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 Love is like the wind, you can't see it but you can feel it (Théo)


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ϟ  it was impossible so they did it
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ϟ it was impossible so they did it
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Love is composed of a single soul inhabiting two bodies
Dire que les semaines avaient été rudes était un doux euphémisme. La multitude de visages familiers t'embrumait l'esprit et t'oppressait lentement. Il était désormais vital de lâcher prise au moins le temps d'une soirée et la seule chose qu'il t'était venu à l'esprit était de t'étourdir. Un instant, un seul, juste le temps d'oublier les erreurs passées. Quelques verres de tequila suffisaient et doucement le liquide s'écoulait dans ton organisme. Non contente d'avoir siroté en quelques minutes une somme indécente tu enchainais avec un alcool un peu plus fort apte à te faire effacer cette semaine éreintante. Quelques shooters plus tard ton corps se mouvait sensuellement sur la piste de danse. Ce n'était pas dans tes habitudes de te perdre autant dans les excès. Tu étais une personne fêtarde, appréciant le moindre des plaisirs simples mais tu étais mesurée. Ou du moins tu l'avais été. Ta rupture, qui n'en était pas une à proprement parler, avec Théo t'avait totalement déséquilibré. On t'avait arraché quelque chose, un morceau à part entière de ton être et depuis rien n'était plus pareil. Tu étais capable de sourire, de rire et même de t'abandonner mais rien n'était aussi intense qu'à l'accoutumée. Le soleil te semblait plus fade, les saveurs te paraissaient moins délicates, tu respirais mais tu le faisais qu'à moitié. Ton corps effleurait involontairement celui d'un homme désireux d'aller plus loin mais il existe une limite étroite entre être désirable et respectable. Tu le repoussais gentiment et continuais à te laisser engloutir par les plaisirs nocturnes. Les notes de musique vrillaient tes oreilles, les vapeurs de l'alcool brûlaient tes veines mais peu importait. C'était peut être la première fois que tu te sentais aussi vivante depuis quelques mois et ça te faisait du bien de t'abandonner entièrement. Lenzo était sensé te rejoindre dans peu de temps mais tu ne savais comment il allait réussir à mettre la main sur toi à travers cet amas d'étudiants déchainés. Tu te mordillais la lèvre et chassais ce problème de tes pensées, de toute manière tu n'étais plus apte à faire preuve d'une trop grande rationalité. Un homme t'accostait et même si tu savais user de tes charmes pour arriver à tes fins rares étaient ceux qui te plaisaient assez. Il leur manquait tous un petit quelque chose. Ou alors ce petit quelque chose. Ce truc qu'un seul autre possédait à tes yeux, ou du moins qu'il avait possédé, là encore l'emploi du passé était de mise. La main dans tes cheveux ton bassin s'aventurait à épouser le rythme effréné d'un autre corps que le tien. En temps normal peut être que cela t'aurait mis mal à l'aise mais pas ce soir. Non là ça te faisait clairement du bien de te laisser aller le temps d'une soirée. Les effets de la tequila commençaient à faire leurs effets et rapidement ton esprit s'enfonçait un peu plus dans la confusion. Tu étais consciente de tes faits et gestes mais c'est comme si la notion de limite n'existait plus. Tu te sentais surhumaine, envahie par une euphorie enivrante. L'homme déposait ses mains au creux de tes hanches et ses lèvres effleuraient délicatement le creux de ton cou. C'était le moment ou tu le repoussais consciente que ça risquait d'outrepasser les limites de la décence. Tu oubliais souvent, un peu trop d'ailleurs, que ton nom était lié à celui d'un autre mais l'image de Théo venait amèrement te le rappeler. Pas celui de ton fiancé, non celui de Théo. C'était cette union qui avait mis un terme à votre passé, à votre présent et à ce qui aurait pu être votre futur. Tu le chassais de tes pensées consciente que ce n'était certainement pas là ou devait être sa place ce soir. Tu ne repoussais pas l'homme, pas totalement du moins. Tu l'écartais légèrement de ton corps tout en maintenant une promiscuité entre vous. Tu étais loin d'être une personne provocante débordant de lubricité. Tu préférais un flirt innocent plutôt qu'un rentre dedans aussi sexuel que malsain. Tu étais très loin du cliché de la fille vulgaire et aguicheuse, au contraire tu étais plus sur la retenue, tout en subtilité. L'homme tentait néanmoins d'accrocher ton attention en passant une main sur ta nuque pour dégager tes cheveux blonds comme le blé. Tu le laissais faire et tu fermais les yeux au moment ou il s'apprêtait à poser ses lèvres sur ta peau chaude. Tu avais envie de te perdre juste un instant, rien qu'un instant.










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« J'vous accompagne, ce soir.» Les regards des garçons se tournent vers toi, tu les regardes en fronçant les sourcils. Ces temps-ci, tu n'es pas sorti, en fait. T'es resté dans ta chambre à étudier, mais aujourd'hui, tu as besoin de te changer les idées, dans cette boîte donc. Sans te demander la raison de ta venue, vous vous rendez à la boîte de nuit, tous habillé correctement, bien et classe. Toi, tu n'es pas parti loin, tu fais du rapide. Une fois arrivée à la boîte, vous rentrez directement et vous commandez des boissons, toi, une bière. T'as besoin de bière.

Ils dansent tous, se collent aux filles de façon à les avoir dans leurs lits et toi, tu restes à l'étage, tu observes les autres en soupirant et en sirotant ta bière. Dégoûté. Pourquoi t'es là, c'est certainement la question. Tu es mal, t'es mal car t'as perdu Arjan, en début de semaine et là, t'as besoin de te vider l'esprit, de ne penser à rien mais tu n'y arrives pas. Elle te manque mais tu lui en veux toujours à mort, tu ne peux pas la regarder dans les yeux pour le moment, ni lui parler. Seulement, tu as peur qu'elle fasse une connerie de plus et tu ne peux t'empêcher de vérifier de temps en temps qu'elle va bien, tu t'en caches car tu refuses qu'elle le sache, pour elle, tu ne lui apportes plus aucun intérêt. Elle est morte à tes yeux, enterrée, mais surtout fiancée. Tu vois ces gens se frotter les uns contre les autres et cela ne te plaît pas, c'est un manque de respect envers soi-même de se coller à un inconnu ainsi, c'est ne pas se respecter, c'est quelque chose que tu n'aimes pas. Tu es même mal à l'aise pour eux, tu changes d'angle de vue et observes les gens dans la boîte, s'amuser, danser et se toucher comme de gros animaux. Tu n'aimes pas l'ambiance qui règne quand tu as cette humeur de mort. Ton regard change de personne et tu tombes sur deux personnes, dansant entre la foule, se collant l'un à l'autre, le gars forçant la fille, l'embrassant. Tu vois tout cela parce que tu te concentres énormément sur ce duo, tu n'as rien d'autre à faire. La jeune fille tourne la tête et tu as l'impression que tu vas te décomposer, que tu vas péter un plomb, à nouveau. Tu veux leur sauter dessus et écraser ton poing contre sa figure, au gars. Tu veux qu'elle arrête ça. Qu'elle se respecte. Qu'elle ne le fasse pas tout court. Tu veux tout casser quand tu as la vu de ton amie se frottant à cet inconnu. Arjan. Tu finis ta bière d'une traite et abandonnes la petite bouteille sur la table devant laquelle tu passes. Ensuite, tu pars à la recherche de ce fameux duo, ce qui est compliqué vu le monde présent en cette soirée. Tu passes entre les corps transpirants et chauds qui n'ont qu'une seule et une envie : c'est de choper tout ce qui bouge.

C'est quand tu es en face du duo que tu serres les dents, tu les vois danser les un contre les autres et cette vue te fout un coup monumentale dans la gueule. Tu les regardes et tu finis par t'avancer, d'un pas plus que décidé. Tu vois ce gars vouloir poser ses lèvres contre la peau de ton ami mais tu as le temps de l'en empêcher de justesse, le projetant un peu plus en arrière pour qu'il la lâche. Cela ne lui plaît pas et à toi non plus, tu t'en fous tellement que ton regard passe de cet homme à Arjan, la fiancée qui se frotte aux autres en boîte. Tu t'en casses, Théo. Traces. Tu ne la regardes pas dans les yeux, te rendant compte que cela t'est impossible, encore. C'est quand l'homme revient à la charge que tu l'attrapes et que tu le fixes dans les yeux, lui montrant que c'est une mauvaise idée. « Tu fais encore un pas et je t'assure que ce sera le dernier.» Tu lâches son col en le poussant plus loin. Mine de rien, t'es fier d'avoir empêché ce plaisir à Arjan. « C'est ton plan ? Te taper tout ce qui bouge ?» Tu ne la regardes même pas. Tu lui parles avec le même ton qu'autrefois. Celui du gars pas bien et en colère.
