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 Love is like the wind, you can't see it but you can feel it (Théo)


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ϟ  it was impossible so they did it
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ϟ it was impossible so they did it
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Love is composed of a single soul inhabiting two bodies
Et tu crois que je t'ai oublié, moi? C'était impossible. Et que tu le croies ou non, j'étais là. Encore une fois, je te le répète, je ne t'ai pas abandonné, Arjan. Tes ongles s'enfonçaient un peu plus dans ta chair au moment ou ces quelques mots franchissaient ses lèvres. Ton corps s'immobilisait à quelques millimètres du sien et tu fronçais les sourcils. Il était là ? Quand ? Est ce qu'il avait vu tes larmes ? Est ce qu'il t'avait vu s'effondrer ? Jusqu'à quel point il t'avait vu devenir encore plus vulnérable que tu ne l'étais ? Tu baissais automatiquement tes opales chocolats vers le sol comprenant toute la portée de ses mots. Il savait. L'alcool que tu avais ingurgité, les mains qui t'avaient effleuré, tes larmes que tu peinais à absorber. Tu étais déchirée entre tes ressentiments et un brin de soulagement. Il ne t'avait pas abandonné mais il ne t'avait pas sauvé non plus. Il était resté dans l'ombre comme il savait bien le faire et malgré la souffrance qu'il avait du deviner dans tes excès il n'avait pas bougé. Seule sa réaction de ce soir avait trahi sa présence à tes côtés. Tu te mordillais la lèvre alors que tes iris heurtaient une nouvelle fois les siennes. Il était beau, tellement beau que ça en devenait un crève coeur. Pourquoi Théo ? Pourquoi veiller sur moi alors que tu m'as dit clairement fait tes adieux. . Tu ne comprends pas ce qui le retenait à toi ou alors tu fermais les yeux sur l'évidence par facilité. Est ce que toi même tu n'étais pas aveuglée par le déni ? Tu tortillais tes doigts les uns avec les autres alors ses larmes continuaient de couler silencieusement sur ses joues humides. Cela te déchirait tellement de le voir dans cet état que tu en suffoquais presque. Ton corps s'approchait doucement et tu décidais de te livrer entièrement. Tu te donnais à lui comme rarement tu l'avais fait. Blême tes lèvres prenaient une teinte violettes tellement le froid te paralysait. Ce n'était pas le temps, c'était tout simplement cette scène chaotique entre vous qui avait fini de te mettre à genoux. Ton corps ne supportait plus toute la tension accumulée des jours passés et il s'effondrait dès lors que ton esprit s'était résolu, soumis. Il était tellement prêt de toi que ton coeur s'écrasait dans ta poitrine prêt à s'arrêter à tout moment. Ta cage thoracique ne demandait qu'à s'extraire de ce corps qui l'emprisonnait pour tomber salement dans ses mains. Cet organe si important, si nécessaire et pourtant que vous aviez pris un malin plaisir à martyriser tout les deux. Tu l'avais blessé pour apaiser ta propre souffrance et il s'était contenté de te faire du mal pour éviter à son tour la douleur. Une perle salée glissait sur ses lèvres et c'est à ce moment là que tes mains attrapaient son visage. Ton corps se crispait instantanément alors qu'un violent frisson parcourait ton échine. Tu aurais du t'habituer à cette sensation dès que tu le touchais mais à chaque fois il te surprenait encore un peu plus que les fois précédentes. Théo. Il avait ce pouvoir sur toi qu'aucun autre homme n'avait. Il faisait de toi une femme, une enfant, une compagne... Il te sublimait et en même temps il était la substance de tes faiblesses. Tu étais perdue sans cette voix qui te rongeait de l'intérieur, sans ses bras qui t'emprisonnaient délicieusement et sans ses yeux ... ses opales dans lesquelles tu te noyais encore et encore jusqu'à n'en plus finir. 'Je sais que ça va être dur pour moi, tout ça. Le fait de t'avoir fait mal. Le fait que ton prénom soit associé à celui de Sathias, qu'on ait eu mal comme ça à cause de l'un et de l'autre. Je ne sais pas ce que ça fait, de se fiancer sans aimer. J'aurais aimé que tu trouves une autre idée, moi. J'aurais aimé mais je sais que ça ne sera pas le cas et que j'devrais m'y faire, que je le veuille ou non. J'sais que je suis totalement hors sujet, là. On arrête, alors. On stoppe tout. J'sais pas ce qu'on fera par la suite, mais cette guerre est finie. Tu ne supportais pas entendre le prénom de Sathias dans sa bouche parce que c'était comme s'il désirait l'associer encore une fois à toi. Tu aspirais à l'oubli des erreurs passées mais c'était comme une seconde peau que tu ne pouvais pas arracher. Trouver une autre idée ? Tu avais mis des mois à chercher un autre moyen. Tu ne l'avais pas fait pour toi, pas fait pour ta famille mais pour Théo. Tu te fichais de faire du mal à ta famille en refusant d'y songer avant d'avoir trouvé une autre solution. Peu t'importait la colère de ton père et tout le reste si tu étais capable de préserver ce qui t'accrochait à Théo. Tu aurais sans aucun doute pu renier le lien paternel qu'il exerçait sur toi si Théo te l'avait demandé. Tu aurais tout fait, absolument tout. Et puis tu avais du te soumettre à l'idée que c'était trop tard, que la seule solution c'était ce mariage arrangé. Ne crois pas que je ne me suis pas battue Théo. Je l'ai fait. Pas pour moi, pour toi. Parce que c'est ton nom qui doit être associé au mien et ça jamais je ne l'oublierais. Je refuse d'être liée à un autre que toi. Tu m'as promis alors oui, certainement que nous n'étions que des enfants, trop insouciants pour comprendre mais ça représente quelque chose pour moi. Je l'ai encore Théo. Tu savais pertinemment qu'il allait comprendre que ce bout de fleur qu'il t'avait donné à l'époque tu l'avais gardé. Tes années après tu le conservais encore dans un bocal. Certains se seraient moqués d'un sentimentalisme aussi débordant, d'autres auraient trouvé ça puissamment romantique mais toi t'en foutais littéralement de l'opinion des autres. Cette bague c'était Théo tout simplement. Tu n'analysais même pas ce que ce geste représentait, tu savais juste que jamais tu ne t'en séparerais. C'était la chose la plus précieuse que tu gardais, ça et le bracelet que tu avais constamment autour du poignet. J'ai pas réussi et j'en suis désolée . Les larmes te montaient aux yeux mais tu inspirais pour ne pas pleurer, pas maintenant que tu étais si prêt. Sentant que malgré ta résistance tu allais t'effondrer tu décidais de mettre un terme à tout ça. Tes lèvres se scellaient avec celles de Théo dans un baiser d'une intensité inouïe. Tu sentais les éclats de ton propre coeur se fracasser dans tes entrailles alors que tu continuais encore et encore à l'embrasser. Tu refusais de lâcher ses lèvres, tu te nourrissais de ce contact entre vous. Ce baiser que tu avais tant de fois rêvé, tant de fois espéré depuis votre rupture. Tu le voyais dans tes chimères, dans tes pensées ou par procuration à travers tous les amants que tes opales croisaient. Ce baiser ce n'était pas seulement un baiser c'était une façon de déposer les armes, une façon d'ouvrir les yeux après tant d'années. Théo attrapait à son tour ton visage et ses lèvres rejoignaient les tiennes. Ce baiser avait un goût de première fois, comme celui que vous aviez échangé dans le passé. Tu te sentais comme une adolescente face à l'homme qui lui plaisait. Ou peut être même comme une enfant qui ressent ses émois amoureux pour la première. Théo était tout pour toi : L'amoureux de tes cinq ans, l'amoureux