pour toi. Sa deuxième question percutait ton esprit déjà endolori et tu le fusillais inconsciemment tes yeux. Tu aurais préféré qu'il se taise plutôt qu'il essaye de chercher à savoir ce qui vous liait. Les raisons du pourquoi qui t'avoir poussé à dire oui t'étaient encore étrangères à l'heure qu'il était. Le fait était que tu avais fait ça pour ta famille, c'était évident mais qu'est ce qui t'avait réellement forcé la main ? Ton père ? Ta mère ? Ou simplement pour assurer l'avenir financier de tes frères ? Tu n'en savais rien et tu ne voulais pas le savoir non plus. Le résultat restait le même : Une union marchandée que tu n'acceptais pas, toi, ni ton fiancé. Sa question t'irritait mais en même temps tu étais las de lui faire la guerre. Fatiguée de supporter tout un tourments de sentiments en même temps et la seule chose à laquelle tu aspirais à cet instant c'était l'espace de trêve qu'il te proposait. Ou du moins qu'il mettait en place en t'interrogeant sans aucun venin sifflant entre ses dents. Tu te retournais et tes mains s'appuyaient contre la commode derrière ton dos, ton regard s'ancrait au sien et tu te mordillais la lèvre inférieure. J'aurais pu, c'est vrai, tu as raison. Et qu'est ce que ça aurait été si tu l'avais fait ? Tu n'aurais certainement pas eu les lèvres salées à force de pleurer la perte de celui pour qui ton coeur battait à cet instant. Tes frères ne seraient pas en guerre contre ton père et ta mère ne serait pas déchirée entre deux parties à prendre. Ou peut être que si finalement, tu n'en savais rien. Peut être que tu serais moins malheureuse tout comme ça devait sans doute être son cas. Tu lisais une douleur silencieuse dans ses prunelles qui faisait inévitablement écho à la tienne. Tu le haïssais pour la perte de Théo mais il fallait reconnaître qu'il était le miroir de ce que tu ressentais. Il n'avait pas choisi d'être liée à toi,  de perdre Andy. Ce que tu ressentais, il le ressentait même si tu doutais que son amour envers ta meilleure amie était aussi fiévreux que celui qui te liait à Théo. J'imagine que c'est pour protéger les arrières de mes familles. Enfin de mes frères, dire que je fais ça pour mon père serait mentir.   Tu ne détestais pas ton paternel parce que tu avais ce lien du sang qui t'en empêchait et que les réminiscences de votre passé commun te submergeaient mais l'estime que tu lui portais à présent était moindre. Il n'était plus cet héros, ce sauveur auquel tu vantais le mérite à tes amies lorsque tu étais haute comme trois pommes. Ce temps était révolu tout comme l'innocence qui t'habitait à ce moment là. Tes yeux se baissaient sur le parquet quelques instants alors qu'une mèche de cheveux éclipsait une partie de ton visage. Lorsque tu relevais la tête vers lui Sathias te scrutait attentivement comme s'il attendait autre chose de ta part. Tu lui devais la vérité et tu tentais de lui donner mais même toi tu ne savais pas situer le faux du vrai. Je crois qu'il y a autre chose aussi. J'en suis pas certaine.   Tu t'arrêtais presque de respirer souffler de balancer ces quelques mots que même ton esprit refusaient d'assimiler. Tu t'arrêtais légèrement interdite par cette audace qui n'en était pas. C'était la première fois que c'était ton coeur qui parlait et non pas ton esprit qui te poussait à exécuter d'autrui. Sathias attendait et tu appréciais son silence, le fait qu'il ait compris qu'il fallait te laisser du temps avant que tu acceptes réellement de te livrer. Peut être même qu'il n'aurait pas insisté si tu t'étais arrivée là. Cependant tu avais envie de sortir cette plaie, ce fardeau que tu portais sur tes épaules ou dans ton palpitant. J'ai pris peur . J'ai eu peur de mes propres sentiments et de ce qu'ils allaient engendrer si tout ça continuait. J'ai fuit, tout simplement. Voilà. Et voilà c'était dit. Tu te sentais étrangement soulagé d'un poids malgré que ce n'était pas à la bonne personne que tu étais en train de le dire. Tu ne l'avais pas compris il y a encore quelques minutes encore mais tu mettais enfin des mots sur ce mensonge que tu