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 We turned into a battlefield + Kanzo


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Lenzo & Kandys


Ça sonne en écho dans le vieux garage, par vos deux voix. La vérité. La triste vérité. Vous n’étiez rien, rien du tout. Malgré l’importance de chacun, malgré l’omniprésence qu’avait pris l’autre dans votre existence… Vous n’étiez rien. Vous aviez le « nous » défectueux. Un élément manquant pour que cela prenne un réel sens. Et ça fait aussi mal de l’avouer à voix-haute, devant lui. Comme une défaite que tu avais trainé avec toi pendant tous ces mois. Un fardeau, un poids qui te suivait constamment, comme une ombre. Parce que même éloignés, il était là. Partout. À chaque instant. Il répète après toi ou il confirme. Tu ne sais plus. Et ça aussi, c’est douloureux. Malgré la haine, malgré la colère. C’est un deuxième coup. Un deuxième coup sur cette blessure qui n’avait pas encore totalement guérie. Alors, pourquoi craquer ? Pourquoi ce geste impulsif ? Parce que tu ne contrôlais plus rien quand il était là. Parce que tu n’avais jamais rien contrôlé. Ça avait toujours été ainsi, toujours été aussi puissant. Et sa peau sous tes doigts ne t’est pas inconnue. Et le goût de ses lèvres contre les tiennes t’avait manqué. Ça avait été rapide, qu’un pas. Un pas qui vous séparait, que quelques centimètres pour retrouver ce que tu avais perdu depuis si longtemps. Comme un drogué qui rechute. Mieux que la cocaïne, mieux que n’importe quelles substances que tu aies pu prendre. C’était Lenzo. C’était ton corps contre le sien. C’était un besoin inassouvi. C’était la passion que tu ne retrouvais chez aucun autre. Tu le gardes contre toi, comme il te garde contre lui. Vous êtes attachés l’un à l’autre, contre ta voiture, pour ne pas sombrer. Deux épaves qui tentent encore de naviguer sur les eaux troubles. Tu te perds. Tu es perdue dans ses bras et tu ne sais plus où mettre tes mains. Elles ont quitté la sécurité de son dos pour glisser sur son torse. Torse qui avait été tien à plusieurs reprises. Tu t’accroches à son cou. Tu en oublies tout le reste; où vous êtes, les paroles qui ont été dites. Il n’y a que vous deux et les vagues de souvenirs. Un baiser assoiffé, désespéré, comme si c’était le dernier, comme si c’était le premier. Un baiser qui fait briller les vestiges du passé. Tu es à bout de souffle lorsqu’il quitte tes lèvres pour ton cou. Ton coeur doit avoir raté un battement, doit avoir explosé sous l’émotion. Ton point faible. Il le sait. Cette partie de ton corps dont la terminaison nerveuse semble plus sensible que tout le reste. Tu as la peau marquée par les frissons. Tu as un soupire d’aise qui traverse tes lèvres. Les yeux clos pour savourer le moment. Ta tête légèrement penchée pour lui donner le champ libre. Il n’a pas le droit. Pas le droit de te rendre accro, par le droit d’avoir de nouveau et aussi facilement accès à toi. Faiblesse. Le mot qui te décrit le mieux présentement. Et tu ne sais pas non plus si c’est toute cette haine qui te pousse à aimer davantage ce qu’il se passe entre vous. Parce que tu n’es pas normale, que tu n’aimes pas comme les autres. Tu vas souffrir. Tu le sais et pourtant tu te jettes dans la gueule du loup. Complètement. Tu as abandonné toutes résistances…

Tu n’auras que ses mots pour te ramener sur terre, pour te faire prendre conscience de ce qu’il était véritablement en train de se passer. Tu reviens à toi, à lui. Tu as arrêté de respirer, un instant. Pour assimiler la question, pour ancrer ton regard au sien, y plonger, trouver la bonne réponse. Tu ne sais pas. Tu paniques. Tu-ne-sais-pas. Tu n’es pas faite pour cela, tu n’es pas douée dans ces histoires. Tu n’y connais rien. C’était si simple quand tout cela n’était encore qu’une question de sexe. Sans sentiment, sans attachement. Comment fait-on pour aimer en détestant ? Parce que les deux sentiments sont bien présents quand tu le vois, quand il est près de toi et c’est