de tes dix ans, l'amoureux de tes vingts ans. Il te collait à la peau malgré que votre union n'avait pris forme qu'après tes 18 ans. Trop pudiques, trop réservés vous aviez passé votre temps à vous louper, à espérer que tout ceci était partagé et puis finalement il y avait eu ce jour que tu n'oublierais jamais. Théo c'était ton passé, ton présent et tu ne pouvais pas concevoir ton futur sur lui. Tu ne comptais plus le nombre de personnes qui t'avait dit que votre relation n'était pas normale, que vos rapports étaient trop intimes, trop doux pour une simple amitié. Tu avais balayé leurs paroles parce que tu ne voulais pas avoir à ouvrir les yeux. Et là tu te rendais compte à quel point il y avait une part de vérité. Théo c'était ton rail de coke, ta drogue, ta maladie la plus vicieuse et la plus délicieuse en même temps. Il était ta faiblesse et ça te faisait un mal de chien de le reconnaître parce que si tu tenais à lui tu savais aussi que c'était l'outil de ta déchéance. Il était le seul qu'on pouvait utiliser pour t'atteindre, il était le seul homme qui pouvait autant de donner le sourire tout comme il était l'unique à pouvoir arracher tes larmes. Théo. Ce prénom tu l'avais sur les lèvres, sur la peau, sur les paupières, partout il te suivait. Ta bouche était encore posée sur la sienne que tu le sentais sourire. Tu souriais à ton tour comme une enfant après une bêtise ou simplement comme une belle insouciance. Il souriait encore et cette fois tu laissais échapper un petit rire cristallin, enfantin. Tu étais redevenue celle que tu étais il y a dix ans, la petite qui affirmait à sa mère qu'elle avait trouvé son amoureux. Un certain Théo. Tu étais à nouveau cette petite tête blonde innocente. Tu prolongeais le baiser jusqu'à sentir tes poumons sur le point d'éclater puis tu te reculais pour lui faire face. La peur de le perdre à nouveau était tellement présente que tes bras se nouaient autour de son bassin. Tu n'osais pas relever la tête sentant tes joues rougir comme une gamine mais tu le faisais quand même parce que, déjà, ses opales te manquaient. Ce nom sur la feuille ... est ce que ce sera le tien ? . Ta question voulait dire tellement de choses et une seule en même temps. Ce nom, cette alliance, son corps, son coeur. Est ce que votre amour allait résister aux temps ? Aux épreuves ? Est ce que vous alliez surmonter cette union que tu ne désirais pas ? Est ce qu'il voulait que son nom t'appartienne ? Des questions qui au final n'avaient qu'un seul sens : Est ce que tu m'aimes ?



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Pourquoi Théo ? Pourquoi veiller sur moi alors que tu m'as dit clairement fait tes adieux. Ton regard se pose sur elle, tu n'en sais foutrement rien du pourquoi tu as continué de garder sur elle. Tu te mords la lèvre tout en haussant les épaules, l'air de dire et de montrer que tu n'en avais aucune idée, même si tu avais ta théorie derrière la tête. C'est Arjan et tu es Théo. Tout ça résument certainement le tout. C'est vous deux. C'est l'évidence. Même en lui faisant la tête, tu n'as pas pu la laisser seule le temps d'une semaine, sans ta protection et tes yeux sur elle. Tu n'aurais pas pu tenir, jamais. Tu as ce besoin, au fond de toi, de vouloir la savoir sous ta sécurité, de l'avoir sous tes yeux quoi qu'il arrive. Tu tiens trop à elle pour ne pas être derrière elle, prêt à agir si on lui fait du mal. Elle aurait du regarder plus précisément, dans les moindres détails et elle aurait su que tu étais là. Sauf dans son appartement. Tu étais là quand elle pensait que tu ne l'étais pas. Tu ne l'as jamais quitté car vous deux, vous ne pouvez pas le faire, vous ne pouvez pas vous séparer comme le font tout les autres. Vous vous êtes briser, mais toi, tu n'aurais pas pu passer ton chemin en l'oubliant au passage. Tu n'aurais pas pu la laisser sans toi. Arjan, c'est ton tout et tu refuses qu'on y touche, qu'on lui fasse du mal. Rien que de savoir que tu lui en as fais, ça te donne envie de te refaire du mal pour te montrer que ce n'était pas la chose à faire et que tu ne le referas plus jamais. Tu ne comptes plus jamais lui faire du mal, à cette fille. Tu comptes faire en sorte qu'elle soit le plus heureuse possible, tu comptes lui montrer ce que c'est le bonheur ultime. Et vous deux, vous passerez ces fiançailles. Vous les oublierez totalement. Entre vous, ça sera seulement Arjan et Théo et le reste sera mit de côté. Tu y as pensé, pendant votre guerre. Tu as pensé à tout ce que tu aurais pu lui faire voir dans le monde, tout ce que tu aurais pu lui faire vivre. Désormais, tu as une seconde chance et tu te dois de la saisir. Tu comptes l'emmener en Europe, pourquoi pas dans son pays. Partout. Faire le tour du monde si elle en a envie, tu feras tout ce qu'elle veut, tu veux la voir sourire après l'avoir faite pleurée ainsi. C'est ton but, dès à présent. C'est ce que j'ai toujours fait et je ne pouvais tout simplement pas m'arrêter d'un coup. Ce sera tout le temps comme ça, moi veillant sur toi. Vous étiez plus forts qu'une dispute, vous étiez plus fort que tout ensembles. Plus fort qu'un bolide de boxe, plus fort qu'un mur en acier, en béton, absolument tout. C'était vous, vos sentiments, votre histoire, c'était Arjan et Théo. Charpentier et Callas. Des promesses de gamins, qu'ils disent. Des mots en l'air. Des pensées aussi niaise que deux gosses soit disant amoureux. Mais ça n'en était rien. Tu étais amoureux d'elle et tu as toujours tes promesses encré en tête, tu y tiens. C'était votre histoire, ça en faisait partie, du moins. Ce n'était pas tout simplement des promesses pour toi, ni pour elle. C'est quand elle parlait du bout de fleur de l'époque d'un petit sourire se dessinait sur tes lèvres. Premier cadeau, première chose que tu lui avais donné en souriant innocentement. Vous étiez deux gosses amoureux, c'était le cas de le dire. Ce n'étaient des promesses en l'air pour moi non plus. Loin de là. Tu repenses à vous enfants, à tout ce qui tu lui avais donné. Pour eux, c'était niais ou voir mignon, mais pour vous, c'était quelque chose d'indescriptible. Certes, tu n'avais pas besoin de lui offrir des cadeaux pour qu'elle comprenne que tu l'aimais, mais tu le voulais. Tout ce que tu lui avais donné, tu avais aimé les donner, tu les avais donné avec un énorme sourire. Le sourire d'un garçon tout content d'avoir une amoureuse comme Arjan. Ton coeur se déchirait quand elle s'excusa de nouveau. Tu ne voulais pas de ses excuses, tu n'en voulais plus, tu ne les avais jamais voulu, en fin de compte. Tout ce que tu as toujours voulu, c'est son bonheur. Tes sourcils se haussèrent sans le vouloir quand ses lèvres vinrent rencontrer les tiennes après tout ce temps, tu avais été prit par surprise. Arjan. Elle allait te surprendre de jour en jour. Tu profitais de ce baiser, ce baiser, tu l'avais attendu depuis longtemps secrètement. C'était retrouver ces sensations, vos deux lèvres se retrouvant elles aussi. C'était magique. Ses mains se roulèrent autour de tes hanches et une énième sourire vint se dessiner sur tes lèvres. Ce nom sur la feuille ... est ce que ce sera le tien ? Ce nom, tu le remplaceras par le tien. Tu le veux. Ce serait possible, mine de rien. Sauf que vous y pensez pas. Vous être trop absorbez par vos retrouvailles que vous ne pensez pas, vous ne réfléchissez pas. Tu plantes tes yeux dans les siens. C'est ce que je souhaite. Tu lui souris le plus sincèrement possible. Tu le voulais, ouais, tu le voulais plus que tout.