trainais avec toi. Il y avait ta famille, bien sur, mais surtout cette angoisse terrifiante de laisser ton coeur s'accrocher aussi intensément à quelqu'un. Tu étais tellement attachée à Théo, tes sentiments tellement profonds que tu avais pris peur. Peur de souffrir, peur que ce ne soit pas partagé, peur de cette promesse faite il y a des années. Et au lieu d'assumer tu avais préféré fuir par amour . C'était totalement contradictoire parce qu'au final tu avais mis à mal tes propres émotions et les siennes mais tu ne pouvais plus faire marche arrière. Tu savais que ces sentiments allaient te rendre vulnérable car dès lors que ton regard croisait le sien tu redevenais une enfant. Tu baissais immédiatement le regard comme si tu venais d'admettre une faute impardonnable. Tu te sentais honteuse mais en même temps calmée, vidée. Surement que tout ça devait bien l'amuser, que ta peine ou ta fuite allaient être tes éléments qui lui permettraient de te battre plus tard mais peu importait. Tu t'en fichais qu'il s'en serve peut être contre toi parce que tu l'avais avoué plus pour toi que pour n'importe qui. Tu étais consciente que ce n'était pas à lui que tu aurais du le dire mais il était trop tard désormais. Théo était parti. Tu inspirais un grand coup et tes yeux, légèrement plus foncés qu'à l'accoutumée, se posaient doucement sur Sathias. Tu n'arrivais pas à comprendre ce qu'il pensait vis à vis de ça mais il devait bien se rendre compte de la culpabilité qui te traversait. L'espace d'un instant tu sentais un surplus d'émotions t'envahir et tes yeux s'humidifier mais tu détournais subitement la tête pour ne pas craquer. C'est seulement au bout de quelques minutes que tu arrivais à faire le vide et à reporter ton attention sur lui sans la moindre trace d'une quelconque émotion négative. Tu n'avais pas envie qu'il ait pitié de toi ou même qu'il se fasse une idée de ce que tu étais, ce que tu ressentais à cause de tes paroles. Tu t'en fichais, c'est certain, mais tu ne l'avais pas fait pour ça. Et puis maintenant ... J'imagine que c'est plus facile d'être fiancée à quelqu'un qui ne m'apprécie pas. Le cas contraire ça aurait été plus embêtant de faire semblant.. Un sourire mi figue mi raisin traversait tes lèvres puis finalement un vrai sourire sincère, presque un brin complice se plaquait à ta bouche. Tes yeux pétillaient d'une certaine malice que tu n'arrivais pas à retenir lorsque tu le regardais. C'était la première fois que vous partagiez un tel instant, un instant de grâce et de complicité. Finalement ce que tu disais n'était pas dénué de sens. Sathias ne t'aimait pas et c'était beaucoup plus facile que si la personne en face de toi t'appréciait. Au moins tu n'avais pas à te préoccuper de ce qu'il pouvait penser de toi et il t'épargnait ses faux semblants ou ses regards insistants sur ce que tu faisais. Tu te redressais de la commode et approchais de lui timidement. Il ne disait rien et tu n'arrivais pas vraiment à lire dans son visage mais peu importait. Une fois face à lui tes opales chocolats pétillaient un peu plus fort. Un sourire enfantin traversait tes lèvres et puis tout doucement sur la pointe des pieds pour arriver à sa hauteur tu te penchais vers lui et lui déposais un bref baiser volé, comme celle d'une gamine de cinq ans, sur sa joue avant de te reculer de quelques pas. Tu te reculais encore un peu plus et prenais un air profondément concentré l'espace d'une minute. Ses yeux étaient rivés sur tes traits froncés par la réflexion et c'est lorsqu'il allait surement ouvrir la bouche que tu éclatais de rire. Un rire sincère, cristallin et quelque peu mutin. Non. Je préfère te détester finalement. C'était une façon de le taquiner plus que de réellement le vanner en réalité. C'était bête mais ça te faisait du bien de partager cet instant quelque peu différent de tous ceux que vous aviez pu connaître. C'était comme une sorte de soutien dans ta peine, une trêve même si tu savais que ça ne durerait pas. C'était aussi une façon de lui faire comprendre que tu ne le détestais pas, enfin pas tant que ça.




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J'ai pris peur . J'ai eu peur de mes propres sentiments et de ce qu'ils allaient engendrer si tout ça continuait. J'ai fuit, tout simplement. Voilà. Tu relèves un sourcil suite à ses aveux quelque peu déconcertant. Tu ne t’attendais pas à autant de confidence de sa part. Tu fus surpris d’apprendre que vous n’étiez pas si différent. Avoir peur de ses propres sentiments ? Voilà quelques choses que tu ne cessais d’affronter chaque jours. Une bataille qui ne prendra sûrement jamais fin. Tu redoutais toujours de t’attacher à quelqu’un, d’ouvrir ton coeur, d’offrir ton âme à une unique personne de peur d’être trahis, de souffrir plus que tu ne pourrais le supporter. « Crois moi ou non, mais je comprends ce que tu ressens. » En quelques mots, tu te sentais plus proche d’elle, comme si en avouant sa peur sûrement la plus profonde, elle s’ouvrait à toi et te permettait de la comprendre un peu plus. Elle semblait plus fragile qu’à l’accoutume. Tu vis son regard se brouiller par les larmes qui lui montaient aux yeux, mais tu ne dis rien, tu ne pouvais décemment pas te moquer d’elle pour ce qu’elle ressentait. T’aurais pu ou. Continuer à jouer à ce jeu du chat et de la souris, à savoir qui de vous deux ferez le plus de mal à l’autre rien qu’avec les mots, mais il était fatiguant de toujours se chamailler pour les mêmes choses. Sa sensibilité, ta froideur, son double jeu, ton amertume, votre jeu d’acteur risible … Vos manies, vos tics de paroles, votre nonchalance, tellement de point sur lesquels vous pouviez vous déchirer jusqu’à pas d’heure … Pour avoir quoi au final ? Rien de plus qu’à l’arrivée. Vous ne cessiez de tourner en rond, et à force il n’y aura plus de point de non retour. Après avoir repris le contrôle sur ses sentiments, elle t’explique qu’il est plus facile que vous vous détestiez … Tu la rejoignais sur ce point, comment faire semblant d’aimer quelqu’un qui vous aimez en retour. A ce stade vous jouiez tous deux la comédie, il y a seulement des faux semblant entre vous, rien de plus rien de moins et tu comprends rapidement que tu n’aurais pas pu jouer si facilement la comédie si elle t’avait aimé ou apprécié plus qu’aujourd’hui. Tu n’aurais pas jouer l’amour transis en sachant pertinemment qu’à la fin elle aurait souffert, de ton insensibilité. C’était beaucoup plus simple comme ça. Finalement ses lèvres cessent de bouger et elle fait les quelques mètres qui vous séparent. Ses prunelles se connectent aux tiennes, le silence installe une ambiance bien différente qu’à l’accoutume. Tu perds en quelques secondes la notion d’espace et de temps, tu te laisses guider par le moment présent. Ses lèvres se déposent sur ta joue et tu restes perplexe face à cet élan de tendresse. Tes mains restent enfouis dans les poches de ton jean et tu restes stoïque, faisant fonctionner ton cerveau afin de comprendre le pourquoi du comment. Puis elle rit, comme tu ne l’as jamais vu rire, ses traits s’adoucissent et son regard pétille d’une lueur que tu ne penses jamais avoir vu jusqu’à ce jour. Tu restes toujours aussi silencieux, laissant ta fiancée rire comme elle ne l’avait jamais fait auparavant en ta présence. Tu t’étonnes à apprécier le son de ce rire jusque là inconnu. T’esquisses même un sourire avant de soupirer à cet élan enfantin dont elle venait de faire preuve. Tu fais quelques pas en arrière jusqu’à ce que le haut de ton bassin entre en contact avec la table. Tes doigts encerclent les poignets d’Arjan et tu l’attires à toi, tes lèvres rencontrent finalement les siennes. Ta main droite vint glisser dans son cou, et