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 We turned into a battlefield + Kanzo


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Lenzo & Kandys


Tu as encore tes deux mains bien accrochées au volant de ta voiture. Cette dernière doit être immobile depuis un bon cinq minutes, mais comme il n’y a encore personne à l’horizon, tu peux prendre le temps de calmer ce mélange d’émotions en toi. Et ça t’énerve de te sentir comme ça. Comme à chaque fois. Enfin… Peut-être qu’aujourd’hui c’est pire. Pire, parce que tu es seule. Pire parce que, pour une des rares fois, tu n’as pas un énième stratagème pour venir saouler Lenzo. Lui. Putain ! Et on se demande pourquoi tu fais encore ça. Pourquoi tu ne lâches pas l’affaire depuis tout ce temps. Ce n’est pas comme s’il n’y avait pas une bonne dizaines d’autres garages à Washington, pas comme si tu ne pouvais pas tout simplement l’oublier dans les bras d’un autre. Puis, ce n’est qu’un mec. Tu en as connu tant. Il n’était pas le premier et tu n’as pas arrêté de vivre durant ces huit derniers mois. Alors, pourquoi ? C’est plus fort que toi. Tu as trop de colère contre lui. Trop de rancune qui ne demande qu'à sortir et dans ce domaine, tu es plutôt douée. Tu fais comme si ça te t’avait pas atteint, comme si ce n’était pas le plus gros vent de ta vie. Tu joues à la perfection ton petit jeu, mais il faut bien l’avouer, tu ne bernes personne. Sauf peut-être lui, justement. Et c’est tout ce que tu veux. C’est tout ce à quoi tu aspires. Tu veux le voir s’énerver et perdre le contrôle quand il te voit. D’un côté, ça t’amuse presque. C’est ta vengeance par excellence. Chaque fois que tu viens à son lieu de travail, avec un nouveau mec, avec un problème totalement inventé, tu prends ton pied. C’est pathétique, puéril, mais c’est comme ça. Il t’a touché. De toutes les façons possibles. Il a posé ses mains sur toi, il t’a atteint profondément, jusqu'au coeur, et tu ignores encore comment il a fait. En d’autres mots, il t’a rendu faible. Faible et sentimentale. Et ça, tu ne supportes pas. Il s’était bien foutu de ta gueule en vrai. Voilà ! Ça y est ! C’est maintenant la colère qui domine en toi, à nouveau. C’est ce que tu veux. C’est parfait. Ça te donne du courage. Ça te donne l’aplomb de l’affronter, de lui faire face. De le regarder travailler sans craquer.

Tu sors finalement de cette voiture après avoir pris une grande inspiration. Tu as l’odeur de l’huile à moteur qui emplie tes poumons. Il n’est pas encore apparu. Tant pis. Tu es prête. Prête même si tu n’as pas de plan en tête. Tu as véritablement un problème mais ça ne change rien au fait que tu ne seras pas des plus agréables. Tu contournes la voiture pour te positionner devant. Tu t’appuies contre le capot. Tu croises les bras sous ta poitrine et tu as ce fin sourire arrogant qu’il connait si bien. Allez Lenzo, ne me fais pas plus attendre ! Approche que je m'amuse !
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Lenzo & Kandys


Chaleur caniculaire dans le garage bondé d'outils jonchant le sol poussiéreux. La lumière artificielle rayonnait dans le fond de la pièce, tandis que des murmures venant du proprio se faisaient entendre. Des murmures étouffés, sûrement sa grognasse de la veille en bas résilles qui s'était incrustée pour terminer dans un lit crasseux et suintant d'irrespect. Une grimace se dessina sur le visage de l'italien, l'image passablement salace et dégueulasse lui donnait une sensation de dégoût profond qu'il s'efforçait de ravaler pour conserver son boulot. Le silence était d'or, il savait parfaitement quelles paires de jambes rentraient et sortaient discrètement du bureau du chef, le genre de paires qui défilent dans les rues froides de D.C en talons servant d'échasses, quand la lune est haute dans le ciel assombri. Torse nu, plongé dans le capot d'une voiture, il fronça ses sourcils en signe d'agacement. La machoire serrée, il souffla dans un soupir qui s'envola aussi vite que la musique de fond. Ce job, sa vie, et cette putain de voiture. La rage au ventre, il avait comme la soudaine envie d'envoyer tout valser, de tout laisser tomber. La rue, le fric, sa routine mortelle qui ne valait strictement rien, tout le reste. C'est comme un cauchemar qui le consume un peu plus chaque jour, comme un chemin qui se dessinait vers les chemins des Enfers. L'eau sur sa peau, il s'enlève l'huile salissante qu'il a sur les mains, regardant fixement son reflet dans le miroir. Les cernes foncés tombant sur son visage, le visage fatigué par une énième nuit de chat sauvage, le ras-le-bol général dans l'âme. Il entend au loin la voix grave de l'autre loubard planqué à son bureau. Un client pour lui, encore. Ils devaient tous s'être passés le mot pour se ramener l'un après l'autre sans lui donner de répit.