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Théo. C'était à peine concevable qu'il se tienne devant toi à l'heure qu'il est et pourtant c'était bel et bien le cas. Ses derniers mots avaient été des adieux lancinants qui t'avaient labouré le coeur te laissant comme vidée de toute substance. Dès ton plus jeune âge tu t'étais accrochée aux contes de fées, au symbole du prince charmant malgré les innombrables avertissements. Ta mère finissait toujours la comptine en t'affirmant que le coeur d'une femme était un océan de secrets qu'il fallait savoir préserver au fil du temps. Tu l'écoutais d'une oreille mais tu ne pouvais pas d'empêcher de te disperser, de virevolter les yeux émerveillés. Tu te souvenais des moqueries de tes frères, de leurs recommandations et des mises en garde plus ou moins voilés de tes géniteurs. Ils avaient presque eu raison de toi et ton coeur était prêt à s'apaiser de ces chimères passées lorsque tu l'avais rencontré. Lui. Théo. Un seul regard avait suffit à te faire oublier tes craintes et renouer avec ces utopies passionnées. Ton coeur s'était morcelé en un instant. Une seule seconde plus exactement, le moment ou ses deux billes d'eau glacée s'étaient plongés dans les tiennes chocolats. Un contraste déstabilisant qui n'avait pas perdu de son éclat au fur et à mesure du temps. Face à lui tu le ressentais encore, cet instant suspendu dans le temps qui t'avait cloué au sol le fameux jour là. Tu redevenais cette enfant intimidée, troublée face au garçon qui lui faisait autant de mal que de bien. Oui parce qu'un coup de foudre c'est avant tout douloureux. Un coup de poignard qui vous transperce, qui vous glace de part en part. Un éclair déchirant comme un main qui se resserre autour de votre cage thoracique jusqu'à la faire imploser. Et puis après la douleur vient cette sensation d'ataraxie que nul ne saurait décrire s'il ne l'a pas vécu. Quelque chose qui n'arrive qu'une seule fois dans votre vie si tant est que vous soyez assez chanceux pour être victime de ce bien qui fait mal. Toi, tu étais tombée sur Théo. Et il t'avait fallu qu'une seule seconde pour comprendre l'expression "tomber amoureux", oui parce que c'était avant tout une chute. Tu t'étais découvert une personnalité à fleur de peau, une excitation enfantine, une insouciance mutine. Tout s'était amplifié : Les saveurs, les caresses, le vent sur ton visage de porcelaine et même les rayons du soleil sur ta peau mordorée. Tout. Tu étais tombée car il était écrit que c'était lui qui devait te relever. Lui, Théo. Et c'était à ce moment précis ou il avait murmuré son prénom que tu avais su que oui, les princes existaient. Et que le tien était devant toi et peu importait les railleries que tu emportais sur ton passage. Tu as tout vu ? La déchéance que sa perte avait provoqué et les effets sur ton corps endolori. L'alcool te permettait d'oublier l'espace de quelques heures à quel point tu souffrais. Il te permettait de faire abstraction de toute cette amertume qui te rongeait les entrailles au point que tu souhaitais toi même les arracher en dehors de ton corps. Théo t'affirmait que ces promesses n'étaient pas que des paroles en l'air mais bel et bien un engagement qui se voulait certain. Ton coeur s'arrêtait l'espace d'un instant alors que ses dents blanches s'ouvraient sur ses lèvres fines. Il te faisait toujours ce même effet après toutes ces années passées à ses côtés. Sa beauté te faisait vaciller, te faisait perdre la tête au point que ça en faisait parfois mal. Théo. Tu te souvenais de chaque seconde, chaque minute ou vos corps s'étaient entrelacés après des mois passés à vous apprivoiser l'un et l'autre. Tu avais tout découvert à ses côtés : L'amour, la sensualité, la sexualité. Il était ta première fois en tout et pour tout. Théo Tes mains s'accrochaient à sa taille alors que tes lèvres s'arrachaient à contrecoeur des siennes. Tu sentais ton rythme cardiaque s'accélérer toujours un peu plus intensément dès lors qu'il te regardait. Tu aurais pu mourir à cet instant que ça aurait été la même chose. Cette question avait franchi tes lèvres avant même que tu ne puisses la retenir et lentement un sourire tendre s'était posé sur ses lippes. Tu comprenais à quel point il était difficile d'y répondre mais surtout tout ce que cela signifiait. Sa réponse t'écorchait et tes yeux s'écarquillaient telle une enfant. Il le voulait, il voulait être tien et c'était comme s'il t'avait dit explicitement qu'il t'aimait. Tu inspirais tout doucement sentant toute la délicatesse du moment et l'intensité qui était en train de vous étreindre. Tu osais à peine bouger de peur de casser toute la magie de ce moment. Il le voulait. Cette promesse sur vos lèvres se transformant en actes sublimé par vos doigts délicats. Théo il faut que je t'avoue quelque chose. Il fallait que ça sorte maintenant parce que sinon tu t'en voudrais toute ta vie de ne pas avoir eu la force de lui dire. C'était un besoin, un devoir, la plus vicieuse des nécessités. Tu n'avais aucune idée de comment il allait le prendre mais il fallait te soulager de ce poids qui te pesait. Je t'ai menti Théo. Si j'ai accepté ces fiançailles c'est parce qu'il y avait une autre raison que ma famille. Tu déglutissais lentement et tes mains tripotaient son tee shirt alors que tu baissais la tête quelques secondes. Est ce qu'il fallait que tu continues ? Que tu te forces à sortir cette vérité qui te rongeait ? Tu te mordais la lèvre presqu'au sang en proie à des doutes et des émotions contraires. Finalement tes opales s'ancraient aux siennes alors que tu attrapais ses doigts lentement. Tes yeux s'humidifiaient sans pour autant laisser apparaître la moindre larme. Tu te reculais de lui d'un petit pas même si tu avais l'impression qu'on te piétinait sur place. J'ai accepté parce que j'avais peur Théo. Tu laissais passer un instant ayant du mal à trouver les mots adéquats pour continuer. J'étais morte de peur à l'idée de ce que je ressentais. Je ... J'ai paniqué parce que je savais que si j'acceptais d'ouvrir les yeux j'allais redevenir cette enfant vulnérable. Je ... J'ai eu peur de souffrir alors au lieu d'assumer j'ai préféré fuir. Tu n'es pas le lâche dans l'histoire et si je te l'ai autant reproché c'est parce que je savais qu'au fond dans l'histoire c'était moi. Je ... J'ai pris peur parce que .. Ta voix se cassait légèrement alors que tu triturais tes doigts inlassablement. Tu soutenais difficilement son regard mais finalement la phrase que tu avais tant redouté, que tu avais mis des mois, des années à dissimuler sortait enfin. Je suis encore amoureuse de toi Théo. Je l'ai toujours été. Je ... Je t'aime. Vraiment. Le "vraiment" signifiait que c'était ce même "vraiment" qui vous avait percuté de plein fouet il y avait de ça des années. Ce même "vraiment" qui t'avait effectivement fait croire aux contes de fées.