votre échange n’en est plus qu’intense. Tu décides finalement de rompre ce baiser, un sourire en coin venant se dessiner sur tes lèvres. « Et si au lieu de te détester, je t’aurais apprécié, ton jugement à mon égard aurait-il changer ? » murmures-tu tes lèvres à quelques centimètres des siennes. Tu lisait l’étonnement dans son regard suite à ce baiser que vous n’aviez en aucun cas l’habitude de partager. Plutôt adepte, des baisers furtifs et rapide, où vos lèvres ne pouvaient même pas reconnaître la saveur sur celles de l’autre. Tu la lâchas finalement, la laissant reprendre une distance de sécurité entre vous. Tes mains vinrent prendre appuies contre la table, ton regard toujours posé sur l’italienne en face de toi.  
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La phrase de Sathias concernant une quelconque compréhension de sa part te décontenançait légèrement. Tu ne le savais pas capable de faire preuve d'une telle souplesse surtout lorsqu'il était question de tes ressentis. Il ne prenait même pas la peine de faire semblant de te détester mais cette fois il avait l'air d'avoir mis sa rancoeur de côté. Ses billes émeraudes se posaient sur ton petit corps frêle en face du sien alors que tu continuais à cracher ces quelques notes de vérité. Tu finissais sur l'énonciation même de ta culpabilité : La fuite. Il ne bronchait pas et son visage restait totalement inexpressif quant à tes révélations. Un tout autre homme dans un tout autre contexte aurait explosé de fureur en apprenant que sa fiancée en appréciait un autre mais c'était très loin d'être son cas. Au contraire cela lui enlevait surement une épine du pied, du moins c'est ce que tu ne pouvais t'empêcher de penser. Vous aviez conclu un accord incluant le fait que vous étiez libres de faire ce que vous vouliez de votre vie privé du moment que cela n'interférait pas directement dans votre petite affaire. Il n'était pas question de dévoiler le pot aux roses en bousillant votre couverture alors la discrétion était plus que de mise dans votre cas. Tu ne l'avais jamais vu en compagnie d'une autre femme tout comme il ne savait rien de tes faits et gestes dès lors que tu passais le pas de votre appartement. La discussion prenait une toute autre tournure lorsque tu te décidais à abattre tes lèvres sur sa joue rugueuse. Un geste symbolique d'une trêve, d'une déclaration de paix qui le laissait clairement au dépourvu. Ses sourcils froncés et ses lèvres plissés t'arrachaient un éclat de rire. Ce son cristallin se répandait dans la pièce lui déclenchant à son tour un sourire quelque peu amusé. Vous n'étiez pas coutumier de ces démonstrations d'affection et c'est ce qui rendait la scène profondément déstabilisante. Tu ne te laissais pas démonter et l'air mutin que tu affichais ouvertement sur tes traits ne passait pas inaperçu. Oui, il était clairement plus facile de vous détester. Sathias était loin d'être le profil d'homme qui te touchait. Il était désinvolte, arrogant et tellement indélicat avec les personnes qu'il côtoyait. Tu tentais de lui trouver une quantité de défauts mais seule l'évidence semblait répondre à tout autre suggestions. Il était l'exact opposé de Théo. Là ou l'un était doux, l'autre avait ce petit truc féroce et glacé, alors que l'un était doué de sentiment l'autre semblait insensible à tout ce qui se passait autour de lui. Il était deux paradoxes, deux contraires et ça te déconcertait de te rendre compte à quel point c'était chaque jour un peu plus vrai. Tu avais des sentiments pour l'un mais tu étais fiancée à l'autre, la situation était très clairement ironique. Tu décidais de ne pas en faire cas, pas pour le moment, préférant profiter de cette accalmie dans votre hostilités. Tu reculais de sorte à ce que le bas de ta colonne touche le bois de la commode. Tes mains reprenaient possession de celle ci alors que tes opales n'avaient pas quitté Sathias à quelques centimètres devant toi. Il soupirait et tu fronçais les sourcils sans comprendre ce qui déclenchait chez lui une telle réaction. Ce n'était pas un soupir d'exaspération comme il en avait l'habitude mais bien quelque chose d'autre, de plus délicat à analyser cette fois. Tu ne bougeais pas d'un cil lorsqu'il se posait à côté de toi sur le meuble. Les yeux rivés devant toi tu tressaillis lorsqu'il attrapa fermement ton poignet. Ta tête pivota immédiatement vers lui lorsqu'il passait un bras autour de ta taille pour t'amener contre lui. Ton corps glissait agilement sur le parquet telle une poupée entre ses doigts alors que ta poitrine se collait contre son buste sans plus tarder. Tu n'avais pas le temps de comprendre ce qui se passait que ses lèvres se plaquaient contre les tiennes et que sa main attrapait ta nuque pour intensifier un peu plus le baiser. Ton corps s'immobilisait, totalement interdite alors qu'il se décrochait non sans qu'une phrase mordante sorte de ses lèvres encore humides de cette étreinte partagée. Incapable de dire quoi que ce soit, les yeux écarquillés par la stupeur tu restais là à le fixer sans répondre quoi que ce soit. Ta tête vrillait dans tous les sens alors que tu tentais de mettre des mots ou un sens sur ce qui venait de se passer. Il te lâchait te laissant mettre une distance de sécurité entre vous alors que tes prunelles se baissaient au sol. Tu sentais tes joues rougirent comme à chaque fois que tu étais embarrassée ou déstabilisée. Lorsque tes prunelles se redressaient dans les tiennes son sourire provoquant ne faisait qu'accroître ce sentiment. C'était en quel honneur ? Tu lui parlais bien évidemment de ce baiser qu'il venait de te voler. Enfin .. oui et non dans la mesure ou il avait duré bien plus qu'un quart de seconde. Tes doigts touchaient inconsciemment ta lèvre alors que tes traits tirés semblaient réfléchir encore à ce qui venait de se passer. Il ne t'avait pas fait peur, ni même mis en colère, non il t'avait seulement surpris. C'était la première fois depuis vos fiançailles que son attitude sortait des sentiers battus, qu'il arrivait à être imprévisible sans créer une quelconque animosité. Tu ne savais pas à l'heure actuelle ce que tu pensais de tout ça. Verdict ? Tu fronçais les sourcils d'un air plus ou moins malicieux même si tu n'en menais pas large. En temps normal tu te serais demandée ce que cela signifiaient mais depuis le départ de Théo tu prenais les choses comme elles venaient. Parfois il n'y avait pas de sens, pas de but, seulement l'instant présent. Tu ne savais pas pourquoi tu avais posé cette question mais pour une fois ça te faisait du bien de relativiser, de calmer cette tristesse latente et de seulement t'aérer l'esprit. Je ... t'es chiant Sathias Tu ne savais pas pourquoi mais ton sourire te trahissait plus qu'il ne le devrait. Tes joues rosissaient encore un peu plus alors que tu finissais par cacher ton visage entre tes mains comprenant que tu devais être de la même couleur que les pivoines. Tu ne savais pas si c'était volontaire ou pas mais il avait réussi pour la première fois à te faire perdre la face, à te déstabiliser sans que tu ne puisses réellement répliquer. Il t'avait fait rougir telle une enfant de trois ans et ça le faisait sourire. Ton insulte n'en était pas vraiment une, c'était plus la révélation de ton embarras.