fort. Tout le temps, constamment. Pas un pour éclipser l’autre. Et tes lèvres charnues rencontrent la peau chaude de sa clavicule. Elles tracent un chemin à son cou, à sa mâchoire, jusqu’au coin de ses lèvres. Tu ne le quittes pas des yeux, c’est important. C’est vital. Tu es encore dans ses bras. Tu ne sais pas combien de temps il te reste à être là. Alors comment fait-on ? On se ressaisie et on oublie ? On ne résiste pas et on se détruit ? Tu te mords la lèvre inférieure pour dissimuler la nervosité. « Tu as besoin d’une réponse là, tout de suite ? » Tu devrais t’éloigner, tu devrais rejouer la carte du faux copain. Tu devrais hurler, plutôt que de faire ce que tu fais. Et pourtant... D'un mouvement, tu échanges les positions, lui contre la voiture. Tu domines, tu reprends contenance. Tu te rapproches davantage de lui, si c’était encore possible. Tu veux son torse contre ta poitrine, vos coeurs dans un seul battement à l'unisson. « Pourquoi je te déteste Lenzo ? Pourquoi je dois t’en vouloir ? Je ne l’ai pas rêvé, cette histoire. Et tu es parti. Pourquoi ? Tu veux des réponses, j’en veux aussi. » Et le ton est redevenu cassant. Cassant malgré tes lèvres qui parcourent encore la peau de son cou à baisers volés, malgré tes doigts qui suivent sa colonne vertébrale dans un frôlement. Pour le faire parler, pour le décontenancer. Seulement parce que tu as autant envie de lui qu’avant. Seulement pour profiter de cette proximité étouffante.
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Et la sentir de nouveau proche, et la tenir entre ses bras, et toucher une nouvelle fois sa peau du bout de ses doigts, c'est comme une délivrance avec des goûts de bénédiction. Il craque encore pour elle, comme au premier jour, comme la première fois. A chaque instant où la tornade blonde est dans son champs de vision il manque de tout, lucidité, contrôle et toutes autres marques qui signifient qu'il est en pleine possession de son corps. Des lèvres rosées qui se posent sur les siennes, l'odeur nostalgique provoquant des remous de l'âme, ça l'inonde dans ses souvenirs encore intacts, comme si la dernière fois qu'il s'était retrouvé dans ses draps remontait à hier. Ils se sont quittés l'arme pointée l'un sur l'autre pour se retrouver. Se retrouver entre des mots assassins et des formules bondées de reproches. Il craque pour elle, à chaque fois que la distance en devient étouffante, à chaque fois qu'elle sort son sourire carnassier, qu'elle fait résonner sa voix dans ses oreilles. Il craque encore un peu plus quand il sent ses lèvres au contact de son corps, un chemin tendre et singulier qui le fait fondre à chaque baiser reçu. Le cœur qui bat la chamade, le cœur qui s'égosille à crier son amour pour elle, le cœur qui flanche quand elle répond froidement. Il la connaît peut-être un peu trop, il devine qu'elle veut enfin la vérité, vérité qu'elle veut obtenir grâce à ses atouts qui le font chavirer. Suffocation interne à l'idée de tout lui révéler, mort subite à l'intérieur, c'est à son tour d'être prisonnier entre elle et cette voiture. Il la stoppe dans cette course folle de baisers, le regard planté solennellement dans le sien, il a cet air grave qui reste affiché sur son visage ferme, la voix rocailleuse qui se prépare. « Je voulais pas que tu me vois comme le type qui foire toujours tout, parce que c'est ce que je suis Kandys! Quand on était ensemble je vivais nul part, tu veux savoir où je vivais avant? Dans une putain de voiture trop petite pour me supporter avec mon égo, et quand j'y étais pas j'étais ce mec en galère qui dort dans le clic-clac de son pote qui le dépanne gentiment parce qu'il a pitié de lui. J'avais pas de chez moi, j'avais pas de repères, j'étais seul. Et les seuls moments où je pouvais me sentir bien, où j'avais enfin l'impression de quitter ma solitude c'était quand on était ensemble. » Il délie son cœur, il déverrouille le cadenas qu'il avait planqué sur ses secrets, sur les pourquoi, sur les comment.