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Tu as tout vu ? Tu te sens vraiment con, à ce moment-là, qu'elle sache que tu étais à peu près tout le temps là. Comme ce garçon qui ne la lâche pas des yeux, trop protecteur, trop collant, trop sur une même fille. C'est tombé sur Arjan. Tu as ce besoin d'être là tout le temps, histoire que tu sois sûr qu'elle aille bien.  T'es beaucoup trop protecteur envers elle, pas comme tu l'es avec Cléo. Non, t'es vraiment trop protecteur. Sauf quand tu étais chez-toi. Tu te mordilles la lèvres en la regardant. Tu te sens minable de l'avoir surveillé quoi qu'elle fasse. C'était peut-être dans l'abus, mais tu n'y pouvais rien. Tu devais le faire, c'était plus fort que toi. De la savoir sous ta protection te rongeait. Tu avais dis ces mots de façon maladroite, comme un enfant de cinq ans. Devant elle, t'étais un enfant. Tu es resté à votre époque, là où vous étiez tout deux fou de l'un et de l'autre. Là où vous ne jalousiez pas sur les histoires d'amour des livres, de princes et de princesses car vous vous aviez comme prince et princesse. Vous étiez les auteurs d'une de ces histoires sans le savoir. La votre. Tu le vois comme ça. Malheureusement, la distance a fait que votre histoire d'amour au sens propre se termine là. Seulement, rebelles que vous êtes, avez décidez que ce n'était pas tout et vous voilà aujourd'hui, dans la vingtaine d'année, ensembles. Pas en couple, mais ensemble. Tu ne t'es jamais demandé pourquoi vous ne vous êtes pas remis ensembles. Tu es bien proche d'elle, sans distance, actuellement. Seulement, c'est vos sentiments et désormais, vous avez votre vie. Pas juste des embrouilles avec un camarade de classe. La preuve en est : elle est fiancée. Des détails qui rendent les choses plus compliquées qu'avant. Ouais, auparavant, tout était beau. C'était beau. Maintenant, c'est le bordel, c'est de devenir petit à petit adulte. Tu le sais car tu es toujours adepte de ta définition d'adulte pur : "Les adultes se prennent la tête, ont des problèmes et ils ne vivent pas comme nous. Ils ne s'amusent pas, ils ne profitent pas comme on le fait." Tu as sorti ça en cours, quand tu étais gosse, un peu de temps avant que Loup s'en aille. C'est vous qui vous êtes rentrés ça en tête. Tu lui as même sorti que tu allais devenir vite vieux sans lui, parce que tu savais au plus profond de toi que tu n'allais plus être pareil, que tu allais ne plus t'amuser comme un petit fou. Être vieux, c'est ça pour toi, encore à l'heure qu'il est. Tu te demandes comment tu aurais été aujourd'hui s'il n'était pas parti ou si tu avais connu Arjan encore plus tôt. Si elle avait directement été là après le départ de Loup, qu'est-ce qui te lierais à elle, quel aurait été tes sentiments envers la blonde, tout ça. Tu te poses vraiment trop de questions, ça t'embrouille à un tel point que tu ne sors que de tes pensées quand elle dit ton prénom. Ton prénom avec sa voix, c'est quelque chose qui te fait sourire. Ton sourcil se hausse quand elle te dit qu'elle doit t'avouer quelque chose. Et là, tu t'attends au pire. Je t'écoute. T'es devenu plus sérieux, tu l'écoutes te balancer et tu te poses ensuite pleins de questions. Je suis encore amoureuse de toi Théo. Je l'ai toujours été. Je ... Je t'aime. Vraiment. Premièrement, tu décèdes. Deuxièmement, t'as un rire nerveux. Troisièmement, tu souris comme un gros débile. Ta main vient se poser sur sa joue, continuant de sourire. Je t'aime aussi. Trois mots qui signifiaient énormément pour vous deux et t'étais bien au courant. Tu savais que tu l'aimais. Après tout, vous étiez Arjan et Théo et entre vous, ça avait toujours été de l'amour.
