Bienvenue sur Little Red Stars !
Nous espérons que le forum vous plaira
Top Site
N'oubliez pas de voter régulièrement pour le forum ici et ici !
soutenir LRS sur bazzart
n'hésitez pas à poster sur bazzart pour promouvoir notre univers les petits loups attention, on réserve une surprise aux meilleurs pubeurs
LRS est sur Twitter
n'hésitez pas à nous suivre sur twitter afin d'être au courant des dernières actualités sur LRS
On est toujours là
Même si vous nous avez cru un peu ailleurs on est toujours là et on vous prépare des surprises, stay tuned
Promotion Flash !
Promotion flash, à partir d'aujourd'hui (06/04) rameutez un poto sur le forum vous rapporte un max de points (de 50 à 100 points !) plus d'infos ici

Partagez | 

 paix illusoire (Théodor)




Invité
Invité


Sujet: paix illusoire (Théodor)
 Ven 18 Mar - 21:31

paix illusoire
Vittoria & Théodor



C’était étrange de se retrouver, ensemble sans se concerter, dans cette maison. Eternellement vide. Sûrement, devaient-ils plus souvent séjourner dans leurs nombreuses résidences secondaires plutôt que dans cette demeure qui nous avait vus grandir, sans eux. Peut-être que cet endroit leur rappelait de mauvais souvenirs ou leur renvoyait un échec qu’ils ne voulaient pas voir. Je ne savais pas. Il y a longtemps que j’avais essayé d’arrêter de comprendre mes parents adoptifs. Bien trop longtemps. Je stoppais l’afflux de mes pensées en secouant la tête afin de me recentrer sur ma tâche. J’étais dans le bureau de mon père, jouant à la jeune femme studieuse que j’étais, à l’acharnée du travail. Je tâchais de bouger le moins de choses possibles dans la pièce afin de garder en l’état cette salle qui pourrait facilement passer pour une pièce témoin dans un magasin de meubles. Je lâchais un soupir. Des voix masculines se firent doucement entendre. Je n’avais nullement besoin d’ouvrir la porte pour me renseigner sur les propriétaires de ces voix. Je les connaissais parfaitement. Celles de mes frères. Pour une fois qu’ils ne se sautaient pas à la gorge, c’était agréable et inexplicablement douloureux. Je souhaitais tellement que ces conversations dénuées de toute animosité ne soient pas une exception. J’espérais, de tout cœur, qu’un jour,  Théo et Jasper cessent de se considérer comme deux étrangers envahissant leurs espaces respectifs. Avant, ils n’étaient pas comme ça. Avant, leur complicité crevait les yeux. Avant, on formait une vraie famille, malgré nos liens du sang inexistants. A présent, tout ceci semblait n’être qu’un songe, qu’un rêve au goût amer. Le pire résidait dans le fait que je semblais être la seule à qui ça manquait. Et ce fait précis faisait bien plus mal que tous les autres. Je m’occupais d’adolescents paumés à longueur de journées. Je les aidais à trouver leurs voies. J’essayais de les comprendre. Je faisais un travail plus que correct si j’en croyais mes supérieurs. Néanmoins, dès qu’il s’agissait de ma famille, un trou noir s’accaparait mon cerveau. Je n’arrivais à rien. Je me sentais impuissante et inutile. J’étais l’aînée qui assistait aux disputes incessantes et qui regardait sa fratrie s’entredéchirer pour des raisons obscures. Quelque chose ne tournait définitivement pas rond chez moi. Un énième soupir s’échappa de mes lèvres alors que j’activais l’imprimante dernier cri. Rien n’est trop beau quand on s’appelle Winterbottom. Je fini par ranger mes affaires et sortit de ma cachette. Le silence m’accueillit. Ils étaient partis ? Je me laissais porter par mes pas, connaissant la villa par cœur. Mes pupilles tombèrent immédiatement sur Théodor, trop concentré à faire je-ne-sais-quoi. Un sourire naquit sur mes lèvres en le voyant aussi calme. Encore une rareté. Je cherchais du regard mon autre frère en vain. Visiblement, Jasper était réellement parti. Il ne restait que nous deux. Deux êtres capables de passer de très bons moments comme à s’envoyer les pires horreurs en visage en quelques heures seulement. N’importe qui aurait passé son chemin. Pas moi. Je ne voulais pas me disputer. Je voulais profiter de ce moment. « Je pensais que tu étais parti… » Murmurai-je, provoquant un léger mouvement de sa part. Il ne fallait pas sous-estimer mon mode ninja. « Je devais pas être la seule à m’imaginer avoir la villa pour moi si je me fie à ta réaction. » Sourire constant sur le visage. Expression heureuse et nostalgique à la fois. Je fis un détour par le mini-bar, prit un verre de jus de fruit et rejoins mon frère. On pourrait croire à un cocktail alcoolisé mais, il n’en était rien. « Je t’ai entendu. Avec Jasper. Je me doute que le traité de paix n’est pas encore signé mais, ça fait plaisir de voir que vous arrivez à communiquer. » La nostalgie me gagnait. Définitivement. Je priais pour que Théodor ne parte pas au quart de tour. Pas cette fois.
© ACIDBRAIN
Revenir en haut Aller en bas

avatar

ϟ good boy, bad habits
Date d'inscription : 12/03/2016
Messages : 398
Voir le profil de l'utilisateur