Il jure discrètement et se dirige vers la grande porte du garage. Les pas presque traînants, il a un trou noir qui lui prend l'esprit. La rue, le fric, sa routine mortelle, et surtout Kandys aussi. Kandys, la tornade blonde qui sait lui crever le cœur comme le réparer. La fille aux yeux de chat qui a été l'une des seules à pénétrer sa carapace indestructible de loup solitaire. Kandys, en face de lui, sa Kandys. Tsunami de possessivité qu'il pouvait avoir à son égard, comme une victoire qu'elle se ramène seule. Kandys, sa belle Kandys, celle qui loge toujours dans son cœur après l'avoir écarté de sa vie. Il la voit, la provocation dans ses iris, l'amusement sur ses délicates lèvres. Un sourire mutin vient s'installer confortablement sur son visage, l'air de con de retour, l'air à la Giaonetti. « T'es blindée de fric mais t'as une bagnole de merde pour te ramener autant de fois ici. » Il frappe le premier, le piquant au bout de la langue. La provocation à son tour, il s'approche dangereusement d'elle, à quelques pas de distance. Les bras croisés, il soutient son regard bien trop attrayant. « Qu'est-ce qui t'arrives? » Ses yeux glissent sur la voiture, celle qui l'amène tout le temps auprès de lui.  
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L’attente est longue. Trop longue. Tu te languis, tu t’impatientes. Parce que tu as perdu la notion du temps entre le moment où tu es sortie de ta voiture et cette attente qui s’éternise. Parce que tu as eu le temps de retourner la situation actuelle plus d’une dizaine de fois dans ta tête, dans tous les sens possibles. Tu en as marre d’être assise là, à écouter cette vieille radio à la musique grinçante, à juste... Lenzo. Le voilà enfin qui apparait devant toi. Lui et ce sourire connu du passé. Lui et son torse à peine vêtu; vu son boulot, vu la chaleur des machines. Des frissons parcourent ton corps, marquant ta peau. L’effet est immédiat. Ça t’énerve davantage. Ça ne devrait pas être comme ça, ça ne devrait pas être un automatisme. Lui et les réactions de ton corps. Son corps que tu as connu, touché. Ses bras musclés dans lesquelles tu t’es si souvent perdue. Lenzo, lui qui s’est approprié de toi avant de lâchement t’abandonner, qui est parti sans se retourner.