Il baisse son regard pour mieux le remonter, les doigts entrelacés dans les siens. « Mais à chaque fois que je te voyais, à chaque fois que je t'avais auprès de moi.. à chaque fois que je sentais qu'on se rapprochait encore un peu plus, je voyais uniquement ma situation déplorable, que mes emmerdes quotidiennes que je pouvais t'apporter. T'as toujours su qu'on n'était pas du même monde, mais c'est bien plus que ça Kandys, tu veux des réponses? J'ai un casier judiciaire rempli et tu sais quoi, j'ai même deux ans de prison à mon actif à cause de toutes les conneries que j'ai pu accumuler. Si je suis parti c'est parce que je savais que je n'aurais jamais pu être à la hauteur, que je n'avais rien à t'offrir, rien à te donner. Je savais que tu allais me manquer, que je me plantais un couteau dans le cœur seul, mais je voulais te préserver de tout ça, parce que ça c'est moi, l'ex taulard qui avait des rendez-vous chez son officier de probation tous les mois, c'est moi. Celui qui a jamais de fric, celui qui a vendu des merdes pour terminer derrière les barreaux c'est moi. C'est ça dont tu rêvais ?Je suis ni recommandé ni recommandable, je t'ai quitté mais je.. », silence. Il se mord la lèvre inférieur, il en a peut-être trop dit, il a peut-être franchi le seuil, il joue cartes sur table même s'il se brûle les ailes. Elle veut savoir pourquoi il l'a laissée, pourquoi il l'a quittée, alors qu'il aurait pu crever pour elle. « Je pensais pas qu'encore aujourd'hui je serais incapable d'aller voir ailleurs et que je passerais mon temps à penser à toi et à regretter de pas t'avoir répondu ce soir-là. » Fatigué des secrets, des non-dits, il lui a donné tout ce qu'il pouvait lui donner, cette cruelle vérité remplie uniquement de points noirs qui viennent entacher ce qu'il redoutait le plus au monde, que le regard de Kandys change en le regardant, qu'il voit cet éclair qu'il déteste briller dans les yeux noisettes, la pitié, le dégoût, la honte. Bousillé, abîmé et sûrement détruit si elle en venait à claquer cette porte pour ne plus jamais le revoir.
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Ce n’était qu’un moment éphémère; le calme avant la tempête. Ce n’était qu’une tendresse volatile, volée, qui n’avait pas eu raison d’être. Quelques minutes de répit avant la suite, avant le coup final. Bipolarité des émotions, montagnes russes dans le coeur. C’était de goûter au passé, de ranimer cette passion, cette envie, qui n’était jamais disparue. Seulement enfouie pour ne plus souffrir. Et tout revient à la surface comme un boulet de canon. Tout revient au moment même où tu as posé tes doigts sur sa peau, tes lèvres sur son corps. Tout éclate quand tu poses cette question précise. Cette question qui te brûlait les lèvres depuis des mois, que tu avais ressassé dans ta tête des milliers de fois, jusqu’à ce qu’elle perde son sens, jusqu’à ce qu’elle ne devienne des mots parmi tant d’autres, sans signification aucune. Pourquoi ? Un mot. Tranchant, coupant, poignant. Et la réponse qui suit n’est pas mieux, n’est pas ce que tu avais imaginé. Tu avais fait tes hypothèses, tu avais construit ta vérité. Vérité qui n’était pas celle de Lenzo. Depuis tout ce temps, ce qu’il gardait en lui, sortait finalement. Comme une gifle à ton visage, comme un coup dans la poitrine. Ton regard qui s’accroche au sien. Une torture de ne pas pouvoir l’esquiver. Il parle lui aussi, son regard. Peut-être autant que ses mots. Il est limpide, démonstratif. Chaque émotion, la douleur de l’aveu, transparait dans le clair de ses yeux. Chaque parole te fait mal, te brûle la peau. Tu t’es figée, raidie. Tu es droite et sans t’en rendre compte, tu as reculé. Un peu. Une distance sécuritaire pour réussir à respirer. Respirer et écouter. Il n’y a que le contact de vos doigts qui survit, qui parvient encore à vous lier malgré le flot de paroles. C’est trop. Trop pour toi. Trop à entendre, trop à assimiler. Tout se mélange, s’embrume, devient flou et confus. Et tu revois vos moments ensemble sous un nouveau jour. Le film de votre idylle avec une nouvelle couleur, bien moins flamboyante qu’avant. Tu recules un peu plus. Et encore. Encore. Pour ne plus le toucher, pour ne plus le regarder. Le fardeau qui prend de l’expansion. Le coeur qui devient plus lourd.