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Ses doigts dégageaient tes cheveux dorés alors que ses lèvres brûlantes s'approchaient délicatement de ta nuque. Son corps tout entier se collait un peu plus contre le tiens alors que ses bras encerclaient ton bassin pour le plaquer contre le sien. C'était le deal implicite lorsque tu avais accepté de danser à lui mais tu étais tellement loin de ce genre d'étreinte. Cela ne te ressemblait pas et récupérant le peu de raison qu'il te restait tu te reculais subtilement. Tu étais trop pudique, trop farouche pour fusionner d'une telle façon en public avec un illustre inconnu. Tu étais devenue une étrangère, le miroir de quelqu'un que tu exécrais mais c'était ta façon de te protéger. L'unique manière que tu avais trouvé pour te barricader de cette douleur qui te submergeait. Tu étais le fantôme de toi même, quelqu'un d'autre, une personne que cette souffrance ne pouvait pas entamer. Tu feignais l'indifférence, tu t'enfermais entre les murs d'un silence parce que c'était plus facile, plus simple de faire comme ça. Tu avais à peine le temps de repousser une énième fois l'individu qu'il se faisait éjecter à quelques mètres de là. Tu entendais seulement le bruit mat, perdu entre les notes de musique assourdissantes, s'écraser au sol. Le fait de ne plus sentir ses mains sur ton corps t'indiquait que quelqu'un s'était chargé de son cas. Légèrement embrumée par l'alcool tu te retournais en tentant de lever le voile sur ce qui venait de se passer. Tu n'avais bu que quelques verres mais ton corps frêle supportait difficilement ce surplus d'alcool. Tu n'étais ni ivre, ni pompette mais simplement étourdie par les vapeurs de la tequila. Lorsque tes yeux accrochaient ton interlocuteur ton coeur manquait un battement. Tu lâchais immédiatement le verre que tu avais dans la main à cet instant, le laissant s'éclater violemment à terre. Tu n'entendais même pas le fracas que ça engendrait, préoccupée à te concentrer sur lui. Lui. Théo, en face de toi. Ses opales émeraudes te fuyaient refusant d'établir le moindre contact avec toi. Tu avais du mal à faire de l'ordre dans tes pensées malgré que tu comprenais rapidement ce qui s'était passé. C'était lui qui avait dégagé ton partenaire de manière plutôt rude. Pourquoi ? C'était la première question qui te traversait l'esprit alors que tes dents se plantaient dans tes lèvres sous le coup de la surprise. Tu étais encore capable d'entendre ce qui se passait autour de vous mais c'était devenu un bourdonnement lointain, presque inexistant. La seule chose sur lequel ton esprit était focalisé c'était l'homme en face de toi. Théo. Cela faisait une semaine que ton être tout entier était privé de sa présence, qu'il t'avait lâchement abandonné et que tu essayais de te relever. A moins que tu te laissais couler tout dépendait du point de vue, même toi tu n'en étais pas vraiment certaine. Une main se posait machinalement contre ton ventre comme si tu étais sur le point de régurgiter le surplus d'émotion qui t'étreignait. Théo. Tu aurais voulu fuir ou alors le retenir, le serrer jusqu'à ce qu'il ne puisse plus respirer, tu n'en savais trop rien. Tu étais partagée entre des émotions contraires et c'était difficilement supportable alors même que tu essayais de faire le deuil de sa personne, de votre passé. Qu'est ce qu'il faisait là ? Tu n'en savais absolument rien et le dilemme était vicieux. Feindre l'ignorance ou s'accrocher aux morceaux brisés. Un choix délicat qui te charcutait l'esprit. Tu étais prête à prendre position lorsque la voix de Théo t'interrompait subitement. C'est ton plan ? Te taper tout ce qui bouge ? Tu déglutissais avec difficulté et si auparavant tu aurais baissé la tête cette fois tu te décidais de l'affronter. Son ton est froid, colérique et ses mots sont aussi durs que de la roche. C'est de la cruauté, de la méchanceté gratuite peut être, tu n'en sais vraiment trop rien. Peut être qu'il a raison, peut être que tu te perds dans des excès indécents mais après tout qui est l'unique auteur d'une telle modification ? Tes yeux le fusillent du regard mais ça ne l'atteint pas puisqu'il daigne même pas poser ses prunelles sur toi. Tu as envie de le frapper là tout de suite, de pousser son corps jusqu'à n'en plus pouvoir mais tu restes là sans rien faire. Cette fois il n'est plus question de te résigner, d'être celle qui porte la faute. Ton petit caractère trempé vient s'immiscer entre toi et celui qui t'a plus ou moins forgé. C'est lui qui t'a appris à être forte malgré toute la douceur qu'il porte en luI. Un beau contraste qui t'aurait fait rire aujourd'hui si tu n'avais pas cette amertume collée à tes lèvres. Tu aurais pu lui répondre que ce n'était pas ses affaires, qu'il pouvait bien aller voir ailleurs si tu étais mais ça ne te ressemblait pas. Tu n'étais pas grossière et encore moins envers lui. Tu en étais bien incapable, vous préfériez vous blesser mutuellement, ça faisait plus mal. Je sais pas c'est plus ou moins ce que tu m'as demandé de faire non ? Provoquer ce manque, cette envie et de la transférer sur quelqu'un d'autre. Il me semble que tes mots exact étaient "combler ce manque à ma place" Tu étais cruelle, peut être et tes mots n'allaient certainement pas manquer de le provoquer, de le toucher, de l'atteindre mais c'était plus fort que toi. Cette fois il n'était pas question de baisser les armes, tu te défendais parce que là encore c'était ta façon de te protéger. Tu ne pouvais pas te laisser consumer par le chagrin pour l'éternité, il fallait lui faire face. Il n'imaginait pas à quel point tout ça était compliqué pour toi. La dernière fois qu'il t'avait vu il avait salement déserté et maintenant il rentrait dans ton intimité afin de t'érafler encore une fois. Tu te mordais la lèvre pour ne rien dire ou faire d'extravagant. C'est seulement lorsqu'il relevait les yeux vers toi que tu te sentais tomber à la renverse. Ou du moins tu aurais pu le faire si tes pieds n'étaient pas aussi cloués au sol. Cette beauté, elle te bouffait littéralement. Il était beau, peut être un peu trop et c'est surement ce qui allait te conduire à ta perte.













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Tu viens pousser le gars plus loin pour qu'il n'arrive pas à ses fins. Tu ne veux pas qu'il n'y arrive, que tu l'acceptes ou pas, tu empêcheras chaque hommes de cette planète voulant poser les mains sur cette fille, que tu l'acceptes ou non, tu le feras, peu importe la situation. Tu dois l'oublier et pourtant, tu ne peux pas la laisser seule, parce que tu as peur qu'il lui arrive quelque chose, qu'on y touche. C'est comme un précieux diamants, ton précieux diamants, on y touche pas. Surtout quand les arrières pensées sont même à celles de ce gars. Rien que de voir ses mains sur les hanches de ton ex, ça te fout les boules. Elle est fragile, c'est une poupée, tu ne veux pas qu'on ne l'abîme. Tu sais que tu l'as déjà fait intérieurement mais tu ne veux pas qu'on touche à elle, la salir, extérieurement. Arjan, elle est trop précieuse à tes yeux que tu ne pourrais la laisser totalement seule, sans surveillance. Tu ne fais pas confiance aux autres quand il s'agit d'elle, quand on voit Arjan, on voit une fille, jolie, une fille attirante, une fille qu'on veut avoir et tu le sais. Alors rien que de penser qu'on pourrait la toucher et se permettre de telles choses, ça te fout la rage à un tel point que le gars se retrouve projeter beaucoup plus loin de la peau d'Arjan, beaucoup plus loin pour pouvoir reprendre la charge. Jamais tu n'aurais cru agir ainsi, violemment, dire de telles choses, ce  n'est pas toi et tu le sais. Tu sais aussi qu'elle te fait cet effet là, elle t'a changé, radicalement. T'es plus le Théo que tout le monde connaît quand tu es près d'elle, désormais. Tu es vide, tu uses de ta colère et tu parles sans retenue, disant des choses aussi violente que tes poings lorsqu'ils ont heurtés son mur, la dernière fois. Une fois l'homme dégager, tu te tournes vers elle, ne voulant pas la regarder pour la simple et bonne raison que tu aurais plus mal qu'autre chose, rien que de lui parler, en fait, ça te fait mal. Arjan, tu ne peux plus la regarder dans les yeux, c'est beaucoup trop dur à vivre pour que tu persistes comme il faut. Tu sens son regard sur ta personne, tu t'accroches pour ne pas laisser tomber, si tu la regardes, tu le regretteras et t'en es bien conscient. Tu oublies tout aux alentours, tu n'entends même plus le bruit de la musique qui, juste avant, allait te rendre sourd. Tu l'entends juste elle, tu te concentres uniquement sur elle car c'est l'important, ça a toujours été l'important. Tu te mords l'intérieur de ta lèvre quand tu l'entends parler, pour ne pas te mettre en colère. Cette fois, tu comptes te contenir, lui répondre comme elle fait, mais ne pas être violent au point de frapper dans quelque chose. Dans tout les cas, tu sais que si tu retrouves ce gars, il vivra le plus dur moment de toute sa vie. T'as envie de lui gueuler " Depuis quand t'écoutes ce que ce que l'on te dit ", mais ces mots ne franchissent pas tes lèvres, tu ne sais pas pourquoi. «Content de voir que t'as écouté.» Elle n'a pas fait son enfant l'autre fois, la situation était plus que sérieuse, d'office qu'elle a écouté. « Mais aux dernières nouvelles, je ne t'ai pas dit de l'faire avec des inconnus. Ton fiancé suffit pas ? Quel dommage.» Tes yeux, instinctivement, se pose sur la jeune femme. T'as un instant de silence, tu l'observes. De la voir, ça t'avait drôlement manqué, en effet. Tu bloques avant de reprendre, écartant les bras. « Il est où d'ailleurs, ton merveilleux fiancé ? C'était pas lui, j'espère ? » Tu fais mine de grimacer, de façon à montrer que cela ne t'aurait pas dérangé si c'était lui. Tu serais aussi parti à sa recherche avec plus d'envies de lui faire manger le sol. « J'devrais le rencontrer, d'ailleurs, lui. Il le vit bien, de t'être associer ? Et toi, tu le vis comment, Arjan ?» Ta main se pose sur ton menton, faisant mine de réfléchir, tes sourcils froncés. Tu secoues ta tête avant de reprendre, aujourd'hui, tu ne lâcheras pas, tu ne t'en iras pas. T'es pas faible, tu continueras à lui faire face, peu importe les phrases arrachantes qu'elle pourra te balancer, tu resteras là. « C'est vrai, la semaine t'as peut-être fait comprendre la connerie. Ou mieux, tu commences à tomber raide dingue de cet 'imbécile de Sathias ! Quel parfait scénario, tu ne trouves pas ? » Tu provoques, c'est mal. Tu provoques surtout Arjan et c'est encore pire.
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Théo. Ce prénom était comme le plus délectable des poisons. Il s'insinuait dans ton sang, brûlant chacune de tes veines, il collait ta peau rongeant chaque millimètre de ta chair. Il était tantôt supplice tantôt délice. Son corps élancé à quelques centimètres de toi te déstabilisait plus que de raison et tu espérais que ce ne soient que les affres de ton imagination. Malheureusement il était bien réel et c'était sa voix sèche et indifférente qui t'ancrait à la réalité. Content ? Tes opales noisettes survolaient sa personne de la manière la plus irascible possible. Quelque chose dans sa posture déclenchait un avertissement silencieux. C'était à peine perceptible mais tu étais capable de mettre le doigt dessus après des années à l'avoir observé sous tous les angles. Il était différent et en même temps toujours autant singulier. Ses iris puaient le cynisme, chose rare lorsqu'on connaissait la personne qu'il était. Sans attendre il reprenait l'usage de sa parole et lançait les hostilités. Son intonation transpirait le mépris, voire même le dédain alors qu'il affichait un air volontairement effronté au bord des lèvres. Ton coeur manquait un battement mais tu te reprenais bien vite et tes poings s'enfonçaient contre tes paumes. Cette expression condescendante était le pire des affronts qu'il pouvait te faire mais il n'était pas question de céder un pouce de terrain. Pas cette fois. Cette déchéance était le fruit de ce qu'il t'avait arraché une semaine plus tôt et il était temps de lui faire face. Tu étais consciente que si tu ne l'affrontais pas maintenant alors toute la mélancolie de vos amours reprendraient le dessus. Aux dernières nouvelles tu as aussi dit que c'était des adieux. Il faut croire que nous ne sommes pas si disciplinés que ça finalement. C'était un prêté pour un rendu. Tu lui rappelais de la plus acide des manières que la dernière fois qu'il t'avait vu il avait fait le choix de t'abandonner. Il était parti sans un regard en arrière, sans même la douceur d'un espoir. Non. Je suis plutôt docile comme fille alors j'attendais ton consentement. En référence au fait que tu l'avais écouté sur les derniers conseils qu'il t'avait donné. La guerre qui faisait rage entre vous dépassait les normes de l'entendement. Jamais vous n'aviez été si rudes, si mordant l'un envers l'autre. Théo finissait par relever la tête et ses iris émeraudes heurtaient pour la première fois les tiennes. Tu te liquéfiais de l'intérieur mais tu ne bougeais pas, tu ne laisses absolument rien paraître. Il n'était pas question que tu sois celle qui lâche la première, pas après toutes ses heures passées à le réclamer. En temps normal il aurait battu en retraite préférant éviter toutes hostilités mais quelque chose dans ses yeux t'indiquaient que cette pugnacité ne faisait que commencer. Théo s'approchait d'un pas comme pour mieux de confronter et tu sentais ton rythme cardiaque s'emballer. Tu te haïssais d'être aussi sensible à sa présence à tes côtés mais c'était une émotion difficilement contrôlable. Sa peau, son corps, ses billes tantôt bleutées, tantôt émeraudes, ça te fascinait. Ou peut être que c'était seulement lui et ce qu'il avait toujours représenté pour toi, tu n'en savais rien. Tu chassais ses pensées de ta tête et tu t'apprêtais à verser une nouvelle fois ton venin lorsqu'il te prenait de court. Merveilleux fiancé Tu sentais tout l'écoeurement dans sa voix et tout le cynisme dont il faisait preuve en te disant ça. Tu aurais pu te mordre la langue et ne pas surenchérir mais là encore c'était plus fort que toi. Quelque chose vous obligeait à pousser l'autre dans ses retranchements encore et encore ... et dans quel but ? La réponse restait encore en suspens. Le manque ? La colère ? L'envie ? La déception ? Tout était possible et pourtant c'était les moyens étaient plus intéressants que la fin pour le moment. Rassure toi il est difficile de le louper C'était de la provocation pure et simple. Ceci dit tes paroles avaient une once de vérité quand on connaissait la personne de Sathias. Il était tellement désinvolte, tellement insolent qu'il était difficile de le rater. Il n'en fallait pas plus pour allumer la mèche entre vous et tu observais les opales de Théo s'assombrirent. Tu aurais pu savourer cette demi victoire qui n'en était pas une lorsqu'il reprenait la parole encore plus méprisant que la fois précédente. Cette fois ses mots te heurtaient de plein fouet et ton corps s'immobilisait totalement. Tes yeux chocolats devenaient plus noirs encore et tu fusillais Théo du regard comme si ce geste allait pouvoir le liquider sur place. Il te cherchait de la manière la plus fracassante qu'il soit et il fallait reconnaître qu'il s'y prenait bien. Il était doué et sa voix réussissait à t'ébranler. Peut être qu'il était temps de tout arrêter, de tourner les talons et de ne pas te retourner et pourtant tes lèvres en avaient décidé autrement. J'imagine qu'il le vit comme toi tu l'as vécu. Tu veux peut être évoquer les souvenirs du passé ? Quant à moi peu importe. Après tout je ne fais qu'accepter ce que tu m'as demandé n'est ce pas ? Nos mots étaient plus petits les uns que les autres mais c'était une roue infernale qui nous entrainait à aller toujours plus loin dans les provocations. La hargne nous rongeait de l'intérieur et il fallait qu'on s'en débarrasse d'une façon ou d'une autre. Tu espérais qu'il se résigne mais au lieu de ça il te portait un énième coup de grâce. Tu tiquais et tes poings se serraient encore une fois contre tes paumes. Tu rêvais de les abattre sur chaque parcelle de son corps, de le frapper de tes petites mains minuscules. Tu ne lui aurais pas fait mal, tu le savais mais c'était plus fort que toi. Il fallait que tu extériorises ce trop plein qui était en train de te faire bouillir. Théo. Ses mots étaient des morsures lacérés qui te transperçaient de part en part. Et pourtant, au milieu de ce champs de bataille tu avais décidé de ne pas baisser les armes. Vas y demande moi de l'aimer Théo. Demande moi de le désirer comme je l'ai fait envers toi. Tu penses que ce serait le scénario parfait ? D'accord. Très bien. Si c'est ce que tu me demandes alors peut être que je serais prompt à le faire. Tu sentais que ta colère se développait de plus en plus et à chaque mot vos corps se rapprochaient instinctivement. C'était une lutte acharnée, un combat sans fin que vous étiez en train de mener. Et toi qu'est ce que cette semaine t'a fait comprendre ? Hormis les bénéfices de prendre la fuite bien sûr. La provocation encore et toujours. Ton corps n'était plus qu'à quelques centimètres de Théo et c'était périlleux tu le savais. Tes poings vibraient encore de cette envie irrésistible de le frapper et de déverser toute ta colère, toute ta peine contre son corps. Il était l'auteur de ton état et s'il y avait bien une personne contre laquelle il fallait déverser tout ton venin c'était bien lui. Ta douleur te rendait aveugle et la seule chose qui comptait à présent c'était cette promiscuité, cette hargne qui vous faisait vibrer.