paix illusoire
Vittoria & Théodor



Parfois il m’arrivait de repasser par la maison familiale, non pas que je souhaitais voir mes parents, ils n’y étaient jamais, mais simplement pour me ressourcer dans le calme et la quiétude. Vivre avec quatre autres colocataires n’était pas de tout repos, et le calme n’était pas toujours au rendez-vous. Si je pouvais donc trouver un coin de paix, c’était bien souvent dans la villa familiale déserte la plupart du temps. A croire que ça amusait nos parents de s’acheter des demeures sans pour autant y résider. Après tout, je n’allais pas m’en plaindre étant donné que j’avais décidé de faire un peu de musique ce qui m’était impossible à l’appartement que j’occupais en ce moment. La musique était mon petit péché mignon, mon secret à moi que j’avais rapidement enfoui lorsque j’avais compris que mes parents ne me soutiendraient pas dans cette voie. Au contraire, j’avais rapidement saisi le fait que s’ils le pouvaient ils me mettraient des bâtons dans les roues. Alors j’avais réfréné mes envies afin de me conformer à l’image qu’ils voulaient. C’était ce que j’avais toujours fait, certes plus ou moins, mais je souhaitais rester le fils parfait à leurs yeux. Je ne pouvais m’empêcher que malgré leur manque d’amour, ils nous avaient donné une seconde chance, et nous avaient offert une vie que nous n’aurions jamais eu en restant à l’orphelinat. Je m’étais rendu compte que j’étais sûrement le seul à avoir ce raisonnement, mes autres frères et sœurs manquant de reconnaissance envers nos adoptants.
J’arrivai à la maison, ouvrant la porte afin de me rendre dans l’imposante demeure. Mais rapidement je m’aperçus que je n’étais pas seul et que d’autres avaient eu la même idée que moi de revenir au nid familial. J’espérais sincèrement que ça soit Kandys, mais mon espoir fut rapidement brisé lorsque je vis une silhouette masculine se diriger vers moi : Jasper. Pourtant, ce jour-ci j’avais décidé de ne pas partir dans une énième dispute et il sembla du même avis que moi car une conversation calme et sans accroc démarra. Certes, ça n’était pas la discussion du siècle, mais une certaine communication s’était installée, chose rare entre nous deux depuis nos incidents passés. Mais nous avions appris à faire avec, je m’étais habitué à ses piques, tout comme il s’était fait à mes remarques méchantes. Donnant-donnant. Comme avant, lorsque nous nous rendions baiser après baiser, maintenant c’était méchanceté après méchanceté. Le temps abîmait bien des choses, et dans le cas présent, il avait sérieusement amoché ma relation avec Jasper. Etait-ce le temps ou simplement nous-mêmes ? Je n’avais pas l’envie de me poser cette question, d’arriver à trouver des réponses là où il n’y en avait sûrement pas. Après s’être échangés quelques banalités, Jasper sortit de la maison, me laissant finalement seul avec moi-même pour vaquer à mes occupations.
Je m’asseyais afin de griffonner sur mon cahier à la recherche de quelques paroles inspirantes pour une chanson qui ne sortirait simplement jamais de ma propre connaissance. Quand je me lançais dans la musique j’étais dans ma bulle, complètement insensible au monde extérieur et à l’activité autour de moi. J’étais tellement concentré que je n’entendis même pas ma sœur Vittoria se faufiler derrière moi. Lorsque sa voix s’éleva, je ne pus m’empêcher de sursauter légèrement. Vitto avait ce sourire sur le visage qui la caractérisait si bien, et qui parvenait à m’apaiser immédiatement. Malgré les différences qui nous séparaient tous les quatre, nous étions capables de nous rattacher à ces petits détails qui nous permettaient de nous rassurer, de nous dire que finalement nous n’étions pas tous étrangers, qu’il restait des vestiges du passé qui nous étaient familiers. Je lui lançai un sourire en réponse au sien, profitant de ce moment seul à seul avec ma sœur. « Nostalgique de la maison familiale soeurette ? Je savais que ce n’était pas réellement la raison, mais peut-être une part d’elle ressentait encore ce petit attachement à la famille, attachement dont j’avais l’impression avait disparu chez les autres membres des Winterbottom. Rapidement, elle se mit à me parler de Jasper. A croire qu’elle était investie d’une mission à toujours chercher nos rapprochements, sans cesse à l’affut de la moindre entente entre nous deux. Sans être trop désagréable je laissais un soupir s’échapper, alors que je me levai me servir un verre de whisky dans le bar de la maison. « J’imagine que je ne t’en propose pas. » Peut être que ma remarque était légèrement déplacée, mais après tout je n’avais jamais été très clairement au courant des problèmes d’alcool de Vitto, elle ne pouvait pas m’en vouloir. Une fois le fond de mon verre rempli, j’ajoutai deux glaçons afin de rendre la boisson meilleure puis me redirigeai vers ma sœur. « Si par communiquer tu parles de se dire bonjour, ouais on communique. » Sur ce coup j’étais légèrement de mauvaise foi, mais je préférais ça plutôt que de dire que j’avais pu reparler à Jasper sans avoir envie de l’étrangler.. ou de l’embrasser. Pour une fois je ne m’étais pas totalement braqué et je n’avais pas envoyé bouler Vittoria, comme quoi, j’étais capable de faire des efforts quand j’en avais l’envie. D’un geste rapide, j’attrapai mon carnet encore sur la table et le rangeai rapidement dans ma mallette. « Pourquoi tu cherches tant que ça à ce qu’on se reparle ? » Il n’y avait aucune méchanceté dans mes propos, simplement je voulais savoir pourquoi elle s’accrochait tant à cette utopie. Je pris une gorgée de mon verre en grimaçant légèrement, reportant par la suite mon attention envers ma sœur.
© ACIDBRAIN
Revenir en haut Aller en bas
 paix illusoire (Théodor)








Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum