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 The Show must go on.




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Sujet: The Show must go on.
 Ven 25 Mar - 22:43

The Show must go on
La nuit était tombée depuis des heures. Une heure bien trop avancée pour appeler une amie sur son téléphone portable. « Willa… Tu crois que Riley se souviendrait de moi si je mourais ? Tu sais, à mon enterrement. Tu crois qu’elle se souviendrait de moi ? » lui avait-il laissé comme message. La même rengaine à chacune de ses visites à sa femme. Le soir venu, s’il n’avait rien cassé sur le chemin du retour, il se dénudait le torse et se mutilait jusqu’à ce que le sang coule sur ses mains, ses doigts.  Alors, une fois apaisé, il commençait à boire et à fumer comme un bienheureux. Ce n’est que lorsque l’ivresse le prenait que ses pensées devenaient mélancoliques voire cyniques. « Non c’est idiot ! Elle ne se souviendrait pas de moi et puis, à quoi bon se souvenir d’un homme mort ? Idiot, je suis idiot ! Ô ciel sinistre, entend et voit ma déchéance… Dis Willa, tu te souviendrais de moi ? » poursuivait-il sur le message avant de raccrocher et de balancer son téléphone. Il se fichait bien de l’avoir cassé car il en possédait tout une étagère de boite neuve.

Titubant, il grimpa les marches menant à son atelier. Ce soir, il n’avait pas envie de peindre, il se fichait bien de peindre. Il voulait simplement voir les étoiles, voir le ciel aussi noir que son âme mais contrairement à lui, il n’y avait pas d’étoiles pour l’éclairer et lui donner un aspect bien moins sinistre ou dangereux. Torse nu, il se gratta la peau de son ventre, laissant une trace de sang sur son passage avant de reprendre sa cigarette et de la secouer pour en dégager quelques cendres. Il leva à nouveau son visage vers le ciel. « Espèce d’enfoiré… Je suis sûr que tu es en train de te branler en voyant combien ma vie est une masse informe en pleine putréfaction ! Ils disent tous que tu as un plan pour chacun de nous mais vois-tu : Je t’emmerde ! Je n’ai pas besoin de tes plans, j’ai pas besoin de toi… Va te branler avec un autre pion que moi ! Lancelot Valerian n’a besoin de personne ! » s’écria-t-il avant de boire une gorgée de vodka d’une bouteille déjà bien entamée. Un bruit derrière lui le fit se retourner en même temps qu’un sourire étirait ses lèvres. « Willa… ma belle Willa… amour de ma vie ! Tu viens faire l’amour avec moi ? » s’amusa-t-il à chantonner en s’approchant d’elle pour l’étreindre. Il devait puer la cigarette et l’alcool mais il s’en fichait bien, sa petite sœur était auprès de lui. « Belle apparition… dis moi que tu m’aimes et que tu m’oublieras jamais ! » lui ordonna-t-il sur un ton boudeur et enfantin.

@Willa S. Miller

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Sujet: Re: The Show must go on.
 Lun 28 Mar - 22:00
Deux heures du matin. Je maudis salement celui qui ose m'appeler sans cesse depuis dix minutes. Je ne dors pas beaucoup mais mes heures de sommeil me sont sacrées. C'est le seul moment de la journée où mon corps est au repos complet, que mon cerveau me laisse tranquille, ne fume pas. Et là, je maudis le connard qui me réveille depuis dix minutes. Ça pourrait être le Président des Etats-Unis, je l'aurai maudit. Mon téléphone m'annonce que le maudit m'a laissé un message vocal. Je suis toujours endormie mais j'attrape quand même mon téléphone pour l'écouter. Je l'écoute d'une oreille distraite. Je comprends les mots "Riley" et "enterrement". Je me relève si vite que je me craque la nuque au passage. Lancelot. Je réécoute le message entièrement réveillée cette fois, et avant même que le message ne soit fini, je suis déjà en train de troquer mon pyjama contre un jean et un sweat. J'essaie de rappeler Lancelot, tout en sachant qu'il ne me répondra pas. Avant même que je n'atteigne sa messagerie, j'ai attrapé les clés de chez lui, mes clés et j'étais dehors.