Tu es dos à lui, le temps de réfléchir. Tu fixes les outils qui t’entourent, ayant oublié, un instant, que vous étiez dans son garage, pourquoi tu étais venue. Tu te retournes, tu n’as pas encore dis un mot. Tu le regardes de loin. Comment avais-tu pu ne rien remarquer ? Comment avais-tu ne pas comprendre toute la misère de sa vie ? Tu n’avais pas fait attention, te préoccupant que des bons moments. Te souciant seulement de ces moments peau à peau, ses longues conversations au creux de l’oreille, la tête sur l’oreiller. Tu t’en veux comme tu lui en veux de ne t’avoir rien dit. Parce que tu ne pourrais pas comprendre ? Parce que tu le rejetterais ? « Tu ne me faisais pas confiance. » Simple constatation. Simple murmure qui fait à peine écho. Tu ne sais pas s’il t’a entendu, ce n’est pas important. C’est pour toi que tu le dis. Pour te faire d’autant plus mal que tout le reste. Et la rage revient à la charge, comme un brasier qui brûle tout sur son passage. Comme un tornade qui montre l’oeuvre de ses ravages. Un ouragan qui engloutie tout. Ton sang comparable à un tsunami dans tes veines. « Et encore une fois, tu n’as rien dit ! Encore une fois, tu as préféré tout garder pour toi ! J’aurais pu t’aider, j’aurais pu… J’aurais pu tout faire pour toi ! Je crois que c’est ça que tu n’as jamais compris Lenzo. J’étais à toi, carrément. Je me fous que tu n’aies rien à me donner, rien à m’offrir. C’est toi que je voulais. Toi, complètement. Pas que ton corps ou la partie de ta vie que tu as bien voulu me montrer. Je te voulais toi, dans tous les putains de sens du terme ! »  Tu as le coeur qui bat à la chamade, qui va exploser. Tu as la voix qui casse, qui hurle ta douleur, qui crie tout ce que tu avais retenu. Tu as mal, ta vision est embrouillée. Non… Non ! Tu ne vas pas pleurer, tu ne pleures plus depuis longtemps, mais tu as les émotions qui t’étranglent, qui te coupent le souffle. « Il n'en avait pas d’autres quand tu étais là. Tu sais combien de mec j’ai amené chez moi, à combien de mec j’ai dit les choses que je t’ai dites ce soir-là ? Aucun. Il n’y a eu que toi, il y aura toujours que toi. Tu étais tout. Et laisse-moi douter que moi, j’étais tout pour toi. » Tu reprends ses mots, peut-être pour le blesser, dans une tentative pour le faire souffrir. Peut-être pour qu’il comprenne mieux, tu ne sais plus. Tu parles, tu mets ton coeur sur la table, tes tripes à découverts. « J’ai l’impression que tout ce qu’on a vécu, c’était du vent, que je connais finalement que la moitié de toi et même encore ! Je ne sais plus ce qui a été vrai ou ce qu’il a été faux, seulement pour cacher tes secrets. Je sais même plus si je dois croire ce que tu me dis. J’ai l’impression que moi aussi, j’étais que là pour dépanner. » Tu ne peux plus le regarder, tu ne peux plus avoir tes yeux sur lui. Tu as mal, trop mal. Tu ne supportes plus de ressentir tout cela. Tu n’en peux plus d’être aussi faible, d’avoir perdu ta force de caractère. Tu es fatiguée, lasse. Ta poitrine se soulevant toujours aussi dangereusement sous ta respiration saccadée. Tu as mal. Mal de l’aimer encore et toujours aussi fort.