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Et voilà, trois petits mots qui font que ton âme toute entière se fragmente en deux morceaux. Deux bouts d'être, de chair et de sentiments. Ce n'est pas simplement un mot que l'on balance lorsqu'une émotion nous traverse mais bel et bien lorsque tu sens que chaque parcelle de ton corps est voué à être désiré par un autre. Tu t'es rendue compte que tu étais amoureuse de Théo lorsque ses yeux bleus étaient passés avant tout le reste. Tes pensées s'étaient scindées de telle sorte qu'il ne restait que son visage qui te hantait. Constamment. Inlassablement. Il était là quelque part avec toi malgré les milliers de kilomètres entre vous. Tu l'avais compris bien trop tard ou peut être que tu n'avais pas voulu te l'avouer mais Théo ne t'avait jamais quitté. Dès que tes paupières se fermaient c'était ses traits fins qui t'envahissaient comme la plus douce des chimères. Il était ton ombre, ta faiblesse et en même temps cette force nécessaire. C'était lui qui t'avait donné le courage primordiale pour te lancer à chaque pas que tu faisais. Il était l'unique arme de ta déchéance mais aussi l'antidote capable de te réveiller. Dès qu'il n'était pas à tes côtés c'est comme si tu ne vivais qu'à moitié. Tu étais là sans être là et parfois ça se voyait sous ton air distrait, absorbé. Combien de fois Lenzo avait du te ramener sur terre en claquant des doigts ? Tu ne préférais ne plus les compter. Il était conscient que ton esprit n'était pas avec lui mais à des kilomètres de là, auprès de Théo et il ne pouvait rien contre ça. Il avait fallu d'une seule seconde pour que vos corps se raccrochent et que vos coeurs se réaccordent l'un avec l'autre. Une seule seconde, une seule note de musique et c'est comme s'il n'était jamais parti. Une fois les mots sacrés filtré de tes lèvres charnues tu osais à peine le regarder en face. Tu le faisais parce que tu le devais et que c'était certainement l'instant à ne pas manquer. Si tu n'affrontais pas tes démons maintenant, si tu ne lui disais pas la vérité alors tu ne le pourrais jamais. Tu déglutissais avec difficulté ayant l'impression infâme que ta cage thoracique allait éclater. Il écarquillait les yeux alors que ses mains se crispaient sur tes côtes qu'il maintenant plus ou moins fermement. Tu avais l'impression que tu allais dépérir d'un instant à l'autre mais son rire nerveux t'empêchait de décliner pour le moment. Tu fronçais les sourcils ne sachant pas vraiment comment l'interpréter bien que tu le connaissais assez pour savoir que c'était de la nervosité. Tu inspirais doucement et lorsqu'un sourire béat naissait sur ses lèvres tu te sentais revivre. Une résurrection totale, complète faisant de toi une nouvelle femme. Tu t'étais déchargée de ce poids qui te labourait la poitrine depuis maintenant trop d'années. Tu avais effacé tes hésitations et tu t'étais lancée à corps perdue dans ces révélations que tu avais auparavant feutré. La main de Théo glissait sur ta joue t'arrachant à ton tour un sourire enfantin et lorsqu'il prononça ses trois petits mots à ton tour tu finissais de comprendre que c'était enfin fini. Il n'y avait plus de faux semblants, plus de torture, plus rien d'autre que la pure vérité qui vous rongeait depuis votre histoire passée. Le moment était tellement intense que tu n'entendais plus les notes de musique assourdissantes autour de toi, tu ne sentais plus l'alcool du rhum sur les étudiants virevoltant autour de toi et surtout tu ne sentais plus rien d'autre que sa main sur ton visage délicat. Tu te mordillais la lèvre de manière légèrement mutine tout en restant dans l'innocence. Tu étais la même qu'auparavant, cette enfant qui lui avait pris la main doucement en te présentant. Tu étais haute comme trois pommes mais tu te souvenais exactement de chaque seconde, chaque minute. Tu étais quelqu'un de farouche mais dès que tes yeux chocolats avaient rencontré ses iris émeraudes tu avais su. Tu t'étais approchée, tu t'étais assise en silence et vous n'aviez pas parlé ni l'un ni l'autre pendant une dizaine de minutes. Vous étiez simplement restés assis là à regarder la cour ou tous les autres élèves s'amusaient. Tu te souviens de vos regards qui coulaient l'un vers l'autre à plusieurs reprises et puis lorsque tout doucement u avais attrapé sa main. Je m'appelle Arjan Il avait eu ce sourire que tu n'oublierais jamais. Ce même sourire qu'il était en train de te faire à cet instant présent. Alors oui, tu étais naïve, tu étais insouciante mais tu croyais dur comme fer qu'à ce moment là il était déjà lié à toi tout comme tu étais liée à lui. C'était un coup de foudre, ou peut être bien un coup tout court mais la chute restait la même : Tu étais totalement, irrémédiablement, follement, éperdument amoureuse de cet homme en face de toi. Tu fermais les yeux lorsqu'il caressait ta joue et tu franchissais à nouveau les barrières qui vous séparait. Tu n'aurais pas du faire être aussi démonstrative, être peu souciante des gens autour de toi. Tu étais officiellement mariée à un autre et pourtant, à ce moment là, tu t'en fichais. Tu t'approchais assez près pour sentir les effluves de son parfum boisé et tes lèvres se scellaient à nouveau aux siennes dans un baiser passionné. Intense. Tu n'en avais pas le droit parce que tu étais sensée appartenir à un autre mais tu n'arrivais pas à te stopper. Théo t'avais comme réveillée d'un long coma et pour le moment seul lui te préoccupait. Tu oubliais une seconde que ton nom était lié à celui d'un autre sur un bout de papier. Oui, parce que ta personne, tu le savais, serait toujours liée à celui qui se tenait en face de toi. Tu te détachais au moment ou tes poumons criaient à l'agonie et tu attrapais ses doigts que tu entrelaçais avec les tiens. Dis moi quoi faire Théo parce que là je ne sais plus. Tu lui demandais de t'aider à faire un choix ou tout simplement de t'aider à y voir plus clair. Tu étais déchirée entre tes obligations et tes sentiments et l'une des raisons qui t'avait poussé à te lancer venait de s'envoler en fumée lorsqu'il avait prononcé ces trois mots. Tu n'avais plus peur parce qu'il était là. Définitivement, indéfiniment. Tu inspirais un grand coup et tes prunelles se posaient sur lui tendrement alors que ton corps se nichait contre le sien. Ta tête se posait délicatement contre sa poitrine. La scène devait être légèrement décalée, vous deux, immobiles en pleine démonstration douce et affective au milieu de cette cohue sans nom. Tu t'en fichais et peu importait qu'on vous bouscule, qu'on vous roue de coup si tant est qu'on ne vous séparait pas. Tu restais là plusieurs minutes avant de nouer tes bras autour de sa taille comme tu avais l'habitude de le faire autrefois et de relever la tête. Il était bien plus grand que toi et c'était d'ailleurs quelque chose sur laquelle il appréciait te taquiner dans le passé. Tu te sentais en sécurité dans ses bras comme s'il ne pouvait jamais rien t'arriver, comme si le temps s'était arrêté. Qu'est ce qui va se passer maintenant ? Théo, dis moi quoi faire. S'il te disait qu'il te voulait alors il t'aurait, s'il te  disait qu'il fallait que tu mettes un terme à tout ça alors tu aurais tout remis en question avant de prendre une décision. Oui parce qu'il avait ce pouvoir sur toi d'influencer tes décisions, tes choix parce que tu le faisais passer lui avant n'importe qui d'autre. Qu'est ce que tu veux faire ? Là ? Maintenant ? Tout de suite? Ou même demain .. Dis moi Théo, dis moi parce que j'ai besoin d'entendre ce que tu ferais, ce que tu veux et ce que nous allons devoir assumer ou nous infliger.   Ton coeur s'arrêtait alors que tes mains se serraient contre les siennes. Tu attendais une seconde et tes bras se nouaient encore une fois à sa taille. Tes iris noisettes se posaient sur lui alors qu'il baissait la tête pour te faire face. Ta tête contre son torse t'apaisait, te rassurait et c'était comme la saveur délicate d'une promesse.