Tous les soirs, je remercie le ciel d'avoir fait en sorte que Lancelot et moi habitions le même quartier. À peine est-il arrivé dans son atelier que je me suis fait un double des clés. Parce qu'il était comme mon frère, que nous avions cette relation fusionnelle où c'est comme si nous vivions ensemble, mais surtout pour les cas de ce genre. Ce ne sont pas des cas d'urgence parce qu'ils arrivent trop souvent pour avoir ce caractère exceptionnel d'urgence. Même si à mes yeux, ce sont tous des cas d'urgences. J'entre dans son atelier, et je ne suis même pas surprise de le retrouver torse nu, clope au bec et empestant l'alcool à des kilomètres. Le voir dans cet état me brise le coeur. Lancelot ne mérite rien de tout ça. J'enlève ma veste et mon sac et pose le tout sur une chaise qui traine. Je remarque qu'il saigne au niveau du torse. Il a encore du se gratter trop fort, ne même pas faire attention à ce qu'il faisait. Je remercie encore une fois le ciel, ce soir, ce n'est pas un bain de sang. En tant normal, j'aurai soupiré, j'aurai gueulé sur la personne en face de moi. Il s'agit de Lancelot. Je ne peux pas. Je suis la tête froide de nous deux. Face à lui, je suis presque de pierre. Mais à peine ferme-t-il les yeux dans mes bras que je ravale les larmes. Lancelot ne mérite rien de tout ça.  Je m'approche de lui, et attrape au passage un chiffon qui traine. Ce n'est pas hygiénique mais au moins, ça essuiera le sang. J'accepte son étreinte et je le garde contre moi plus longtemps. À sa question, je lui embrasse la clavicule, là où ma bouche peut atteindre un bout de peau sans que je ne me lève sur la pointe des pieds. Je repousse Lance sur la chaise derrière lui et l'oblige à s'asseoir, pour que je puisse lui essuyer le torse. Cette tâche finie, je lève les yeux vers lui, inquiète, et dégage son visage doux de ses cheveux. « Évidemment que je t'aime, Lance. Jamais je ne pourrai t'oublier. » Je marque une pause et m'accroupis, afin d'être à son niveau. Je lui enlève la bouteille de la main et, après en avoir avalé une gorgée, j'en verse sur le chiffon afin de désinfecter la plaie. Il grimace mais il a l'habitude. Je lui enlève la cigarette et la porte à ma bouche. Je tire deux lattes bien longues, et je soupire. « Même Riley ne t'oubliera pas. Il est impossible de t'oublier. » Je me redresse et jette le mégot dehors. Je reviens vers lui et lui attrape la main. « Aller, on va prendre un bain, t'en a besoin. »



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Sujet: Re: The Show must go on.
 Mer 30 Mar - 17:41

The Show must go on
Lancelot ne supportait que rarement l’instant qui précédait sa visite à son épouse. Une âme sensée arrêterait de s’infliger pareille douleur, pareil spectacle mais l’artiste n’était pas n’importe qui. Lancelot Valerian devait très certainement être l’archétype du masochiste mais il n’en avait cure. Il était bien trop égoïste et trop égocentrique pour écouter les conseils d’autrui. Lancelot partait d’un principe qu’il avait toujours raison même quand il avait tort, une question de philosophie. Là, enivré par une bonne dose d’alcool, le jeune homme titubait tout en continuant de passer sa main sur ses blessures encore saignantes. La douleur physique n’avait rien de comparable à celle de son cœur mais elle ferait l’affaire pour cette nuit. Il n’y avait rien ni personne pour le sauver de sa propre déchéance, de sa propre pourriture. Il errait depuis bien trop longtemps sur cette terre pour ressentir encore quelque chose de positif. La maladie de Riley avait tout emporté sur son passage : son amour, son présent et son avenir. Il ne lui restait plus que son lointain passé, celui qu’il fuyait jambes à son cou à cause de la honte, de la colère, de la violence qu’il ressentait à son égard.