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Les doigts qui glissent entre les siens, le contact qui se rompt dès qu'il termine sa tirade dégoulinante d'honnêteté. La machoire serrée à s'en péter les dents, le cœur qui tambourine à un rythme effréné sans jamais songer à ralentir, la respiration saccadée. C'est terminé. Point final à la passion qu'elle pouvait avoir pour lui, à l'image intacte qu'elle avait conservé de l'italien. Souillée, pourrie, noire de colère, tachée par la sombre vérité qui la transperce en plein cœur, l'image devenue monstrueuse. Et lui, il ne devient qu'une âme dans un corps, peinant à réfléchir, à atterrir et à comprendre. A comprendre que c'est terminé, qu'elle va partir, qu'elle va gribouiller quelques mots dans son esprit pour lui balancer que c'est terminé. Il le voit, cet éclair, celui qu'il redoutait, celui qui le bousille encore un peu plus. Et c'est chaque étape du deuil qu'il peut lire sur le visage séraphique de la blonde. Le déni : l'irrépressible envie de ne pas croire ce qu'il a pu faire, de ne pas croire qu'il a enterré une partie de sa vie sans lui dire. Enterrée au fond d'un trou trop profond pour être déterrée, elle a été mise hors de l'équation. Quand on s'aime, on se dit tout non ? Et lui, et lui. Il n'a rien dit, encore une fois comme elle l'avait si bien laissé entendre. Encore une fois il garde ses lèvres scellées, la voix trop abîmée pour tenter de prononcer un seul mot. Encore une fois, il n'a rien compris, tu comprends jamais rien Lenzo toute façon. Ca sonne comme une évidence, il est voué à ne jamais rien comprendre avec elle. Connerie sur connerie, secret sur secret, il n'avait quand même pas osé ? Douleur et culpabilité : il n'a rien dit, mais elle aurait pu s'en rendre compte quand même. Il lit dans ses yeux ce sentiment d'impuissance, cette culpabilité qui commence déjà à grignoter sa bonne conscience. Mais avec elle, il oubliait tout, il n'était plus celui au fond du gouffre, il rayonnait. D'une lumière puissante, d'une lumière solaire qui illuminait une pièce entière. Elle, lui, eux. Avec elle, pas une once de mauvais, de noir. Avec elle, c'est joie, passion, amour. Amour qui se dissipe à mesure que ses paroles défilent. La colère : la phase qui se manifeste le plus chez elle, qui se fait entendre, celle qui vient résonner dans tout le garage. La colère, des paroles violentes qui trouent chaque parcelle de son corps dessiné en venant se frapper dans son être. Tout ce qu'il redoutait, des remises en question incessantes et des doutes qui s'immiscent malgré lui dans l'esprit de Kandys. Elle commence le deuil d'une relation sans y faire attention, et elle ressentirait toutes les prochaines étapes quand ses pieds quitteraient ce sol poussiéreux, quand ses yeux quitteront les siens. Il ne voit qu'un dos face à lui, qu'une chevelure qui remue au rythme de ses battements. Elle explose contre lui, elle s'enflamme à en devenir une torche humaine, elle s'égosille pour lui et ses secrets. Tout s'entremêle à l'intérieur, impossible pour lui de sortir un moindre mot, il se laisse boxer par l'ampleur de ses mots, se laissant sombrer dans la haine qu'elle conserve. Même dans la rage, elle laisse filtrer des mots qui le bercent, des mots qui signifient tout l'amour qu'elle pouvait avoir pour lui. Et elle cabosse à nouveau le corps d'acier qui s'écroule sous le flot de hurlements qui arrive jusqu'à ses oreilles aiguisées. Un silence mortuaire qui s'installe quand elle termine ses paroles douloureuses, quand sa voix ne brise plus l'air encombré.