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Tes lèvres se posèrent sur les siennes de façon inattendue. Tu n’avais pas prévu de l’embrasser de cette façon, tu n’avais pas prévu d’apprécier ce baiser. Tu laissas tes lèvres découvrir ses lèvres pendant quelque secondes. La relâchant, une distance s’installa de nouveau entre vous et les joues d’Arjan s’empourprèrent et un sourire vint se dessiner sur tes lèvres comme satisfait de l’effet que tu produisais sur la demoiselle. Tu n’avais pas cherché à la mettre mal à l’aise, t’avais juste joué avec elle à ta façon, peut-être un peu plus direct que celle d’Arjan. Evidemment elle te demanda pourquoi tu avais fait ça, elle semblait perturbé, perdu face à ce geste tendre venant de ta part. Il est vrai que tu n’avais jamais joué la carte du fiancé amoureux ou du moins tendre avec sa bien-aimée.  « Je suis ton fiancé, n’est-ce pas suffisant comme réponse à mon baiser. » lances-tu le plus naturellement afin de répondre à la question de la demoiselle. T’haussais les épaules, comme si tout ça te paraissait normal, t’amusant à embrouiller l’esprit d’Arjan. Un sourire en coin se fige sur ton visage, laissant sous entendre tout et n’importe quoi. Tu t’éloignes d’elle, entendant rapidement ses mots qui te font rire. Chiant ? Oui, il est vrai que tu l’étais, tu ne cherchais en aucun cas à nier ce trait de caractère. Tu lèves tes deux pouces en l’air pour lui affirmer que tu étais d’accord avec ses mots et le ton plus léger que prenait votre relation ne faisait qu’apaiser ton âme. Ton téléphone vibre dans ta poche et tu le sors à la hâte. En lettre capital le mot maman s’inscrit sur l’écran de ton cellphone. Tu décroches, ta mère parle à toute allure comme à son habitude, parlant de tout et de rien, mais te précisant tout de même qu’elle était sur le chemin du retour. « Apparemment, elles sont sur le chemin du retour et vu l’excitation de ma mère ça ne présage rien de bon. » Les rares fois où elle avait été aussi vif au téléphone, elle était rentrée à la maison avec une nouvelle voiture,  un nouveau canapé ou des choses bien plus extrême que ça faisant rentrer ton père dans une colère presque incontrôlable. T’enviais ta soeur de voyager autant pour ne pas avoir subir toutes ses pressions et crises familiales. Tu fais les cents pas, ne cherchant pas à renouer la conversation avec Arjan plus que ça. Le ton trop enjoué de ta génitrice te faisait envisagé le pire et tu n’étais sûrement pas prêt à ce qui allait arriver. Le cliquetis du verrou te fait relever la tête vers la porte d’entrée, ton regard rentre en contact avec l’italienne et lorsque la porte s’ouvre, le sourire éclatant de ta mère te fait frissonner. En agitant fièrement un jeu de clé devant elle. Au fond de toi, tu priais pour que ce soit une énième voiture et qu’elle allait te l’offrir, mais lorsque sa bouche s’ouvrit pour parler, ton sang se glaça. « On vous a trouvé un appartement. » lâchas ta mère en se précipitant vers toi. Surpris tu restes silencieux, ne sachant quoi dire de peur de la blesser. « Vous êtes fiancés et vous ne vivez pas ensemble, un couple se doit de vivre sous le même toit. » expliquas la mère d’Arjan beaucoup plus calme que la tienne tout en tendant son jeu de clé à sa fille. Il y avait bien une raison à tout ça, tu ne vivais pas avec Arjan parce que vivre avec une personne que tu n’aimais pas n’était pas dans tes habitudes et il était plus facile de vivre ta vie sans l’avoir dans tes pattes sans cesse. Au fond moins tu la voyais, mieux tu te portais. « Merci. » arrivas-tu seulement à articuler pour toute réponse. Elle s’empressa de décrire ce fabuleux loft qu’elle avait trouvé avec la mère d’Arjan il y a une semaine. Un loft lumineux, doter d’une grande pièce principale, d’une seule et unique chambre … « Pardon » lâchas-tu malgré toi. Tu n’avais pas vraiment contrôlé tes paroles et ta mère te regarda surprise. Il fallait que tu te sortes de cette galère dans laquelle tu venais te mettre. « Non, mais c’est pas pratique si on héberge des potes trop éméchés ou quoi, tu vois le matin fin .. voilà quoi. » T’étais vraiment nul pour mentir à ta mère, mais elle semblait comprendre ton explication. Tu n’en revenais toujours pas, t’allais vivre avec Arjan, t’allais dormir dans le même lit qu’Arjan … Ta vie ne faisait que s’empirer sérieux. .  
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 Ton corps faisait face à celui de Sathias encore crispé par la promiscuité recente entre vous. Tes lèvres avaient encore le goût sucré des siennes alors que ta nuque ressentait encore les effets de ses caresses. Sa main retomba délicatement sur tes hanches pour finalement mourir sur ses cuisses de manière quelque peu désinvolte. Tes opales avaient du mal à s'arracher de l'étreinte visuelle qu'il entretenait depuis plusieurs minutes maintenant. C'est seulement sa réponse susurrée malicieusement qui te faisait sortir de ta semi torpeur. Tu te décalais de quelques pas alors qu'il prenait soin de mettre de la distance entre vous, un écart nécessaire au vu de ce qu'il venait de faire. Tu ne savais pas comment prendre sa réponse malgré que sur le fond il n'avait pas totalement tort. Il était ton fiancé alors d'un point de vue strictement légal il avait les droits de s'approprier ta bouche, ton corps et même ton coeur. Malheureusement la réalité était tout autre et les papiers qui vous liaient officiellement ne lui accordait aucun privilège quant à ta personne. C'était le deal entre vous : Il est libre de ses mouvements et il en est de même pour toi. Tu clignais des yeux et esquissais un léger sourire en réponse à sa provocation. Sathias était peut être le dernier des hommes auquel tu souhaitais être fiancée mais il n'était pas de ceux qui s'octroient ce genre d'étreintes, bien au contraire. S'il y avait bien un point sur lequel vous vous ressembliez tout les deux c'était cette pudeur autant sentimentale que démonstrative. Si on en vient à tout partager à ce point là ... il n'y a donc aucun inconvénient à ce que je te pique Looky ? Ce qui est à toi est à moi n'est ce pas ? De toutes les richesses que Sathias possédait il n'y avait qu'une seule chose susceptible de t'intéresser un tant soit peu. Son chien, Hope. Un magnifique Husky dont tu t'étais attachée dès la première fois que tu l'avais rencontré. Si le courant entre son maître et toi ne passait pas c'était tout le contraire qui se passait avec son chien. Tu t'étais pris d'affection pour cette boule de poil et visiblement la réciproque était de mise, chose qui énervait particulièrement Sathias d'ailleurs. Dès qu'il te voyait il venait se nicher à tes pieds n'écoutant son maître que d'une oreille. Câline tu passais plus de temps avec lui qu'avec ton réel fiancé, totalement agacé par ce lien indéfectible qui te reliait à son chien. Il y était particulièrement attaché et c'était d'ailleurs la seule chose qui lui amenait un peu d'humanité à tes yeux. Sathias n'avait pas le temps de te répondre que son téléphone sonnait. Il décrochait d'un coup sec et la tête qu'il affichait n'envisageait absolument rien de bon. Tu te mordais les lèvres et venais te reposer à l'endroit exact ou tu te tenais quelques minutes plus tôt avant que Sathias prenne possession de tes lèvres. Tu caressais le bois de la commode les traits d'ores et déjà tendus face à l'annonce que n'allait pas tarder à te faire Sathias. Il te parlait d'un surplus d'enthousiasme de sa mère et tu fronçais les sourcils ne comprenant pas réellement de quoi il s'agissait. Tu n'avais pas besoin de chercher plus longtemps lorsque vos mères débarquaient totalement hystériques dans le salon. Le bruit de la serrure te surprenait et tu sursautais en te reculant le plus possible de Sathias comme si tu avais peur qu'elles vous surprennent à partager encore un moment d'intimité. Tu te reprenais rapidement te remémorant que c'était exactement ce qu'elles souhaitaient. Tu t'approchais d'elles alors que la mère de Sathias suspendait en l'air un jeu de clés les yeux écarquillés par une excitation non dissimulée. Tu coulais un regard vers ta propre génitrice qui semblait elle aussi dans tous ses états. Tu t'apprêtais à demander ce qui se passait, impatiente et irritée d'être tenue aussi éloignée de la raison de leurs comportements exubérants. Tu n'eus pas besoin d'intervenir lorsque ta future belle mère prenait la parole. La réponse te cloua littéralement sur place et tu manquais d'écraser le verre que tu t'étais servie une seconde plus tôt contre le sol. Tu inspirais profondément lorsque Sathias lâcha un merci pas réellement convaincant. Tu étais incapable d'aligner le moindre mot et ton silence alerta ta mère qui glissa un regard vers toi. Il ne fallait pas. C'était le moins que l'on puisse dire. Un appartement avec Sathias ? C'était tout simplement un cadeau empoisonné, la pire chose qu'elles pouvaient vous offrir à tout les deux. Tu mourrais d'envie de prendre les clés et de les jeter par la fenêtre dans une pulsion incontrôlée mais tu restais immobile. La nouvelle t'avait fauché dans ton élan et même tes cordes vocales ne répondaient plus à tes appels laborieux. Arjan ? Qu'en penses tu ? Tu n'arrivais pas à aligner deux mots tellement ta bouche était sèche. Tu déglutissais difficilement et t'approchais du centre de la pièce ou se tenait ta propre mère aussi excitée qu'une enfant le jour de la rentrée. Tu la haïssais plus que n'importe qui à ce moment là mais tu te contentais d'afficher un sourire de façade comme vous en aviez l'habitude avec Sathias. Elle rajoutait une phrase qui finissait presque d'enterrer l'amour que tu avais pour elle. Ton fiancé ne retenait plus son ahurissement et les mots sortaient sans qu'il ne puisse tenter de les retenir. Il essayait de se rattraper comme il pouvait mais ses explications étaient plus ou moins foireuses. Tu décidais de lui venir en aide pour une fois consciente que ça risquait de vous attirer encore plus d'ennuis. Tu n'avais pas envie d'entendre les reproches de ta mère te faisant passer pour une fille pourrie gâtée et ingrate. En réalité ce que veut dire Sathias c'est que tous les couples se disputent de temps en temps et ... vous voyez ? Il vaut mieux dormir dans une autre chambre que dormir à l'hôtel n'est ce pas ? Enfin on n'en est pas au point là hein ? Ton corps glissait près de celui de Sathias alors que ta main enroulait dans une tendresse puant la fausseté sa taille. Ta poitrine se collait contre son torse alors que tu lui volais un bref baiser. Une étreinte à peine perceptible mais qui réussissait à te mettre profondément mal à l'aise. Nous sommes ravis. Merci beaucoup, c'est une très belle ... surprise. Plus de fausseté dans ta voix et c'était l'oscar assuré. Tu souriais mielleusement alors que ton corps restait accroché à celui de Sathias le temps de faire avaler ce beau mensonge à vos génitrices. C'est vrai tu n'as pas tort. D'autant plus qu'il faut aussi penser au bébé Pardon ? De quoi exactement la mère de Sathias voulait parler ? Un bébé ?



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