Rien ni personne ne le touchait ? C’était peut-être présomptueux de sa part songea-t-il avec un rire amer. Il existait encore dans ce bas monde des personnes capables de le toucher, de le prendre aux tripes et de le garder en vie. Willa arrivait en tête de cette liste et rien que pour cela, il l’aimait autant qu’il la détestait. A cause d’elle, il continuait de respirer car il savait qu’il la ferait souffrir et malgré sa nature fantasque et égoïste, il n’y pouvait s’y résoudre. Cette dernière était arrivée pour mieux supporter une de ses rares étreintes. Lancelot n’aimait pas les contacts physiques du moins quand il n’était peau contre peau. Conciliant, il se laissa asseoir et essuyer le torse, gémissant simplement quand le chiffon frotta ses plaies. La douleur était agréable mais trop éphémère. Il avait tellement envie de grogner un « encore ». « Menteuse ! Riley m’a déjà oublié, elle m’a totalement oublié.. » s’écria-t-il en prenant en coupe son visage alors qu’elle tirait sur sa cigarette. « Vilaine fille, je devrais te punir de me mentir mais je te pardonne car tu dois certainement penser que j’ai besoin de ce mensonge pour aller mieux » grommela-t-il en fronçant les sourcils pour mieux la relâcher. Dans le fond, elle n’avait pas tort, c’était toujours agréable de planer dans les illusions. « Tu le partages avec moi ? Je n’ai pas envie d’être seul ce soir » marmonna-t-il en la suivant comme un enfant vers la salle de bain. « Parle moi Willa, je veux entendre ta voix… me laisse pas dans le silence » exigea-t-il sur un ton bas.


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Sujet: Re: The Show must go on.
 Jeu 31 Mar - 18:20
Lancelot, t'ai-je déjà menti ? » Ma voix est plus dure que je ne le voulais. Seulement, dans l'état d'ébriété où il se trouve, je ne vois pas d'autres solutions que d'être dur. La douceur sera réservé pour le réveil, quand il aura décuvé. J'aimerais lui enlever tout ce poids des épaules. Le rendre heureux. Réussir à le faire sourire, un peu plus qu'une fois par semaine. J'ai parfois l'idée en tête d'emménager avec lui, pour l'avoir avec moi toute la journée. On n'enferme pas Lancelot Valerian. Même moi, je dois le laisser vivre. Je dois juste me trouver près de lui s'il chute. Je ne suis pas conne, je sais que Lancelot m'en veut de ne pas le laisser tranquille. Il lui est arrivé de me crier dessus. Mais ce n'est pas un mari en douleur qui va me faire peur. Au contraire. A me repousser comme il le fait par moment, je campe encore plus sur ma position. Je sais également que Riley veut le voir heureux. N'est-ce pas le but d'un mariage ? Être heureux ?

« T'as pas besoin de moi pour vivre dans le mensonge, tu te débrouilles pas mal. Riley ne t'oubliera pas, ne cherche même pas à me contredire ce soir. » J'aime Lancelot, comme il n'est pas permis. Je tiens beaucoup trop à lui. Mais il a le don de m'énerver, à toujours être persuadé d'avoir raison, encore plus quand il a tort. Encore plus quand il s'agit de Riley. Je m'adoucis quand il me demande de prendre le bain avec lui. Je ne comptais pas le laisser tout seul. Pendant que je fais couler le bain, je le laisse se déshabiller et entrer dans l'eau bien bouillante. Je vais chercher son peignoir et des serviettes, et je coupe l'eau avant d'y entrer, en gardant mes sous-vêtements. Je m'assois en face de lui, les jambes repliées contre mon torse. Lancelot est beau. Il a ce corps sec mais musclé comme il le faut, des traits doux. Et il détruit sa beauté en finissant raide mort tous les soirs, en s'écorchant vif. Il sait qu'à chaque coupure, c'est son âme qu'il dissèque. Il n'y a pas que lui. Je lui en veux d'être aussi égoïste. Beaucoup aurait réagi de la sorte; Personne ne peut accepter que sa femme, si jeune, avant même de vivre, soit frappé par cette saloperie de maladie. Mais Lancelot n'est pas tout seul. S'il a rejeté tout le monde autour de lui, je suis toujours là. Je soupire, et attrape le paquet de cigarette qui traîne sur le rebord. Je l'allume la cigarette et souffle longuement la fumée. Je ne comptais pas passer la nuit dans le silence. Alors je parle. Je parle pour qu'il se concentre sur ma voix et oublie celles qui hurlent dans son crâne. « Une fille de ma classe a été prise comme nouvelle couturière pour Prada. Ils lui ont dit qu'elle n'avait pas besoin de son diplôme, qu'il la prenait maintenant. Elle part demain pour New-York. Tant mieux, de la concurrence en moins. » Je tire une nouvelle fois, et souris. « J'ai rencontré un gars, aussi. Enfin, rencontré. On se connait depuis quelques temps, mais j'ai l'impression de retourner au lycée, quand j'avais un gros coup de coeur pour un gars. » Mes jours rosissent quand je repense à ce "rendez-vous professionnel". Je finis ma clope et l'éteins dans l'eau, avant de poser le mégot contre le rebord. « Il faudrait que tu viennes manger à la maison, un jour. Maman me demande toujours après toi. »