Il se mord la lèvre quand il voit des perles salées se former dans les opales d'en face, la genèse de début de larmes. Il s'en veut, il se déteste même. Il la fait presque pleurer devant lui, il la claque intérieurement, elle souffre tout autant que lui. « T'as pas le droit de me dire ça, t'as pas le droit de douter de ce que j'ai ressenti pour toi, je t'en interdis. T'as pas le droit de me balancer ça en pleine tête Kandys. » Sa voix raye l'air, sans puissance, sans énergie. « Je me suis jamais foutu de ta gueule, je t'ai jamais prise pour une conne, pas une seule fois ! » Elle s'élève de nouveau, cette voix rocailleuse, téméraire, qui prend de l'envergure quand les mots s'échappent. « Tu me rends dingue de dire ça ! Ce que j'ai fait c'était pour te préserver ! » Ca le tiraille, ça l'énerve, ça le démange, au point qu'il balance un outil qui traîne contre le mur, la violence qui l'emprisonne. C'est à son tour de lui tourner le dos, posant les deux poings sur la table chargée de bordel. Les larmes qui lui picotent les yeux, qui menacent à leur tour de se pointer sur son visage. « Tu me détestes, mais tu sais quoi, je te déteste encore plus de pouvoir penser une seconde que je peux être si con que ça. Tu me connaissais à moitié mais le peu que tu savais, en fait tu me connaissais pas du tout. J'ai été entier avec toi et avec ce que je pouvais ressentir. Je t'ai pas utilisé, je t'ai pas prise pour une roue de secours, je t'ai aimé comme j'ai jamais aimé personne, et t'as filé entre mes doigts à cause de mes erreurs. » L'émotion entre chaque mot, il parle au mur d'en face pour ne plus croiser ce regard qui risquerait de le faire craquer. Il emploie le verbe qu'il n'emploie jamais, il n'en a plus rien à foutre de jouer à celui qui cachera le mieux ce qu'il ressent. Au bord des larmes, c'est pas les mecs qui pleurent, et pourtant, pour elle il en était capable. Pour elle il était capable de tout. Il essuie d'un geste l'une des perles qui s'était aventurée sur sa joue et repose son poing sur la table. « Casse toi.. » Frappant, violent, de l'espace, vite. Il souffre, ça le déchire. Il pivote sa tête pour laisser son profil paraître à ses yeux. « Casse toi. Allume ton putain de moteur, prends ta putain de bagnole, et barre toi d'ici ! » Extinction de voix, silence, réflexion. Il fait volte-face, il la défie du regard, la flamme dans ses yeux azurs, tandis que son cœur s'éteint.
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Le vide. Le néant. Comme du haut d’un précipice. Comme du haut d’une tour. La solitude face au vide, le silence comme seule arme. Et c’est un décompte silencieux qui te presse vers le saut final. Vers la finalité de cette histoire. Si tu sautes, je sautes. Seulement, il n’y a personne avec toi. Personne pour te rattraper, personne pour t’empêcher de franchir le pas. Le pas fatidique. Le pas décisif. Parce qu’il n’y a plus d’autres options pour mettre fin à ceci. Il n’est plus question de jouer. Tu as maintenant la vérité. Celle qui t’a conduit jusqu’à cet énorme trou. À ce vide intérieur. Celle qui te met en doute, qui a explosé cette relation que vous aviez vécue. Mais c’est légitime, n'est-ce pas ? C’est compréhensible, non ? Tu ne sais plus comment supporter la douleur. Tu ne sais plus comment encaisser tout ce qu’il te balance. Tu n’es qu’une enveloppe charnelle dont l’esprit, dont l’âme, ont décidé que ça ne valait plus le coup d’espérer. Un choc lorsque l’outil auparavant sur une table martèle le mur déjà bien endommagé. Tu ne réagis pas, tu ne bronches pas. Tu assistes à la scène sans en être l’actrice. Tu observes comme spectatrice. Et c’est peut-être seulement qu’à ce moment que tu décides de sauter, d’abandonner, de te laisser engouffrer par ce néant, de laisser place à ce vide en toi, toute la place. « Tu as décidé que j’avais besoin d’être préservée. Tu as décidé que c’était la bonne chose pour moi. Je n'avais pas le droit à mon opinion ni mon mot à dire. Ça aurait pu être différent. Complètement différent. » Parce qu’il t’a aimé. Il vient de le dire, de le hurler. Il te gifle de cet amour damné, brûlé. Et tu n’aurais jamais cru que ça ferait aussi mal de l’entendre, que la révélation de ses sentiments pouvait contenir autant de haine, de rage et de rancoeur. Et pourtant, tu avais fait pareil, juste avant. C’était comme cela que ça devait se passer ? C’était pareil pour tout le monde ? Il n’y avait que vous deux pour autant vous détruire avec votre amour. Parce que la passion pouvait être tout aussi malsaine, toute aussi puérile. Tu restes silencieuse face à son dos. Étranglée par ses dernières paroles. Tu ne vois que le geste. Sa main sur sa joue, le poignard dans ton coeur. Qu’as-tu fais, putain ? Parce que tout ce qui passe entre tes doigts ne devient que poussière, cendres. Parce que tu n’apportes aucune joie à personne. Tu es un feu ardent brûlant tout sur son passage. Tu as brûlé la seule personne qui méritait que tu en prennes soin. Tu fais souffrir la seule personne qui t’aura fait sentir plus vivante que jamais.