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« Aux dernières nouvelles tu as aussi dit que c'était des adieux. Il faut croire que nous ne sommes pas si disciplinés que ça finalement.» Tu hausses un sourcils à l'entente des ces mots, mots aussi dur que de la brique, aussi durs que n'importe quoi. Ils sont tranchants pour toi, ils te font mal, mais te forcent à continuer, ces mots sont ton essence pour continuer à lui tenir tête, à lui tenir rigueur et surtout, ils sont l'essence à ta haine que tu éprouves jours après jours depuis la fois où elle te l'a dit, où elle t'a annoncé qu'elle était fiancé. « Oh oui, c'est juste. Tiens, tu t'souviens encore de ça ? T'as pas fais bien ton job. J'crois qu'un verre de tequilla en plus t'ferais du bien. C'est ce que tu veux, non ? Oublier cette journée ou oublier tes conneries?» T'es méchant, ingrat et tu le sais. Seulement, depuis que c'est arrivé, tu es comme ça. Juste avec elle, mais tu restes ce garçon vide et sans coeur, balançant des mots blessants les un plus que les autres, ne pensant pas à l'impact qu'ils ont. «Boire c'pas la solution. Elles restent là, tes conneries.» Tu sais qu'elle s'est retrouvée dans cette danse seulement parce qu'elle a bu et tu lui en veux aussi, d'avoir noyé tout ça dans des verres d'alcools et d'avoir voulu tenté l'approche avec cet inconnu. Se laisser aller. Tu ne veux pas qu'elle se laisse aller, tu ne veux pas qu'elle devienne une de ces filles trop perdues et vulgaires qui s'amusent avec le premier venu. Tu connais la Arjan du début, tu ne veux pas qu'elle se transforme. « Ah bon ? J'te savais pas comme ça. T'as pris de nouvelles résolutions ? J'comprends.» Tu aurais continué par un : "vu comment t'as géré pour ta nouvelle vie de fiancé." mais tu t'es tu. Tu ne vas pas lui dire ça, tu ne vas pas dans l'abus, pour pour le moment du moins. Vous vous rapprochiez, sans vous rendre compte, petit à petit. Vous trouvant, désormais, plus proche physiquement parlant. Tu observes ton ex, avec ce regard haineux et colérique, celuiq que tu lui as porté le jour où elle t'a dit la vérité. Vérité qui s'est faite dure. Tu penches la tête quand elle te répond à la pique lancée sur son fiancé, Sathias. Tu te mords la lèvre en secouant ta tête, blasé. « Vraiment ? Tu penses ?» A chaque fois, tu es tenté d'en dire plus mais tu préfères te taire. C'est la plus sage et réfléchie de décisions que tu peux faire à présent. Tu te contentes de ces trois mots seulement. Trois mots.« Les souvenirs du passé ? Désolé, j'ai fait le tri, j'vois pas de quoi tu parles, Arjan.» Menteur. Tu te souviens de tout et tu regrettes ce temps passé. Mais tu ne fais rien pour y retourner car rien ne sera plus pareil. Elle est fiancée et toi, t'es détruit. Tu sais que plus jamais votre relation ne retournera à celle que vous aviez auparavant. Le Arjan et Théo d'avant est révolu, mort, piétiné. Cela n'existe plus. Désormais, vous vous faites la gueule, vous poussez l'autre à bout, c'est à ça que se résume ce lien qui vous unis. Ensuite, elle attaque encore plus qu'au départ. Ta mâchoire se serre et tu te crispes en l'entendant parler. Encore et encore. Vous vous battiez verbalement, c'était quelque chose que tu n'aurais jamais cru possible. « Ce n'est pas à moi de te le demander. C'est ce qu'on fait. T'étais pas au courant ? Oh, juste. C'pas dans ce cadre là que t'as signer ce putain de bout de papier.» Tu viens poser tes yeux dans les siens, articulant parfaitement bien. « Allez, j'vais aider votre couple minable : je te le demande. Peut-être que ta vie sera plus attractive, qui sait ? » Tu hausses les épaules, comme pour dire que ça allait peut-être être le cas. C'est quand elle te pose cette question que tu as envie de lui crier que c'est infaisable et que tu as appris que ce manque n'était pas vivable. Sauf qu'au lieu de ça, tu te contentes de lever les yeux au ciel, comme si tu réfléchissais. C'est sa dernière phrase qui te blesse. T'as fuit, mais pour la bonne raison. Elle aurait voulu d'un Théo hors de contrôle et violent qui casse tout chez-elle ? Elle aurait voulu voir ce Théo ? T'es parti pour son bien, le bien de ses biens et ton bien à toi aussi, t'as sauvé l'image assez amochée qu'elle avait de toi. « J'crois qu'elle m'a apprit que c'était un bon choix. Ouais, les bénéfices de la fuite sont assez biens, j'dois te l'avouer.» Tu joues à son jeu, tu sais que tu n'as pas fuit. Tu le sais mais tu ne veux pas lui dire.
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ϟ it was impossible so they did it
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 Est ce que tout ça est réel ? Est ce que Théo est en train de piétiner le peu de force qu'il te reste ? Ses traits tirés te rappellent la rugosité du roc. Il est froid comme du marbre, insensible à ce qui se passe sous ses yeux, dénué de toute émotivité à ton égard. Est ce que ce n'était pas suffisant ? Est ce que vos corps n'étaient déjà pas assez déchirés ? Tu te mords la langue lorsqu'il te traite comme une enfant s'amusant de ta discipline. Tu aimerais être capable d'être aussi neutre qu'il laisse paraître mais tu sens tes démons te matraquer l'intérieur de la boîte crânienne. Ce n'est plus qu'une question de temps avant que ce sang chaud bouillonne un peu plus fort dans tes veines. Je crois qu'un verre de tequila en plus te ferait du bien Tes pupilles légèrement dilatées accrochent les siennes tandis que tout ton corps se crispe. Il n'a aucune idée de la seule chose qu'il te faudrait pour te faire du bien à cet instant. Tu aspires à la destruction de son corps, à la lapidation de son esprit tout comme il est en train de le faire à égale violence avec le tien. Tu te mords la lèvre inférieure une énième fois préférant saigner plutôt que de lui faire le plaisir d'abandonner. Pas cette fois. Tu as raison. Je veux oublier mon erreur . Cette énorme connerie. Le silence s'installait entre vous alors que pourtant les notes de musique électro vibraient dans toute la boîte de nuit. Tu as raison c'est une énorme erreur d'avoir cru que je te connaissais Théo. Voilà exactement ce que j'ai tenté d'oublier. Merci de me le rappeler encore plus à présent.   Son prénom claquait dans ta bouche alors que ton corps réduisait millimètre par millimètre la distance qui vous séparait. Tu pouvais presque sentir sous souffle brûlant sur ta peau nue mais tu faisais taire ton esprit. Non. Tu ne pouvais pas céder, pas baisser les armes, pas maintenant. Ta phrase était sans aucun doute la plus dure que tu lui avais balancé depuis le début de la soirée. Depuis la toute première fois ou tes yeux s'étaient posés sur lui tout simplement. Il encaissait le coup malgré un tic nerveux au coin de ses opales. Tu ne me savais pas comme ça ? Fais un effort de mémoire Théo. Tu m'as demandé de désirer un autre, de me perdre dans les bras d'un autre ... Je t'écoute. J'ai eu un bon maître après tout.. Des invectives encore et encore. Vous n'arriviez pas à stopper ce venin amer qui sortait de votre bouche en un flot trop mordant pour être digérer. Tu refusais de te plier sous les coups qu'il te donnait et tu préférais te faire battre encore et encore plutôt que de lui faire l'honneur d'être celle qui tourne les talons. Ce n'était pas toi mais c'était lui qui avait décidé de prendre la fuite. Il avait disparu, il t'avait abandonné, il n'était pas question que tu fasses pareil. J'en suis certaine   Tu ne rajoutais rien d'autre. Le problème c'est que Sathias n'était même plus à l'origine de votre rancoeur, ni même vos fiançailles. Vous vous poussiez à bout pour une raison bien plus obscure que ça. Il cherchait à te blesser, à te faire entendre raison tandis que tu cherchais à le transpercer et à lui faire lever le voile qu'il se bornait à manifester. C'était au delà de ce conflit qui vous avait percuté la semaine passée, ce n'était plus du ressort des mots prononcés et des erreurs passées. Non c'était autre chose. La frustration, la colère et ce désir de frapper l'autre de la plus violente des manières, ça venait d'un traumatisme bien plus profond que ça. Tu pensais qu'il était allé au bout des coups, qu'il ne pouvait pas s'enfoncer plus dans la cruauté. Et là il te balançait ce que jamais tu n'aurais cru entendre de sa bouche. Tu arrêtais de respirer bien que ton corps refusait de transmettre la moindre émotion que ce soit. Les souvenirs du passé ? Désolé j'ai fait le tri je ne vois pas de quoi tu parles Arjan Et là c'était comme une infinité de lames qui te transperçait de l'intérieur, qui raclait tes entrailles pour aller toujours un peu plus profond. Non. Tu ne pouvais pas craquer sous le poids de ses insultes, sous le plaisir de ses provocations. Tu te redressais alors que tes poings s'enfonçaient de plus en plus dans tes paumes. Tu sentais tes ongles mordre ta chair alors que ton corps frôlait presque celui de Théo désormais. Ce corps que tu avais envie de martyriser, de torturer jusqu'à le mettre à terre. Et pourtant tu te contenais encore un peu .. Vraiment ? Tu ne te rappelles pas mes lèvres sur les tiennes, mes doigts s'entrelaçant aux tiens, mes caresses sur ta peau nue, tes promesses au creux de mon oreille, ton corps qui soulève le mien ... non vraiment ça ne te dit rien ?   Ta voix murmurait auprès de son oreille alors que votre promiscuité était dangereusement mortelle. Tu faisais exprès d'appuyer là ou ça faisait mal, de lui mettre la tête sous l'eau et d'appuyer jusqu'à ce qu'il ne puisse plus respirer. Tu lui rendais chacun de ses coups au triple parce que ça te faisait du bien. Un putain de bien. Tu avais besoin de sortir toute cette rage qui t'habitait parce que c'était exactement ça qu'il fallait faire pour te préserver. Il t'avait abandonné et maintenant il était en train de te piétiner ? Pourquoi ? Tu avais envie de le frapper de toutes tes forces mais ça n'aurait sans doute pas suffit à te calmer. Tu reculais ton corps doucement tout en gardant une proximité suffisante pour ressentir cette hargne mutuelle vous traverser. Evidemment que tu ne te rappelles pas, pour cela il aurait fallu que ce soit vrai pour toi.   C'était peut être la pire des choses que tu pouvais lui dire. Remettre ses sentiments, son histoire, sa sincérité et surtout sa foi en vous en question. Tu chancelais presque sous la dureté de tes mots mais tu te reprenais lorsque sa voix résonnait à nouveau dans la boîte de nuit. Tu hurlais d'envie de lui dire de se taire, qu'il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il disait mais tu gardais cette marque de faiblesse pour toi. Non. Coup par coup. La douleur engendrait la douleur encore et encore sans répit quelconque. Tu veux dire là ou mon nom a été associé au sien ? Tu as raison. Il suffisait pas de demander mais juste de m'exécuter.   Tu lui rappelais la pire des choses, le fait que ton nom était associé à celui d'un autre. Cela t'écoeurait, tu avais envie de crier et de déchirer chaque morceau de papier qui te liait à un autre que Théo. Tu brûlais de l'intérieur, tu bouillonnais tellement fort que ton corps s'était encore rapproché de celui que tu avais tellement aimé. Tu ne savais plus s'il fallait mettre ce verbe au passé, au présent à travers ce flot d'émotions contraires. Tu te refusais d'ouvrir les yeux, de faire la lumière sur la raison du pourquoi de tout ce chaos entre vous. Théo t'assenait un coup difficilement encaissable. Il te demandait d'aimer Sathias, de le désirer, de le faire tien. Comme ça, sans aucun regret, sans aucune tristesse dans ses yeux. Ou du moins il ne la laissait pas filtrer ou tu ne voulais pas la voir. Il était tellement plus facile d'haïr un coupable qu'une victime. Attractive peut être pas mais au moins il ne m'abandonnera pas. Tu sais ce bout de papier qui t'oblige à prendre soin de la femme en face de toi ? Visiblement ce concept t'est totalement étranger Théo.   Tu insistais sur son prénom que tu martelais encore et encore. Ta voix était sèche mais en même temps charger d'un cynisme intolérable. Tu le provoquais, tu le poussais dans ses retranchements encore et encore. Tu savais qu'il ne supporterait pas d'être mis en faute, de faire face à son refus d'obtempérer, à sa fuite. Oui parce que c'était exactement ça dont il était question. Des bénéfices ? C'est sur il n'avait plus à ouvrir les yeux sur quoi que ce soit. Il n'avait plus à se torturer, à aimer tout simplement. Il était libre de s'attacher à toutes les femmes qu'il voulait, libre de ne plus sentir son coeur se serrer, libre de ce poids intolérable lorsque vous vous regardiez sans ciller. Tu inspirais profondément supportant de moins en moins les coups qu'il était en train de t'assener. Le seul bénéfice que ça t'a apporté c'est d'être la personne que tu as toujours exécré. Tu es ce que tu détestes Théo. Bravo. Je te félicite d'être devenu un homme lâche et insensible   Tu régurgitais ces mots sans réussir à te retenir. Tu lui en voulais tellement que ça te brûlait de l'intérieur. Il t'avait abandonné sans même essayer de comprendre tes choix, sans même s'intéresser de ce que ça allait te faire. Il n'avait aucune idée à quel point tu souffrais, à quel point la douleur te mettait à terre. Il était juste parti, comme ça, sans se retourner et il était temps que tu le fasses payer. Son corps réduisait définitivement la distance entre vous et son torse effleurait ton buste. Tu sentais nécessairement son souffle chaud, sa respiration irrégulière, ses muscles contractés mais tu ne cillais pas. Tu te contentais de le fusiller du regard. Et là tu sentais cette boule de colère, de hargne se morceler légèrement. Vous étiez à deux doigts, deux doigts du précipice.







You put a spell on me
Like waking up from a fantasy. In all that's left is you and me. We're invincible in a violet sea. Dare to move. Dare to believe. It's time to fight my love.
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Tu as raison c'est une énorme erreur d'avoir cru que je te connaissais Théo. Voilà exactement ce que j'ai tenté d'oublier. Merci de me le rappeler encore plus à présent. Tu te crispes en l'entendant de dire ça en pleine face, tu te sens mal. Vraiment. Tu sais qu'au fond, tu n'es pas ce connard de première qui veut se venger, mais ça t'as tellement fait mal qu'à ses yeux, tu te montres ainsi. Méchant. Qu'elle pense que tu peux être comme ça avec tout le monde, ça te fout un coup. Tu n'es ainsi qu'avec elle et c'est limite si tu ne te forcerais pas à dire toutes ces atrocités pour lui faire mal, lui faire comprendre la peine que tu as ressenti lorsqu'elle t'as dit cette vérité qui t'as déchiré le coeur. T'as beau ne pas l'admettre pour le moment, mais tu ne peux pas lui faire du mal. Tu sais qu'à un moment, tu vas t'arrêter et Ô combien tu vas te sentir mal de t'être comporté ainsi face à elle, envers elle, plus précisément. "Bah oui, forcément, je suis le connard dans l'histoire." Tu n'insinues pas qu'elle est la connasse ou quelque chose du genre, loin de là. Tu n'es juste pas le méchant de l'histoire, t'es plutôt la victime, en fin de compte. On prend la fille que tu as le plus aimé en dehors de ta soeur et de ta mère et on se fiance avec. C'est toi qu'on a changé à cause de cette union à la con, là. Tu ne veux pas à être comme ça. "Je désignais pas tout les gars que tu croises sur ton chemin. J'visais ton fiancé à la con." T'es dur avec ce garçon, tu ne le connais même pas, tu ne l'as jamais vu et pourtant, t'es voué à ne pas l'aimer. Peut-être que si tout cela n'était pas arrivé, tu aurais pu l'apprécier. Là, tu sais que tu ne pourras pas l'admirer ne serait-ce qu'un petit peu. Il a prit possession d'Arjan aux yeux du reste du monde et toi, tu devrais l'aimer ou même l'apprécier ? Non, tu ne comptes pas l'aimer, ni l'apprécier. Tu comptes le haïr de tout ton être jusqu'à ce qu'il crève et qu'il pourrisse sous terre. Ces fiançailles ont eu lui, qu'il le veuille ou non, il a aussi accepté de signer ce papier. Comme l'a accepté Arjan. Tu la regardes s'approcher de toi, tu laisses cette fille te murmurer à l'oreille ces mots, tu ne veux pas l'entendre de dire cela. Tu ne veux pas t'en rappeler. T'en rappeler serait te faire du mal. Tu ne veux pas te faire du mal, pas plus qu'à l'instant. Vous étiez trop proches à ton goût, ton but était de t'éloigner d'elle le plus possible et la voilà presque collé à ton torse. Tu la dégagerais bien à plusieurs mètres pour ne pas vivre cela mais tu ne peux pas, t'arrives pas malgré ta volonté. "Non, ça ne me dit rien. Désolé de te décevoir." Ces prochains mots te font encore plus mal que les autres, elle remet tes sentiments en doutent, elle pense sérieusement que pour toi, toute votre histoire n'était pas vraie ? Elle pense quoi, d'ailleurs ? Que tu n'en avais rien à foutre. Si tu n'en avais rien à foutre, tu ne serais pas dans cette situation aujourd'hui. Tu n'aurais pas tenu à avoir ton nom associé au sien. Mais non, ce ne sont que des conneries, des banaleries, d'après elle c'est ce que tu pensais. Ce n'était pas vrai pour toi. Elle remettait tout en doute et ça te faisait très mal. Elle ne pouvait pas. Elle avait tout les droits, mais pas celui-ci. Pas celui de te dire ça. Dis pas ça. Tu craques et pourtant, tu ne devrais pas. Seulement, elle t'a vraiment touché en remettant tout en question, en fait. Tu renchéris rapidement, pour ne pas montrer que tout ça commence vraiment à te toucher profondément, ce serait presque le summum. Tu commences vraiment à ne plus supporter. Tu commences à avoir ce surplus de mal être car tu n'es pas avec elle et que cette guerre n'est pas finie. Tu le sais, tu ne l'admets tout simplement pas. "T'as peut-être raison. Peut-être que Sathias l'connaît mieux que moi ce concept, peut-être que finalement c'était le bon choix. C'est ce que tu crois? C'est ce que j'ai toujours voulu faire : t'abandonner. C'est bien connu." Mensonge. Tu regrettes même de l'avoir fait, en quelques sortes. Elle ne méritait pas cela tout comme toi. En faisant cela, t'as empiré les choses et tu t'es auto fait mal, au fil des jours. Tu ne peux juste pas renouer, ce serait renoncer à lui montrer que tu n'acceptes pas ça. Ce serait retourner dans sa vie en tant que simple garçon et pas en tant que garçon le plus important aux yeux de la société. Ce serait supporter cette situation tout les jours, ce serait te rappeler de tout ces mots, toutes ces paroles et toute cette fausse haine mais peut-être légèrement réelle échangée. Non, tu ne veux pas et tu sais que tu n'en serais pas capable. T'es faible, Théo. Mais t'es encore plus faible sans elle. Elle te dit lâche et insensible. Et ça, tu ne l'acceptes pas. C'est sûrement la goûte d'eau de trop dans le vase bien trop rempli. Tes yeux s'humidifient automatiquement, sous le coup de la colère et de la tristesse. Heureusement pour toi, l'éclairage fait que cela est invisible à voir. Puis, tu affrontes son regard et tu te rends compte que putain, tout a tellement changé. Il suffit de voir le regard qu'elle t'adresses et que tu lui adresses pour voir à quel point vous êtes tombés bien bas. "Tu crois que j'veux être ce gars, Arjan? Tu crois vraiment que je veux être ce gars?! Non. Et encore moins avec toi, mais tu me forces à l'être. Ce n'est pas de ma faute. J'suis pas ce gars et tu le sais. Tu veux me faire mal en me disant que je suis un lâche, vas-y. Mais c'est pas moi qui ait choisie la facilité en se fiançait à la première venue pour, soit disant, sauver ma famille." Tes dents se serrent. Alors c'est le moment où tu comptes lui balancer tes quatre vérités ? Tu ne peux pas abandonner comme ça, pour ta fierté, tu ne peux pas. Sauf que tu sais très bien que ta fierté n'est rien avec Arjan. Elle était ta fierté, auparavant. "Je suis pas un lâche, Arjan. Tu le sais. Comme tu sais que notre histoire était plus vraie que tout à mes yeux. C'est comme ça que tu comptes mettre fin à cette putain de guerre à la con ? En me faisant mal en mettant tout en question?! En remettant mes sentiments en questions? Tu veux vraiment faire ça? Et tu oses dire que c'est moi l'insensible? T'es pas croyable. "Tu respires un bon coup avant de prendre Arjan par le bras, l'emmenant loin de toute cette foule autour de vous qui devenait trop proche, trop envahissante. Une fois à l'écart, tu lâches son bras. Le premier contact depuis la révélation et merde, ce que c'était bizarre de la toucher. "Tu peux pas me faire ça. En guerre ou pas, si on s'parle ou pas, c'est interdit, bordel. Tu crois vraiment que c'était le cas pour moi? Notre histoire, Arjan, elle était bien réelle. J'étais sincère et tu le sais. Ouais, t'as du le sentir. Tu crois que je réagirais comme ça, si c'était autrement dans ma tête? Tu crois que je m'emporterais car un gars a prit ma place sur cette feuille? Non. Comment tu peux... Même moi, je n'ai pas remit tes sentiments en question. J'ai voulu oublier, j'ai essayé mais c'était le pur échec. Parce que c'était indéniable. J'pouvais pas oublier ça, même pas tenter. Putain, tout ce que je t'ai dit, ouais, j'ai tenté mais c'était impossible." Là, on peut l'entendre dans ta voix, t'es en pleurs. Totalement. Tu chiales comme un gosse, mais t'as une raison de pleurer. C'est le ras-le-bol, c'est la tristesse, t'en avais marre, t'exploses, tu n'en pouvais plus. "Alors je t'interdis, ouais, je te l'interdis, tu remets plus jamais ça en question. J'en ai marre, Arjan. Marre de faire semblant. J'veux pas de cette guerre. J'veux pas te dire toutes ces saloperies que je n'ai pas pensé une seule seconde de ma vie. J'abandonne. J'en arrête là. Fais ce que tu veux de ton côté, mais moi, sois sûre que je ne suis plus de la partie. Mon tour est passé." Ouais, ta raté ton tour. Tu devrais peut-être être effacer de l'équation, si ce n'était pas déjà fait à ses yeux.
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ϟ  it was impossible so they did it
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ϟ it was impossible so they did it
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 Tu étais comme une spectatrice face à la scène la plus déchirante d'un film. Tes opales noisettes étaient plantées face à la trame poignante qui prenait du volume à chaque seconde, soulevant ta cage thoracique et écrasant un peu plus ta trachée. Spectatrice d'un film aux notes mélancoliques, le genre de drame ou même les larmes n'ont pas la force de surenchérir à toute la peine manifeste. Et là lorsque ses iris percutaient les tiennes tu comprenais que c'était ton histoire. Le siège dans lequel tu étais assise était les nuages de ton passé et qu'il était désormais temps d'arrêter de te leurrer. Tu étais l'actrice, celle qui tenait les cartes en main et qui pourtant n'en faisait rien. Tu bloquais totalement sur ce qu'il te racontait et ton coeur se serrait tellement fort que tu le sentais presque s'émietter quelque part entre ta poitrine et tes entrailles. Théo finissait sa tirade comme pour te donner la réplique une énième fois dans votre jeu de scène. Tu déglutissais difficilement prête à battre en retraite mais tu t'arrêtais au dernier moment. Le connard ? Nan simplement celui qui est parti. Enfin, celui qui m'a abandonné serait plus exact. T'es peut être pas un connard mais si c'était une quelconque fiction laisse moi te dire que oui, tu aurais le rôle du sale type. Celui qui fait pleurer la fille mais qui se retourne même pas pour voir les dégâts qu'il a fait. Alors t'es peut être pas un connard Théo mais laisse moi te dire que tu n'as pas le bon rôle.   Tu vomissais toute cette rancune envers lui sans même prendre la peine toi non plus de savoir à quel point ça allait l'affecter. Tu te fichais de savoir s'il avait mal, peut être qu'en réalité inconsciemment c'est exactement ce que tu désirais. Le broyer, l'étouffer comme il t'avait fait en tournant les talons sans même te regarder. Il t'avait noyé d'un surplus d'émotions et tu étais tombée. Tu étais faible face à lui, vulnérable comme une enfant et il avait profité de cette faiblesse. Il était parti, tout simplement. Tu avais envie qu'il ressente chaque morceau, chaque parcelle, chaque brin de douleur qui t'avait martelé la poitrine à en crever. Tu souffrais, trop, beaucoup trop et la colère était ton exutoire. Il fallait que toute cette douleur se répercute sur quelqu'un et qui mieux placé que celui qui t'avait infligé ces morsures ? A la con ? Que sais tu de la connerie Théo ? La connerie c'était de croire que tu m'aimais assez pour ne pas t'en aller. Que sais tu de tout ça ? Rien ! Tu ne sais rien !   Tes poings tremblaient dans tes paumes, prêtes à s'abattre violemment sur son torse mais tu réussissais à te stopper avant de commettre l'irréparable. Il te poussait à bout, il manipulait tes nerfs comme on manipulait des fils. Il faisait de toi sa marionnette mais il n'était pas question que tu le laisses faire sans l'avoir mis à terre à son tour. Tu te serais poignardée toi même pourvu qu'il suive le même chemin chaotique que le tien. Ton souffle sur sa peau nue, son odeur de cèdre qui s'insinue sur ton corps meurtri te font l'effet d'une bombe. Tu sens que tu es prête à te morceler, à tout lâcher mais la promesse que tu t'es faite de ne pas craquer te grogne de ne pas céder. Tu ne peux pas lui faire ce plaisir, pas maintenant qu'il t'a tout pris. Tu l'imagines avoir une réaction, ne serait ce qu'un frisson, un murmure, un souffle irrégulier mais non. Il reste totalement stoïque et sa froideur est le pire des vices. C'est un supplice et tu peines à rester debout et ne pas t'effondrer là tout de suite. Tu n'es plus rien pour lui ou du moins c'est ce qu'il essaye de te faire croire. Il reste totalement de marbre et ses paroles viennent confirmer son manque de réaction flagrant. Tu te mords les lèvres et malgré sa mollesse, cette dureté tu n'y crois pas une seule seconde. Tu le fusilles du regard et tu espères presque qu'il va s'étouffer avec ses paroles. Ta boîte crânienne te fait un mal de chien à force de subir un tourbillon d'émotions contraires mais tu préfères te faire du mal plutôt que de le laisser s'en sortir de la sorte. Tu te fiches des vibrations de ton cerveau, de la fièvre sur ta peau, des brûlures dans tes veines, tu te fiches bien de la douleur physique tant que tu peux lui faire ressentir cette même acidité qui te traverse. Tu ne relèves même pas sa remarque sur Sathias qui n'en vaut pas la peine. Tu n'as pas envie de prononcer ce prénom ni même de l'entendre. Tu as envie qu'il disparaisse et qu'il s'écrase des millions de kilomètres plus loin. Tu as envie de t'arracher les cheveux rien que de l'entendre de la bouche de Théo. Tu inspires doucement consciente que ta patience arrive à sa fin, que ta colère devient trop forte, trop incontrôlable. Tu veux qu'il se taise, qu'il tourne les talons mais il ne fait rien de tout ça. Il piétine encore et encore et surenchérit à tes propres coups par des frappes encore plus violentes. Et là il sort les mots de trop. La facilité ? Je le force à être l'homme qu'il est ? Il ne peut pas dire ça avec une telle désinvolture, une telle véracité. Je veux te faire mal ? Qui est parti Théo ? Qui n'a même pas eu le cran de me regarder avant de quitter la pièce ? Tu es ta propre création Théo. Ce que tu ressens, ce que tu es c'est de ton ressort, pas du mien. La facilité ? Parlons en de la facilité. Tu n'as pas eu trop de mal à partir de la pièce n'est ce pas ? Est ce que tu t'es demandé au moins une seule fois ce que je ressentais ? Est ce que tu t'es imaginé mes larmes ? La douleur que ça me ferait ? Est ce que c'était facile pour toi de quitter cette pièce sans un regard ? Je pense que c'était le cas. Tu n'as eu aucun remord, aucun regret parce que tu étais déjà ce que tu es maintenant. Insensible. Tu ne ressens pas la douleur. J'aurais pu te supplier, crier ton prénom que tu ne m'aurais même pas regardé. Tu te fais du mal tout seul Théo. Tu es tes propres démons. Le seul mal que je t'ai fait c'est celui de t'avoir aimé. Voilà le seul mal que tu peux me reprocher. Mais ne redis jamais que c'est facile. Il n'avait pas idée à quel point toute cette situation était tout sauf facile à tes yeux. Ta famille s'entredéchirait à cause de ce mariage arrangé, tes frères s'alliant pour faire la guerre à vos parents. Cela te préoccupait mais ce n'était rien comparé à ce lien qui t'unissait à Sathias. Lui. Tu aurais sans doute pu l'éviscérer de tes mains si ta meilleure amie n'était pas aussi attachée à lui. Tu le haïssais. Il était tout ce que tu exécrais. Il était tout ce que Théo n'était pas et c'était ça le problème. C'était exactement ça le problème. Il était le contraire de Théo autant dans le physique que dans la psychologie. Il n'avait absolument rien de commun avec l'homme que tu avais aimé autrefois et que tu tentais de mettre à terre à présent. Et à cause de quoi ? Son prénom, sa signature sur un papier. Tu étais fautive bien sur mais la perte de Théo t'empêchait d'être rationnelle à ce propos et de toute façon peu t'importait. Sa contre attaque ne se faisait pas attendre et ses mots te lacéraient le visage. Tu sentais tes larmes monter mais tu les retenais avant même qu'elles ne pénètrent tes pupilles. Hors de question. TU MENS !   Tu avais presque hurlé et tu te reprenais malgré toute la rancune, toute la colère qui traversait ton esprit endolori. Si tu m'avais aimé, si tu m'avais désiré comme je l'ai fait jamais tu ne serais parti Théo. T'es un lâche parce que tu as préféré te protéger, tu as préféré mettre un terme à notre lien parce que ça t'arrangeait. Parce que comme ça tu aurais moins mal. Mais est ce qu'une seule seconde tu as pensé à moi ? Aux ravages que ça causerait ? Est ce que tu as pensé à ma douleur ? Non. Tu t'en foutais Théo. Alors c'est ça pour toi l'amour ? C'est ça pour toi d'être vraiment attaché à quelqu'un ? Tu mens Théo. Tu mens. Jamais je ne t'aurais abandonné comme tu l'as fait parce qu'au final ça m'aurait encore plus déchiré que te regarder avec une autre. Je me fous de ce que tu dis, de ce que tu penses, tu m'as abandonné Théo tu comprends ça ? J'étais toute seule ! Tu étais parti Théo. Tu es parti. Et moi ? Qu'est ce que je devais faire ? Putain mais tu pouvais pas me faire ça ! Tu n'avais pas le droit ! Tu m'avais juré d'être toujours là, tu m'avais promis de veiller sur moi et tu es celui qui m'a poignardé Théo. T'es celui qui m'a pris tout ce que j'avais Théo. Tu étais ma force et tu es devenue ma faiblesse. Tu m'as fait mal si tant est que ce mot soit suffisant pour décrire ce que tu m'as fait. Ne dis pas que tu m'as aimé, ne dis pas que j'ai compté alors que t'es parti sans me regarder. Est ce qu'une seule seconde tu as imaginé mes larmes ? Et comment le manque des tiennes s'est accumulé aux miennes ? Tu mens. . Cette fois ton coeur est sur le point de non retour. Ces paroles tu les cries presque tellement c'est viscéral, tellement ça te fait mal. Ces questions tu les a retourné dans ta tête des millions, des milliards de fois même. Ou est ce qu'il est là ? Est ce qu'il a mal ? Est ce qu'il rigole ? Est ce qu'il est heureux ? Pourquoi il ne s'est pas retourné ? Pourquoi il n'appelle pas ? Des questions qui sont restées sans réponse jusqu'à ce soir. Il t'a laissé subir, il t'a laissé crever sans bouger. Est ce que c'est ça l'amour ? Ou peut être que vous étiez trop aveugles, trop bornés, trop déchirés pour faire face à ce cataclysme qui vous pliait en deux. Tu aurais pensé que cette tirade l'aurait fait décrocher et qu'il aurait fait comme la semaine passée : Partir sans se retourner. Tes mots n'avaient jamais été aussi durs, aussi mordants mais tu avais besoin de sortir ton venin. Tu avais besoin qu'il souffre comme tu avais souffert. Ses opales étaient dénuées de toute expression ou alors emplies d'un surplus d'émotions, tu ne savais plus très bien faire la différence. Ses doigts accrochaient soudainement ton bras et tu arrêtais immédiatement de respirer. Il t'emmenait un peu plus loin mais tu étais trop focalisée sur sa main autour de ton bras pour te concentrer sur votre destination. Ce contact était un poison et une bénédiction en même temps. Ton coeur manquait un battement, ton esprit cessait toute activité pour se concentrer sur cette étreinte. Tu avais à peine le temps d'encaisser qu'il te relâchait subitement. Et là ... le chaos commençait. Sa voix déchirait le silence de la nuit, tremblante et en même temps tellement assurée. Il n'y avait pas de mots pour décrire ce qu'il te disait. Tu étais à bout de souffle, suspendue à ses lèvres, suspendue à son coeur, à lui tout simplement. Le jeu cessait au moment ou ses yeux s'humidifiaient sous ton visage morcelé par la douleur. Il pleurait. Ton rythme cardiaque s'arrêtait alors qu'il continuait et ses mots te tuaient littéralement. Il te piétinait et te relevait en même temps. Il te frappait et te guérissait. C'était délicieux et vicieux. C'était tellement de contraste que tes lèvres se scellaient dans un silence d'outre tombe. Il pleurait. Et là, voir ses larmes ruisseler sur son visage te faisaient prendre conscience d'une seule chose. Tu avais perdu. C'était peut être lui qui déversait un liquide lacrymal mais c'était toi qu'il avait mise à terre. Oui. Tu étais vaincue par ses larmes. Là, à cet instant précis tu te rendais compte que son état était la plus atroce de toutes les souffrances que tu avais enduré dans le passé. Plus déchirante que son départ, plus fracassante que ses mots. C'était horrible à dire et tu te maudissais de le penser, ne serait ce que de le ressentir mais ses larmes étaient au delà des pertes que tu avais subi dans le passé. Ta meilleure amie, l'accident, tu en crevais encore aujourd'hui mais ses larmes, son visage humide était ta plus grande faiblesse, ta plus grande souffrance. Tu étais à terre, vaincue après cette guerre impitoyable. Tu t'apprêtais à dire quelque chose mais il continuait sur sa lancée et c'est seulement à ce moment là que tu comprenais. Tu t'étais trompée. Tu t'étais fourvoyée sur toute la ligne. Tu l'avais poignardé avec ce contrat, tu lui avais arraché la promesse qu'il t'avait fait. Il n'était pas clair mais tu comprenais ce qu'il était en train de te dire. De l'ampleur de ses mots, du fracas dans ton être. Ces mots jamais tu ne les oublierais parce que c'était exactement le pourquoi vous étiez en train de vous déchirer, de vous entretuer. La vérité. Tu refusais d'ouvrir les yeux parce que tu avais peur d'avoir mal mais tu ne comprenais pas que c'était cet aveuglement qui te consumait. Tu avais peur mais plus féroce était ta peur lorsqu'il n'était pas à côté de toi. Il te disait qu'il déposait les armes, qu'il arrêtait, que c'était fini et que tu pouvais lui donner le coup de grâce. La frappe fatale et pourtant tu restais là totalement interdite. Tu ne savais pas depuis combien de temps tu t'étais arrêtée de respirer, peut être plusieurs secondes, plusieurs minutes, peu importait. Il se tournait vers toi et ses opales t'heurtaient une énième fois. Une ultime fois. Ses yeux ... Ses yeux étaient ta plaie, ton fardeau et ton salut en même temps. Je suis désolée. . C'était la première fois que tu t'excusais mais c'était pas ce qu'il pensait. Ou du moins pas exactement. Je suis désolée. Pas d'avoir signé ses papiers, pas d'avoir dit tous ces mots qui dépassaient ma pensée mais je suis désolée d'être incapable de t'oublier Théo.   Il fallait que ça sorte, tu ne pouvais plus te mentir, tu ne pouvais plus jouer. Tu étais harassée de faire semblant, las de devoir subir cette violence entre vous qui te terrassait. Il fallait que tu y mettes un terme, maintenant. Tu n'imagines pas à quel point ça fait mal. Tu n'imagines pas à quel point tu m'as blessé. C'était pas de la douleur c'était de la torture. Et le pire dans tout ça c'est que malgré les mots, malgré ton départ ma plus grande peur c'était de ne pas savoir ou tu es. C'était me réveiller tous les matins et poser ma main instinctivement là ou tu aurais été. Et sentir ce vide, ce vide que tu m'as laissé. Tu m'as abandonné Théo et la seule chose à laquelle j'étais capable de penser c'était savoir si tu me reviendrais. Je me fichais de la douleur, je me fichais de pleurer, je me fichais d'avoir l'impression de crever Théo. Tu n'imagines pas la sensation. Théo. S'il te plait .. Tu avais l'impression que tu allais défaillir, que tes jambes allaient se dérober sous toi mais tu ne pouvais pas te défiler encore une fois. Il fallait que tu ailles jusqu'au bout peu importe ce que ça te couterait. Les hommes que j'ai touché avaient ton visage, l'alcool que j'ai bu avait ton essence, les parfums qui me collaient à la peau étaient tiens. Je crevais de ton absence Théo et pourtant tu étais partout et c'était ça, exactement ça qui me tuait. Je n'ai jamais triché Théo. Je n'ai pas voulu signer ces papiers qui ne signifient rien pour moi. Et ne m'empêches pas de dire ça parce que c'est le cas. Je me fiche de cette encre, de ces feuilles, de ces noms. Je m'en fous tout. Je haïs cet homme qui n'est pas toi. Je n'ai pas oublié Théo. Cela ne signifie rien parce que pour moi ça a toujours été toi. Théo je n'ai pas brisé ce serment qui me lie à toi. Je ne l'ai pas fait parce que pendant tout le temps que je signais ce n'était pas à lui que je pensais. Je n'ai pas triché parce que chaque seconde passée à tes côté était une seconde ou je t'aimais. Je t'aimais au point de tout abandonner pour toi si c'était ce que tu me demandais. Si tu m'avais dit que tout ça n'avait aucune importance parce qu'au fond tu savais. Tu savais que c'était toi, que c'était moi alors je ne l'aurais pas fait. Ne m'empêche pas de dire que ça signifie rien pour moi, que je t'ai trahi, que je t'ai trompé parce que ce n'est pas le cas. J'ai passé chaque seconde de mon existence à être persuadée que ça allait être toi. Et s'il te plait ne me dis pas que c'est facile parce que rien n'est facile là dedans. Ne me dis que je suis lâche parce que c'est la chose la plus courageuse que j'ai fait jusqu'à présent. Ne me dis pas que tout ça n'était rien pour moi. Je veux que ça s'arrête Théo. Je veux qu'on en finisse là maintenant tout les deux. Je préfère encore crever là tout de suite maintenant que de continuer. Je suis fatiguée Théo et je n'ai plus la force. Je te l'ai dit Théo, j'avais besoin de toi et maintenant c'est différent. Maintenant je veux juste qu'on arrête tout Théo parce que ça ne peut plus continuer comme ça. Nous deux. Ces mots, ta présence, ton absence et puis ... cette guerre. C'est fini Théo. Je n'en peux plus. Son corps s'immobilisait alors que le tien peinait à tenir debout. Tu ne savais pas ou tu allais mais il fallait que tu le fasses. Il fallait que ça s'arrête maintenant parce que tu étais arrivée au bout du chemin. Tu refusais de continuer tout simplement. Les opales de Théo scrutaient les tiennes alors que les larmes continuaient de couler tout doucement. Des larmes qui te rongeaient de l'intérieur et qui étaient la raison de ce que tu t'apprêtais à faire. Tu t'approchais doucement de Théo et tes mains attrapaient délicatement son visage. Tu séchais ses larmes avec tes pouces délicatement alors que ton coeur n'était plus rien d'autre qu'un organe tambourinant salement sur ta cage thoracique. Tu aurais pu mourir d'émotion si une telle chose était possible. Tes iris chocolats accrochaient les siennes comme jamais elles ne l'avaient fait jusque là. C'est fini Théo.   Et là sans plus attendre tes lèvres se scellaient aux siennes. Ta bouche agrippait la sienne en même temps que ton coeur, ton corps tout entier explosaient. Tu avais l'impression de te délivrer de tout ce qui constituait ton passé, ton présent et ton futur à cet instant. Il n'y avait plus que lui, toi et ce baiser. Ce baiser que tu n'avais ni prémédité, ni contrôlé. Juste ce baiser tout simplement. Et là c'était fini. Fini les faux semblants. Tes mains agrippaient un peu plus fermement son visage alors que tu prolongeais ce baiser comme si ta vie en dépendait. Comme si ... c'était écrit tout simplement.





You put a spell on me
Like waking up from a fantasy. In all that's left is you and me. We're invincible in a violet sea. Dare to move. Dare to believe. It's time to fight my love.
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Love is composed of a single soul inhabiting two bodies
"J'ai pas le bon rôle, ouais. Et quoi ? Tu crois que je l'ai voulu ce rôle? Forcément. J'ai envie d'être le gars de côté. J'ai pas voulu ce rôle. Si tu m'connaissais, tu l'aurais su."Non, tu ne voulais pas de ce rôle dans l'histoire. Tu y as été forcé. Toi, que tu le veuilles ou non, tu aurais voulu être à la place de ce Sathias et ça, tout le monde le sait. Au lieu de ça, tu hérites de cette place merdique, cette place loin de tous, loin de son nom, loin d'elle. Il a prit une place bien plus importante aux yeux des autres, toi, tu es tout simplement l'ex, l'ami avec ce petit plus. Lui, il est le fiancé. Le fiancé non voulu, mais les autres, ils ne savent pas ça. Tu te crispes en entendant cette fille te dire que tu l'as fait pleurer alors que tu ne le voulais pas. Tu t'en veux, intérieurement. Tu veux lui montrer ta colère mais pas la faire pleurer. Ouais, t'as envie de te frapper quand tu entends cela, ça te brise. Tu ne renchéris pas sur ce fait, tu penses que tu as déjà assez mal pour l'instant. Tu veux oublier ça, tu veux oublier que tu l'as faite pleurer car c'est certainement une des pires choses que tu pouvais lui faire sans le vouloir. Faire pleurer Arjan. Faire pleurer cette fille que tu hais autant que tu aimes, à ce moment. "Vraiment, j'en sais rien? Tu crois ça? Bah oui, allez, dis que je t'aimais pas. Putain mais regardes ce que tu dis.. ça.. ça c'est de la connerie." Parce que oui, remettre ton amour pour elle en question, c'était une connerie. Elle savait que tu l'avais aimé de tout ton être et elle osait de cracher ça à la figure avec l'unique but de te faire du mal verbalement, moralement. Ces mots résonnent dans ta tête, c'est l'écho de sa haine, l'écho de ses mots qui te poignardent. Elle pouvait te griffer le visage, te trancher une partie du corps avec une lame aiguisé, ça n'aurait pas fait autant mal que ces mots. Certes, la douleur physique était différente à celle morale mais, c'était du pareil au même pour toi. Elle pouvait t'en foutre des coups, tu la laisserais faire car poser ta main sur elle n'était pas dans tes principes. Sauf que vous vous attaquiez verbalement et là, seulement dans ce cas, tu osais répliquer et lui faire autant de mal qu'elle t'en faisait. Seulement, tu le sentais, tu sentais que d'ici quelques minutes, tu allais exploser et que tu ne pourrais pas te contrôler. Tu savais que tu allais tout lui balancer, tu le sentais, tu te connaissais. Elle te croyait vraiment lâche, elle te croyais capable de t'en aller sans te détester une fois la porte franchie. Tu es parti car tu as senti que c'était le moment, tu sais qu'elle n'aurait pas aimé te voir péter un plomb chez-elle, devenir un réel monstre. Tu as tes limites alors, tu t'es cassé pour ne pas les franchir. Tu sais que tout cela aurait pu se passer différemment ce jour-là, si tu n'étais pas parti. Mais tu aurais tourné le regard vers elle si elle aurait crié ton prénom car elle reste Arjan et que tu restes Théo. Vous êtes vous deux et ensembles, tout le monde sait que c'est pas juste un truc de simple et regardez où vous en êtes aujourd'hui. Extérieurement. Intérieurement, vous devez certainement avoir envie de tout arrêter et de tout plaquer parce que ce n'est simplement pas vous. Vous n'êtes pas ça, vous êtes plus forts et elle comme toi, vous le savez. "Hey, ça n'a pas été facile de partir. T'en sais rien, Arjan. Tu ne sais pas comment quitter cette pièce a été dur pour moi. Te quitter toi, c'était certainement une des choses les plus dures qui soient. Alors ne dis pas que c'était facile. Pour toi, ça aurait été facile ? Non, alors ça ne l'a tout autant pas été pour moi." Tu le sais car vous éprouvez la même chose l'un pour l'autre et c'est une évidence. Vous faîtes peut-être les aveugles vous deux, mais ça se voit à dees kilomètres, même un aveugle pourrait le voir. C'est juste vous. Elle continue ensuite à insinuer que tu es un lâche alors que tu ne l'es pas, elle peut te balancer toutes les insultes possibles, tu n'as pas ête un lâche avec elle. Et elle, dans ce cas?  Tu pourrais tout aussi dire qu'elle a été lâche envers vous deux et non pas parce qu'elle a passé une porte par peur de te blesser. "Je suis le lâche ? Rappelle-moi un truc, hein, juste un p'tit truc : c'est qui qui a accepté de signer ce bout de papier? Pour moi, c'est de l'abandon et de la lâcheté. T'as abandonné nos promesses, t'as abandonné nous gosses. T'as abandonné nos idées et par la même occasion, je me suis senti abandonné. Je t'ai abandonné si tu veux, mais pour ton bien. Tu aurais voulu me faire hors de moi, entrain de tout casser ? La première chose que j'ai faite en sortant de chez-toi, c'est de m'en vouloir, Arjan. Et j'ai chialé. Tu m'as fais pleuré et non pas que de colère." Tu lui balances toute la vérité directement, sans faire de pause, tu lui dis tout ce qu'elle doit savoir pour comprendre comment tu t'es senti, pour lui faire comprendre que tu n'es pas ce lâche, que tu ne l'as jamais abandonné. Non, t'as toujours été là, tu l'as surveillé, de loin, mais tu as tout de même veillé sur elle car tu ne pouvais pas la laisser seule sans ta protection, tu ne pouvais pas rester comme ça en ne sachant pas comment elle se sentait, qui elle fréquentait, ce qu'elle faisait. Ensuite, c'est l'explosion. T'exploses. Tu pleures. Tu lui dis tout, vite, sans reprendre ta respiration. T'exploses littéralement." Je suis désolée." Ton regard se pose sur elle quand tu entends ces mots franchir ses lèvres et tu te rends compte que c'est peut-être la fin de tout ça. Tu l'entends parler et tu n'as qu'une envie : c'est la prendre dans tes bras. Sauf que tu ne le fais, jugant que c'est encore trop tôt pour faire cette approche. Non, tu préfères l'écouter et te laisser emporter par le son de sa voix, sur le fait que vous avez totalement changé de ton. "Tu m'as abandonné Théo et la seule chose à laquelle j'étais capable de penser c'était savoir si tu me reviendrais." Elle pense réellement que tu l'as abandonné alors que ça n'en est rien. Tu étais là, elle ne te voyait tout simplement pas. "Et tu crois que je t'ai oublié, moi? C'était impossible. Et que tu le croies ou non, j'étais là. Encore une fois, je te le répète, je ne t'ai pas abandonné, Arjan." On entend dans ta voix que tu es sincère, tu ne lui mentiras pas en lui disant que tu n'as pas surveillé ses moindres fais et gestes. Tu avais l'air vraiment désespéré mais c'est ce qui t'aidais à rester debout, savoir qu'elle allait bien. Enfin, bien dans le sens où si votre histoire n'avait pas eu lieu, l'engueulade c'est-à-dire, elle irait bien. Tu as juste tout foiré, son moral, son sourire, tout. Et tu t'en veux toujours autant pour cela. ''Je sais que ça va être dur pour moi, tout ça. Le fait de t'avoir fait mal. Le fait que ton prénom soit associé à celui de Sathias, qu'on ait eu mal comme ça à cause de l'un et de l'autre. Je ne sais pas ce que ça fait, de se fiancer sans aimer. J'aurais aimé que tu trouves une autre idée, moi. J'aurais aimé mais je sais que ça ne sera pas le cas et que j'devrais m'y faire, que je le veuille ou non. J'sais que je suis totalement hors sujet, là. On arrête, alors. On stoppe tout. J'sais pas ce qu'on fera par la suite, mais cette guerre est finie.'' Tu sanglotes avant de regarder Arjan. C'est lorsqu'elle prononce ces trois mots et qu'elle vient poser ses lèvres contre les tiennes que tu sais. Tu sais que c'est vraiment terminé. Que vous deux, vous n'êtes plus en guerre. Tu sais que tu n'auras plus à lui mentir, à lui dire des choses atroces. Tu ne fais plus rien, tu ne penses plus à rien si ce n'est que vous deux. Elle. Et dans un mouvement, tu réponds à ce baiser. Et sans le vouloir, tu te mets même à sourire. Tu peux le dire, t'es content que ce baiser a lieu. T'es content de l'embrasser et d'avoir ce contact avec elle. Tu souris à nouveau.
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 Love is like the wind, you can't see it but you can feel it (Théo)
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