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« Dis moi quoi faire Théo parce que là je ne sais plus.» Tu l'observes, juste elle, juste vous. Autour de vous, c'est la folie, c'est des corps qui dansent, c'est de la musique qui bat son plein, ce sont ces envieux, ces jeunes, et puis, il y a vous. Arjan et Théo, à l'écart de la foule, mais bien là. Collés l'un à l'autre, calmes, souriants, ensembles. Tu ne sais pas quoi faire, tu ne sais plus quoi dire, t'es dans tes pensées, tu penses à elle, tu penses à vous, tu penses à tout, mais sauf à quoi lui répondre. Tu es aussi perdu qu'elle et c'est rare que tu le sois, perdu. Tu ne te perds pas facilement, mais là, tu avoues, t'es bien perdu. Tes yeux sont plantés dans les siens et tu ne fais attention à rien, tu n'entends plus rien sauf le son de sa voix. La sienne. Ce que vous allez faire, ce qu'elle va faire, tu n'en sais strictement rien et pourtant, tu veux lui donner une réponse, une bonne réponse qui te convient et qui lui convient. Une réponse simple, une réponse bien. Tu vas trouver. Merde, t'es Théo, tu vas bien savoir quoi répondre à cette question. Tu en as eu plein, des questions alors là, tu vas te bouger et tu vas répondre à sa question pour ne pas lui montrer que t'es perdu, que tu n'as aucune idée. Arjan. Tu la regardes une nouvelle fois et tu souris. Un énorme sourire. Celui d'un gosse, celui d'un garçon qui se réveille enfin. « Sortons d'ici, d'abord.» Tu penses que c'est le bruit, que c'est la musique qui te déconcentre alors, tu décides de quitter la boîte de nuit en oubliant totalement que tu es venu ici avec ces gars et que tu étais censé être le chauffeur. Tu bois pas comme eux, t'étais le plus sage, d'office. Ils l'avaient devinés avant même de poser le pied dans la boîte et vous en aviez convenu que tu les reconduirais chez-eux en temps voulu. Sauf que tes plans ont changés et tu espères pour eux qu'ils trouveront un moyen de rentrer. La nuit. Il fait déjà nuit dehors, comme il faisait nuit quand tu es entré là-dedans. Tu ne quittes pas Arjan d'un cheveux, tu la tiens toujours, tu la regardes toujours. Vous êtes ces deux jeunes qui s'en vont, qui quittent leurs amis pour se réserver un temps à eux deux, sans personne pour interrompre leur moment. Vous êtes ces deux jeunes. « C'est peut-être de la folie, mais je crois avoir trouvé quelque chose. T'as pas froid, ça va ?» Tu lui demandes en cas de précaution, t'es sorti sans vraiment te soucier de comment vous étiez habillé. Il fait chaud, dans la boîte. Dehors, c'est un peu un changement de température clair et net. Tu prends sa main, la serres et tu vas t'asseoir sur ce banc, pas loin. T'es sûrement dingue, pris d'une folie innée ou complètement dans le moment que tu penses avoir trouvé cette idée, tu penses que c'est la bonne. Et là, tu penses à ce que tu comptes faire. C'est complètement fou, mais la folie, vous connaissez. « Et si on faisait ce que je t'avais promis auparavant ?» Tu relèves les yeux vers elle en souriant. « Et si on oubliait ces fiançailles et qu'on faisait les nôtres? On pourrait même se marier pour être sûrs que tes parents soient à cent pour cent dans le truc. Pour oublier Sathias et toute cette histoire.» Tu serres de nouveau sa petite main dans la tienne, reprenant la parole. « Et si ce nom à côté de ton prénom, sur cette feuille, c'était le mien, Arjan ?»
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 Les corps déchainés autour de vous, les flashs crépitant dans vos opales, la musique assourdissant vos tympans étaient les seules barrières s'élevant contre une union complète de vos personnes. Théo s'immobilisait lorsque tu lui demandais de t'aider à y voir plus clair, de te dire quelle direction prendre comme si lui même n'en avait aucune idée. Cela était certainement le cas sachant que vous n'aviez absolument pas planifié de faire imploser la vérité qui vous rongeait depuis des années. Les dilemmes, les choix et même les sacrifices étaient nombreux, s'offrant à toi dans une danse endiablée que tu avais du mal à contrôler. Tu n'étais pas prête à être celle qui tourne une page pour en ouvrir un autre, tu n'étais même pas prête à être l'auteur de ta propre histoire. Tu inspirais un grand coup alors que Théo attrapait ta main pour t'extraire de cette foule oppressante. Tu entremêlais inconsciemment tes doigts aux siens les serrant un peu plus fort à chaque seconde. Une fois dehors ses billes émeraudes plongeaient en toi te déstabilisant encore plus que tu ne l'étais. Tu n'attends pas qu'il reprenne la parole pour te hausser sur la pointe des pieds et l'embrasser encore une fois. Un geste d'une spontanée déroutante qui le surprend autant lui que toi. Tu esquisses un sourire mutin sublimé par tes joues rosies par l'audace dont tu venais de faire preuve. Théo attrapait ton visage remettant une mèche de cheveux avant de prendre la parole doucement. Tu fronçais les sourcils alors qu'il t'indiquait être apte à apporter une solution à tout vos problèmes. Ton corps entier se crispait et tu secouais la tête lorsqu'il te demandait si tu avais froid. En réalité c'était certainement le cas vu tes lèvres violettes et ta peau hérissée mais peu importait. Ton attention était totalement focalisée sur ce qu'il s'apprêtait à te dire si bien que tu en oubliais tout le reste. Tu déglutissais craignant le pire mais ses mains sur les tiennes finissaient de te rassurer quant à l'issue de ce qu'il allait te proposer. Tu ne cillais pas et ton regard l'invitait à continuer. Et si on faisait ce que je t'avais promis auparavant ? Ton coeur manquait irrémédiablement un battement et ta main s'immobilisait sur son torse. Tes yeux s'écarquillaient de surprise alors que tu te mordais la langue pour être certaine de ne pas être en train d'halluciner. Il ne pouvait pas réellement envisager ce que tu avais compris ou alors c'était une mauvaise interprétation de ta part. Tu tentais d'ouvrir la bouche pour dire quelque chose mais les mots ne sortaient pas. Ton coeur battait la chamade alors ta gorge nouée t'empêchait de faire preuve de réactivité. Et si on oubliait ces fiançailles et qu'on faisait les nôtres? On pourrait même se marier pour être sûrs que tes parents soient à cent pour cent dans le truc. Pour oublier Sathias et toute cette histoire. Tu étais incapable de décrire toutes les émotions qui te traversaient à ce moment là. Le choc, la surprise, le doute, l'euphorie, l'extase, la folie peut être ... tu n'en avais strictement aucune idée. Théo était en train de te faire sa demande, là, à quelques centimètres en face de toi devant une boîte de nuit déserte. Ou tout du moins déserte à tes yeux puisque seule la voix de l'homme en face de toi réussissait à se faire entendre. Théo. Tu inspirais un grand coup prête à répondre lorsque sa dernière phase finissait de t'achever littéralement. Son nom ? Charpentier, ce nom tu en avais rêvé des centaines peut être même des milliers de fois. Tu te souvenais l'avoir écrit partout, l'avoir susurré, chanté, gémit. Il était marqué dans ton sang, dans tes veines, dans ta chair et dans chaque chose que tu avais touché depuis que tu l'avais rencontré. Théo ne t'avait jamais quitté et la promesse qu'il t'avait faite dans le passé tu ne l'avais jamais oublié. Tu déglutissais lentement tes doigts serrant un peu plus les siens alors que tu sentais un surplus d'émotions t'envahir. Est ce qu'on est vraiment en train de faire ça Théo ? Cela te semblait tellement inimaginable, tellement irréaliste. Il y a encore quelques minutes à peine vous étiez en train de vous déchirer sur la piste de danse. Il y a une heure à peine tu avais l'impression qu'on t'avait arraché une part de toi suite à sa perte. Tes yeux pétillaient d'une fièvre jusque là insoupçonnée alors que tes mains attrapaient tendrement son visage. Tu avais l'impression que tu allais crever d'une seconde à l'autre à force de subir les assauts constants de ta cage thoracique contre ta poitrine. Tu étais tellement excitée, choquée que tu avais du mal à trouver les mots. Tu attendais quelques secondes essayant de retrouver une respiration convenable avant de reprendre la parole.  Je ne veux pas faire ça pour mes parents Théo. Si on doit respecter cette promesse, l'honorer comme nous avions promis de le faire je veux que ce soit pour nous. Pas pour eux. Je veux le faire par amour parce que je sais à quel point le faire par devoir ou pour tout autre chose est une erreur. Alors ... si vraiment tu as l'intention de faire ça Théo je veux que ce soit uniquement parce que tu ressens la même chose qu'il y a des années maintenant.  Tes mains caressaient tendrement ses joues, sa mâchoire alors que tu t'approchais tout doucement de son corps. Ta poitrine se collait contre son torse alors que ses bras se nouaient machinalement autour de ta taille. Tu aurais pu être frigorifiée, à demi morte ou même morcelée que tu ne te serais pas sentie plus en sécurité que maintenant. Théo. Ce que tu ressentais à son égard était tellement passionnel que les mots manquaient pour décrire cette émotion que tu ressentais. Tu attendais une petite seconde avant que tes lèvres se scellent une nouvelle fois aux siennes dans le baiser certainement le plus tendre que vous n'aviez jamais partagé. Si c'est vraiment ce que tu veux Théo alors demande le moi. Demande le moi vraiment et là alors ton nom sera mien.  







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La folie t'empare, tu réfléchis beaucoup trop et tu en viens à cette conclusion : te fiancer, te marier avec elle. C'est dingue. C'est d'une folie extrême dans le sens où il y a de cela vingt-quatre heures, vous ne vous parliez même pas, tu n'aurais pas pu la regarder dans les yeux et maintenant, la voilà tout près de toi, vous voilà vous deux, entrelacés comme deux âme-soeur, comme un couple de jeune fou amoureux, comme si vous aviez trouvé votre moitié pour la vie. Vous vous êtes trouvés, c'est le cas de le dire. Arjan Callas, la fille de tes rêves, la fille que tu as eu, que tu n'as plus eu et que tu retrouves aujourd'hui. Enfin. Vous deux, vous êtes tout. Vous êtes l'amitié, la folie, la délicatesse, la tristesse, l'adrénaline, l'envie, mais surtout l'amour. Avant tout, vous êtes l'amour. Arjan et Théo, c'est défini par un amour infini. Un amour sans limite, sans fin, sans vrai début, sans vrai départ. Vous êtes ces personnes qu'on envie sans trop vraiment envier. Aimer de cette façon, c'est aussi adictif que nocif, tu le sais. Tu pourrais tout faire pour cette petite blonde, sauter du haut d'un pont, marcher sur l'autoroute, t'échangerais ta vie pour la sienne. Certaines personnes le disent pour le dire, tout simplement. Toi, on sent que tu le penses et que tu serais capable de le faire peu importe les conséquences, ce qu'ils se passent entre vous. En dispute ou pas, il est clair que tu as continué à l'aimer comme jamais, à vouloir la protéger malgré tout. C'est vous, tout simplement. Tu hoches de la tête quand elle te demande si vous étiez vraiment entrain de faire cela ; ce n'était ni un rêve, ni une blague de mauvais gout. Oui, vous le faisiez. Vraiment, réellement. Tu demandais implicitement sa main. Tu demandais à cette fille qu'elle t'appartienne. Tu le voulais, tu le savais. Tu souriais à ton amie.. Enfin, à Arjan. Tu ne savais pas vraiment comment la définir, désormais. Ce n'était pas une amie dans les sens propres du termes car la situation que vous viviez n'était rien de tout cela, ce n'était pas deux amis sur un banc, c'était deux personnes amoureuses, folle l'une de l'autre. " On est vraiment entrain de faire ça, Arjan. " Tes yeux brillaient, tu étais pris par la folie de la situation, de ce moment certainement mémorable. Ta demande. Celle que tu lui avais promise il y a des années, celle à laquelle tu tenais. La voir comme tienne à tout jamais, scellés jusqu'à la mort, pour toujours. Tu la comprenais, tu n'en avais rien à faire de ses parents, en fin de compte. Tu voulais le faire pour elle, pour toi, pour votre amour, tu voulais que cela soit fait, tu y tenais énormément. C'était toi, ton rôle, ça l'avait toujours été et aujourd'hui, il était temps. Enfin. Un sourire vint se dessiner sur tes lèvres en sentant les siennes se coller à celles-ci. Ses lèvres, elles t'avaient manquées. Tu en avais touchés d'autre en attendant, mais celles d'Arjan, elles restaient pour toi, les lèvres du bonheur, les lèvres qui t'appartenaient, les lèvres qui te donnaient cette sensation : les papillons. On les appelle les papillons, ceux dans le ventre. C'est étrange, mais ça te procure un bien fou. Tu la regardes un instant quand vos lèvres finissent par se séparer, un énième sourire fait son apparition avant de te décoller d'elle, doucement, lentement, profitant du moment présent. Ce n'est pas la demande parfaite pour les autres, peut-être. Mais c'est fait avec tellement d'amour, de douceur et de tout les sentiments possibles et inimaginables que pour toi, ça l'est, c'est parfait. Surtout quand la femme en face est Arjan. Tu lui demandais si elle avait cette bague, faite par tes mains, il y a des années de cela. Tu savais qu'elle l'avait sur elle, tu savais aussi qu'elle l'avait toujours sur elle. Une fois la bague dans tes mains, tu vins poser ton genoux sur le sol, t'agenouillant devant elle, fier. Tu souriais comme jamais auparavant, tu avais ces papillons dans ton ventre, tu avais cette fille tout près et rien que cela, ça te suffisait pour être heureux, comme avant, comme étant enfant. " Arjan Callas, veux-tu m'épouser ? " Tu aurais pu lui sortir tout un discours, lui lire ce roman, cette histoire qui était la votre, mais tu avais prononcer les mots principaux, les mots décisif. Ta main était tendu vers elle, tes yeux rivés dans les siens, ton visage faisant face au sien, légèrement plus bas. Tu attendais ce mot, cette réponse, l'unique. Celle qui allait tout changer. Deux adolescents amoureux, deux adolescents fous, à la recherche d'aventure, ces deux adolescents se répétant qu'ils s'aimaient, qu'ils allaient se marier, avoir des enfants, absolument tout. Ces adolescents s'étaient fait une promesse et ils la réalisaient aujourd'hui. Ces adolescents, c'étaient vous. Arjan et Théo.
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Ton corps refusait de lâcher celui de Théo comme si une seule seconde loin de lui risquait de t'être fatale. Tes lèvres effleuraient les siennes découvrant une nouvelle fois la saveur sucrée de sa bouche. Ses bras s'enroulaient autour de ton corps frêle alors que tu te nichais contre lui tendrement. Tu aurais pu mourir à cet instant précis ayant goûté à la couleur du bonheur. Ton coeur battait à tout rompre prêt à imploser dans ta poitrine comme à chaque fois que tes opales se posaient sur Théo. Il avait ce don de te rendre vulnérable, de faire de toi une sorte d'enfant fragile tout comme il avait cette capacité de te transformer en une femme un poil trop mordante. Il tirait les ficelles de tes sentiments envers lui depuis maintenant des années et si cela t'avait tout d'abord effrayé maintenant tu te sentais pleinement en sécurité. Tu avais réussi à te mettre en phase avec ce que tu ressentais et ta douleur faisait place à une acception certaine. Tu attendais quelques secondes et Théo posait ses mains sur tes hanches pour te faire reculer lentement. Tu fronçais les sourcils, déjà presque en manque de sa peau chaude contre la tienne et de son parfum sur ton visage glacé. Sans attendre sa voix brisait le silence ambiant résonnant dans la nuit alors qu'il te pressait de lui donner la bague. Tu écarquillais les yeux légèrement surprise qu'il soit au courant de ce secret que tu gardais précieusement sur toi. Comment il avait su que tu ne l'avais jamais quitté ? Que tu portais cet anneau sur toi à chaque seconde, chaque minute de ton existence ? Tu fronçais les sourcils mais son sourire répondait à ta question silencieuse. Il te connaissait par coeur tout simplement. Cette bague c'était le symbole de votre relation, le pilier de votre amour et le jour ou tu t'en séparerais cela signifiait la perte définitive de l'autre. Tu déglutissais alors que ta main coulissait autour d'une fine chaîne que tu portais autour du cou. Tu la faisais remonter lentement et enlevait la bague qui s'y trouvait suspendue. Tes mains tremblaient légèrement alors que ta cage thoracique se fissurait à chaque seconde un peu plus. Il l'attrapait du bout des doigts non sans planter ses yeux émeraudes noisettes dans les tiens. Tu avais l'impression que tu risquais de crever à tout moment. Tes opales étaient rivées sur lui, sur sa personne que tu aimais au point d'en être malade presque. Théo. L'amour que tu ressentais envers lui était incommensurable et personne n'aurait pu t'arracher ça. Une seconde au gout d'éternité passait avant que lentement, comme dans un film au ralenti Théo pose le genoux à terre. Ton coeur manquait plusieurs battements alors qu'une de tes mains s'abattait promptement sur ta bouche pour étouffer ton exclamation de surprise. Tu sentais ta boîte crânienne sur le point d'exploser alors que tout ton corps se raidissait. C'était irréel, totalement irrationnel même et pourtant Théo était bien en train de se mettre à genoux pour te demander ta main. Tu sentais tes pulsations cardiaques battre sous ton petit top alors que ta poitrine s'élevait dans un rythme effréné. Tes pupilles s'humidifiaient de plusieurs petites gouttes d'eau aussi précieuses que salées alors que Théo plongeait à nouveau son regard vers toi. Et là c'était l'arrêt de tout : Du temps, de l'espace, des autres, des ressentis, du monde tout simplement. Il n'y avait plus que lui et sa voix rauque qui te faisait toujours un peu plus perdre la raison. Arjan Callas veux tu m'épouser ? Tu ne respirais plus, tu ne parlais plus, tu n'avais même plus l'impression que tes pieds touchaient le sol. Tu te sentais dans une dimension presque parallèle tellement tout cela te semblait irréel. Ce moment tu l'avais rêvé, fantasmé, imaginé, dessiné, murmuré des centaines, des millions, de fois peut être. C'était votre promesse, votre engagement, toute la nostalgie du passé qui vous rattrapait en une seconde à peine. C'était lui, c'était Théo et plus rien d'autre ne comptait. Ce qui était les mots de deux enfants, de deux adolescents étaient en train de se transformer en une réalité bien tangente. Théo et toi. Le fait de te demander ta main n'était pas juste le fait de tenir votre engagement passé mais c'était le fait de t'unir à lui définitivement. De faire son nom le tien et de partager le reste de votre existence ensemble, tout les deux. Cela signifiaient une appartenance totale et ce bout de bonheur qu'on t'avait presque arraché. Théo t'offrait tout ce que tu avais toujours rêvé sur un plateau et ça ne se résumait pas à beaucoup de chose. Lui, tout simplement. Une seconde passait ou tu voyais toute ta vie à ses côtés, passé, présent et futur défiler devant tes yeux. Ta gorge se resserrait sous l'émotion alors que tu sentais quelques larmes t'échapper. Il attendait ta réponse et son sourire, plus beau qu'aucun autre, t'écorchait le coeur. Théo. Sa beauté te touchait plus que n'importe quel autre tout comme ses fossettes qui faisaient de toi une femme plus que comblée. Oui. Oui je le veux. Aucune hésitation malgré ta voix tremblotante, transpirante d'émotions. Tu te mordais l'intérieur de la lèvre et tu te rendais compte de l'impact de ta réponse. Oui. Oui aujourd'hui c'était le premier jour du reste de votre vie. Vous ne saviez pas que c'était impossible alors vous l'aviez fait. Cette promesse d'adolescent transformée en la plus belle des réalités. Oui. Toi, Arjan Callas tu allais devenir la femme de celui que tu avais toujours aimé au point de t'en perdre parfois. Tu allais abandonner ce nom de famille qui t'avait censuré pour porter celui de Charpentier. Tu allais être sienne et goûter ce que vous ne cessiez de désirer au prix de vous blesser. Et là les souvenirs affluaient dans ton esprit engourdi d'ivresse. Tu te revoyais, toi, haute comme trois pommes courant comme une folle dans l'herbe fraîche avant de percuter quelqu'un. Théo, qui d'autre ? La première rencontre, le premier regard, ce banc sur lequel tu avais passé des heures, sur lequel vos noms s'étaient échangés pour la première fois. Je m'appelle Arjan Son sourire qui t'avait figé, ses yeux qui t'avaient dévoré, sa bouche qui t'avait fasciné. Tu te revois t'amuser avec ses cheveux au point d'en avoir mal au doigt, tu te revoyais ta tête sur sa poitrine, tout les deux allongés au milieu d'un champ de coquelicot, d'un lit en bordel, d'une plage abandonnée et de tous les endroits que vous aviez marqué de votre amour. Tu ne comptais plus le nombre d'arbres qui portaient les marques de cette passion adolescente, des tableaux noirs et des craies blanches liant à jamais vos prénoms. Tu te souvenais de l'odeur de son parfum, de la saveur de ses lèvres, de la douceur de sa peau. Tout. Théo. Les larmes redoublaient à chaque souvenir qui parcourait la moindre parcelle de ton âme. Théo se relevait lentement et ses bras venaient d'entourer dans une force insoupçonnée. Il te serrait aussi fort que tu l'aimais et cette étreinte était le symbole de votre éternité. De cette amour qui ne vous avait jamais quitté. Théo. Ce prénom tu l'avais tellement prononcé que tes lèvres le transformait en la plus délicieuse des mélodies. Arjan Charpentier. Tu rigolais alors que des larmes coulaient doucement sur tes joues légèrement rougies. Théo les essuyait et tu en profitais pour attraper son visage et l'embrasser. Un baiser comme jamais vous n'aviez partagé jusque là. L'amour, la passion, la fougue, le désir toutes les émotions transperçaient dans ce baiser que vous échangiez. Cela a toujours été toi Théo.









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 Love is like the wind, you can't see it but you can feel it (Théo)
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