Et tu sursautes, alors. Affreusement. Non pas à cause du coup sur la table, non pas à cause de la violence du mouvement, mais bien à cause de celle de ses mots. Un ordre. Un simple ordre qui a le don de tout foutre en l’air. Tu n’as pas sauté, finalement. On t’a poussé. L’air s’échappe de tes poumons. L’atterrissage au sol est brutal. Tu ouvres la bouche, les lèvres tremblantes, pour la refermer aussitôt. Partir. Tu dois partir. Pour de bon. Partir sans te retourner. Partir pour avoir le dernier mot de cette histoire. Tes membres douloureux ne t’écoutent plus. Tu restes figée alors que tu voudrais déjà être à l'extérieur. Et ton regard de terre accuse le coup de son regard de glace. « Je me casse. » Murmure. Un souffle. Une plainte. « C’est terminé, Lenzo. Je ne chercherai plus à te voir; plus de jeu, plus rien. Je trouverai un autre garage. Tu pourras m’oublier, comme si rien n’avait jamais existé. C’est ce que tu voulais, non ? Je te le donne enfin. Je ferai pareil. On se préservera tous les deux… » Tu souffres à dire ces mots. Chaque parole comme une entaille à ton coeur déjà trop meurtri. Tu as peine à parler, peine à marcher jusqu’à ta voiture, sans le regarder. Sans lui jeter un dernier regard pour ne pas succomber à l’envie de retourner dans ses bras. Pour ne pas flancher à courir vers lui, l’étreindre, lui promettre que tout ira bien. Parce que rien ne va plus. Pour toi, pour lui, pour vous. Et tu retiens ces larmes qui menacent de chuter sur ton visage défait. Tu luttes contre cette avalanche d’émotions parce que tu as abandonné toute résistance. Tu ouvres seulement la portière. Seul bruit pour percer ce silence mortuaire qui s’était installé. Un silence de mort pour les deux épaves que vous étiez devenues. Tu poses pour une dernière fois tes yeux fatigués, rougis à retenir ces larmes, sur Lenzo. Un instant. Un bref instant. C’est ton coeur que tu fermes, que tu emprisonnes, que tu jettes du bout de tes bras, que tu laisses derrière toi. Il ne t’appartient plus. Il n’appartiendra plus à personne, cadenasser à quiconque qui voudrait l’atteindre. Enfui, enterré, piétiné pour ne plus jamais le sentir battre dans une course folle comme aujourd’hui, comme à chaque que tu étais en présence de Lenzo. Tu laisses échapper un dernier soupire. Un soupire comme un rictus, presque inaudible, incompréhensible. « C’est seulement ironique que tu es enfin réussi à me dire que tu m’aimais qu’une fois que c’était fini. » Sourire triste, plus aucune trace d’arrogance au visage. Un sourire comme une fleur fanée, dont les pétales disparaissent par le vent, s’effaçant peu à peu. Et tu pénètres dans cette voiture comme la dernière marche du condamné, pour mettre une croix sur cette idylle, en espérant un jour ne plus en souffrir.
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