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Sujet: Re: The Show must go on.
 Jeu 31 Mar - 22:34

The Show must go on
« Un mensonge ne l’est qu’à partir du moment que la personne qui le reçoit s’en rend compte. Aussi puis-je stipuler que tu ne me mens pas si je reste dans l’ignorance concernant la véracité de tes propos » rétorqua-t-il en levant un doigt, signe qu’il essayait de lui donner une petite leçon. Un vieux tic qu’il avait gardé de cette année intensive de leçons qu’il avait dû recevoir de la part des nombreux précepteurs engagés par son père. Une année où il n’avait presque pas vu le jour tant le rythme était harassant, le plongeant petit à petit dans une douce folie. Lancelot n’était-il pas passé de prostitué à petit caïd puis à héritier d’une grande fortune ?! En un sens, il n’avait jamais cessé de faire la putain, il avait simplement changé de catégorie de client songea-t-il distraitement tant cette pensée ne dégageait en lui aucun ressentiment. Il était bien trop las pour se formaliser d’une telle insulte surtout elle venait de son propre inconscient. « Aurais-tu une âme de dominatrice ce soir ma très chère Willa ? » osa-t-il dire avec ce petit haussement de sourcil, signe qu’il n’était guère surpris qu’elle le traite comme une chose fragile. C’est toujours ainsi qu’elle procédait mais qui était-il pour s’en plaindre ?! Dans le fond, il aimait qu’elle le choie de cette façon car il pouvait ainsi se laisser aller et redevenir le petit enfant qu’il avait cessé d’être bien trop rapidement.

Lancelot se déshabilla entièrement, n’étant pas pudique pour un sou. Willa l’avait vu mainte et mainte fois nu que ce soit pour le soigner ou tout simplement pour le regarder peindre. L’artiste avait toujours aimé la nudité car elle était l’expression même de la pureté des sentiments. On ne pouvait mentir avec son corps. « Huummm » soupira-t-il de plaisir en entrant dans l’eau chaude, rapidement suivie de sa petite sœur de cœur à qui, il demanda de parler pour couper court au silence. Il ne voulait pas de ce silence ce soir, il voulait du bruit, lui qui ne le supportait pas d’ordinaire. « Es-tu amoureuse ou seulement sexuellement réceptive à sa présence ? » lui demanda-t-il en passant une main mouillée sur ses boucles brunes qui les fit se plaquer sur son crâne. « J’aimerai une cigarette » lui demanda-t-il à sa manière avant de méditer ses dernières paroles. Avait-il envie de manger chez sa mère ? Certes, il appréciait la présence de cette femme mais avait-il envie de faire un effort social ?! « Si elle me fait ce gâteau au chocolat que j’aime tant alors peut-être accepterais-je de venir » termine-t-il tout de même par dire oui pour faire plaisir autant à la mère de Willa qu’à cette dernière.

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