Et la distance entre vous qui disparait peu à peu. Tu te concentres sur ses yeux. Tu t’y accroches. Tu ne les perds pas de vu. Tu évites de te laisser distraire par tout autre chose. Sauf sa voix. Sa voix qui percute le silence des lieux. La première réplique est lancée. Première pique à laquelle tu laisses échapper un rire étouffé. Entre le soupire et le ricanement. Tu as ton sourire qui s’élargit légèrement. Toujours plus narquois, toujours plus arrogant. « Si tu savais bien la réparer, je ne serais pas ici aussi souvent. Faut croire que tu n’es pas doué là-dedans non plus. » Tu réponds. Tu sous-entends. Tu lui remets déjà en figure qu’il a merdé par le passé. Avec toi, encore une fois. Tu ne t’en lasses pas. Tu ne t’en lasseras sûrement jamais. Tu as besoin de le lui rappeler chaque fois que tu le vois. Tu te donnes alors un peu petit élan pour t’éloigner de la voiture et de lui. T’éloigner non sans passer tout près, non sans frôler son bras du tien. Qu’il sache que tu es bel et bien là, qu’il t’aura dans les parages pour un bon moment, aujourd’hui. « Elle a fait un bruit étrange. Elle n’a pas voulu démarrer ce matin. Enfin, ça a pris quelques tentatives avant que ça ne fonctionne à nouveau. » Tu parles d’un ton lasse, sans conviction. Tu n’y connais rien, tu te contentes de raconter les faits. Tu préfères déambuler tout autour, dans son environnement, là où il passe peut-être beaucoup trop de temps pour un salaire misérable. Tu touches les outils, tu déplaces les choses. « Tu crois que ça peut être long ? J’ai pas trop envie de passer ma journée ici, vois-tu. » Ton sec, cassant. Tu es revenue vers lui, à ses côtés. Tu te contredis. Tu as seulement envie de rester et de t’imposer. Tu as envie de le sentir près et de l’éloigner de toi, par la même occasion. L’effet de Lenzo dans la peau.
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La folie délirante qui circulait dans ses veines apparentes, l'envie maladive de replonger sa main dans la chevelure platine en face de lui pour plaquer un baiser sur sa nuque. C'est un trou noir dans son esprit, le vide intersidéral quand ses yeux croisent les siens, et pourtant. Et pourtant, il a l'habitude de la voir débarquer la fleur au fusil, le sourire rayonnant et son molosse à son bras. Il a l'habitude de sentir des rougeurs dans son cou du côté gauche qu'il effleure de sa main droite, les rougeurs qui ne mentent jamais, celles qui apparaissent à chaque fois qu'il contient le surplus de rage qu'il peut avoir dans son âme vagabonde. L'impulsivité qu'il retient malgré lui de venir cogner la mandibule qui se pavane avec elle dans son garage. Et aujourd'hui, il se contente de serrer les dents et d'enfoncer ses ongles dans les paumes  pour canaliser les pulsions qu'il peut ressentir. Ces putains d'hormones qui parlent pour lui se répète t-il, mais il sait au fond que c'est son putain de cœur fatigué qui a un choc d'adrénaline quand elle est dans le coin. Le temps suspendu à ses lèvres charnues, la répartie fracassante dont il se délecte,  son sourire ne quitte pas son visage ironique. Elle lui fait une piqûre de rappel dès les premières paroles, la rancoeur accrochée à chaque mot. « Et à revenir autant de fois ici sans jamais aller ailleurs, faut croire que toi par contre t'as un vrai faible pour les mauvais garagistes. » Et les mauvais garçons par la même occasion, ce qu'il se gardait bien de balancer à voix haute. Il lui sourit au visage, l'effronterie dans le regard, attendant le retour du boomerang.

Il inspire plus fortement quand il la sent venir frôler son bras nu, il retrouve ce caractère de feu qu'il a tant aimé. Il se déplace vers la voiture, faut bien qu'il bosse au lieu de parler. Il ouvre le capot et commence à fouiller là-dedans, le regard aiguisé vers la machine huilée. Les deux mains en expédition pour trouver le pépin, il sent ses oreilles siffler quand il entend sa voix. Sa présence plus près, toujours plus près de lui, le fait se sentir à la fois en détresse et en sécurité, douce utopie quand on sait que Winterbottom aimerait le voir égorgé vif. Dos à elle, il se permet de lancer un regard assassin au capot, s'efforçant de se contenir. « T'as qu'à partir et je t'appellerai quand ce sera terminé, je suis sûr que ton bulldog viendra rechercher ta bagnole si tu lui demandes gentiment. D'ailleurs il est ou celui-là ? T'en avais marre de le trimbaler ici juste pour me rendre dingue? » Souffle t-il, la jalousie envahissante dont il ne peut s'empêcher d'extérioriser. « Ou peut-être qu'il est parti de lui-même aussi, c'est que ton caractère de merde ne convient pas à tout le monde. » A lui, il lui convenait, un peu trop même, sûrement parce qu'il se sentait proche d'elle psychologiquement. Il tourne sa tête, le sourire satisfait en coin, il prend comme un malin plaisir à l'agacer, il a envie de continuer de lui faire comprendre qu'il avait compris ses magouilles, et bizarrement, il y prendrait presque plaisir à participer si elle restait près de lui.
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C’est confus. Ça te chamboule. Il a la réplique facile. Les mots juste pour t’énerver et à la fois te faire sourire. Parce que ce sont ses répliques vives, sa répartie d’acier qui avait pu autrefois te charmer. Aujourd’hui, elle te glace le sang avant de le faire bouillir. Il a frappé juste. Les bons mots pour te déstabiliser. Tu n’as pas le droit de le laisser paraître, pas aussi rapidement. C’est ton orgueil qui réagit en premier. C’est ta fierté qui est en jeu. Tu as cru avoir bien répondu, mais il t’a devancé. Ton visage est imperturbable. Tu as gardé ton sourire à tes lèvres même s’il doit avoir semblé crispé, un instant. Tu as préservé ton regard dans le sien, ancré. « Avec tes talents, tu ne dois pas te ramener la tonne de clients. La pitié, c’est tout ce qui m’amène ici. Faut bien que tu te nourrisses. » Pitié, vraiment ? Pitié de lui, sa situation financière, sa vie bien moins dorée que la tienne ? Il fera les liens comme il veut, tu devais seulement répondre. Répondre pour combler le silence que sa réplique avait créé.  Et ceci est dit alors que tu t’étais déjà éloignée de lui, alors que tu devais prendre une distance sécuritaire autant pour toi que pour lui.

Distance que tu n’auras pas su gardé bien longtemps. Comme deux aimants; autant qu’ils pouvaient se repousser en étant du mauvais côté, autant qu’ils s’attiraient, pouvant difficilement se séparer. C’était ça. Complètement. La force de votre attraction. Même si, après ton petit tour d’horizon, tu ne fais que revenir à la charge. Pour le déconcentrer à la tâche, pour lui parler plus près qu’il ne le faudrait. Et tu ris à nouveau à sa réponse. Parce que ça ta plait, cette jalousie à peine cachée. Petit sentiment victorieux en toi. « Il ne pouvait pas, il avait un truc. Sinon tu sais bien qu’il serait là. On ne se quitte jamais. D’ailleurs, j’ai déjà hâte de le retrouver. » Tu te rapproches davantage, tu le frôles presque, toi à ses côtés.Tu te penches à son oreille, tu chuchotes. « Je suis grave en manque là. » Tu veux le provoquer, ajouter à sa jalousie dont il vient de te faire part. Tu te recules enfin. Tu vas plutôt t’appuyer sur le côté de la voiture, espérant avoir fait ton petit effet. Tu continues de le regarder faire. Et dans cette position, tu as de nouveau accès à la vision de son visage. Tu pourras y voir toutes les émotions qui y passaient. Il y avait toujours une question en suspend, un commentaire que tu n’avais pas encore relevé. Peut-être celui qui t’atteint le plus. Parce que lui, il est parti. Lui, il ne t’a pas supporté.Rage. On avait dit qu’il fallait se concentrer sur la rage. C’est lui qui doit souffrir de ta présence et pas le contraire. « Ils ne sont pas tous lâches comme toi tu sais. Certains, ça leur prend plus que ça pour les effrayer. » Tu ne sais plus si ce que tu dis c’est seulement de la pure provocation ou si c’est pleinement ressenti. « Puis, arrête de jouer les jaloux. Fais pas comme si tu en avais quelque chose à faire. Contente-toi de réparer cette putain de voiture et le reste, ça ne te regarde plus depuis longtemps. » Point. Tu as été directe. Tu n’as plus le ton joueur, c’est franc, coupant. Tu sais, pourtant. Tu sais qu’il trouvera quelque chose à dire, de quoi te rembarrer. Tu peux t’attendre à tout, mais ceci était un jeu qui se jouait à deux. Un jeu auquel vous aviez déjà joué et que vous maîtrisez à la perfection.  
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C'est vide à l'intérieur, ou trop plein d'émotions qui lui font se sentir vide. Vide, la coquille vide, qui ne se remplit que de haine mélangée à un dégoût profond quand il décèle le mot pitié. Il sent les fleurs déjà fanées dans son coeur venir mourir au bout de sa lèvre mordue. Elle qui ne connaissait que la moitié de l'histoire, elle qui n'avait aucune idée de ce qu'était réellement sa situation financière. Le noir, le rouge, la ligne que le banquier déconseille de franchir, le terrain glissant qu'elle n'avait jamais connu. Elle n'y connaît rien d'ailleurs, l'innocence dans des paroles acérées, le tranchant de ses mots assassins comme elle les aime. Il a ce regard pincé, encore tâché d'espièglerie et d'ironie, il joue encore un peu, un tout petit peu. « Voyez-vous cela, Soeur Thérésa est devenue ta nouvelle lubie Kandys? Non parce que désolé de devoir casser cet élan de générosité mais il va falloir un peu plus être une sainte. Sainte que tu ne seras jamais même après des années au couvent, t'aimes un peu trop les mauvaises choses pour ça.. » Clin d'oeil expert pour lui rappeler ce qu'il aimait faire avec elle, du temps où ses phrases étaient ponctuées d'amour, de sincérité et de tendresse. La clef de huit entre les mains comme éponge de sa douleur, il la serre encore un peu plus quand elle vient murmurer à son oreille ce qu'il déteste entendre, ce qu'il déteste imaginer. Elle, dans un lit trop grand avec un autre, faisant glisser ses mains sur tout un corps qui n'était pas le sien, le sourire aux lèvres. « Vois le bon côté des choses, en rentrant tu te feras tringler comme tu veux. » La méchanceté dans ses paroles, la vulgarité qui le mène à la baguette, dictatrice de mots malsains.

La haine, la haine, la haine, un torrent de sentiments trop forts pour elle. Des mois passés sans la toucher, sans avoir son parfum près de lui, et pourtant c'était comme si il pouvait dire qu'elle était avec lui tous les jours. Pas une journée sans penser à elle, misérable portrait qu'il pouvait tirer de l'amour meurtri. Il fronce les sourcils comme un automatisme, le sang bouillonnant dans l'entièreté de son corps. Il sent ses traits se durcir, un mécanisme pour lui éviter de tout foutre en l'air, une fois de plus. « Ferme-la Kandys. » Il le sort comme une évidence, un avertissement pour l'informer de sa prochain implosion. Il arrête de jouer à son tour, il n'a plus le temps, il lui en veut, comme personne. Il relève la tête du capot suintant d'huile, les iris dans les siennes. La distance diminue toujours un peu plus, tandis qu'il fait un dernier pas, la rage dans les pupilles, l'éclair de colère perceptible. « Ca me regarde plus depuis longtemps t'es sûre? Ca me regarde pas quand tu viens te pavaner devant moi? Ca me regarde pas quand tu passes ta vie à tenter de me faire exploser avec ton pote? Ca me regarde plus Kandys, t'es vraiment sûre? Tu penses que ça me regarde plus quand tu sais que j'en deviens dingue à voir ça ? Dis le moi Kandys ! Dis moi que TU ne veux plus que ça me regarde en sachant que je continue d'en avoir quelque chose à foutre de toi, vas-y dis-le! » Une symphonie de colère qui se joue là, il est vraiment trop près d'elle, la distance dangereuse, il ne peut pas s'en empêcher c'est plus fort que lui, plus fort qu'elle, plus fort qu'eux. Et, comme un volcan en plein éruption, il menace de tout détruire en face de lui.  
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Lenzo & Kandys


Jusqu’où ce jeu pouvait vous mener ? À quel moment la limite serait-elle franchie ? La limite des mots de trop. La limite qui mettrait fin à ce jeu puéril auquel vous vous adonniez depuis des mois. À quand serait-il impossible de faire un retour en arrière ? Tu l’ignores. Parce que tu joues sans réfléchir. Tu joues sous l’émotion, l’impulsivité. Tu joues pour frapper, faire mal. Parce que tu n’as pas accepté qu’on ne puisse pas vouloir de toi. Encore une fois. Situation que tu connaissais déjà bien, un sentiment de déjà-vu bien connu. Et vous continuez à lancer ces répliques qui ne font de sens qu’à vous, vous seuls connaissant les véritables sous-entendus de vos paroles. Une Sainte ? Bien sûr que tu ne le seras jamais. Il le sait, tu le sais. Bien sûr que ça te fait sourire, d’un sourire mauvais, teinté d’amertume. Il te connait trop. Sous toutes tes coutures, sur le bout des doigts. Et tu t’en veux de lui avoir donné tout cet espace, de lui avoir si facilement donné cette place dans ta vie. « Les mauvaises choses et les mauvaises personnes. » Sourire faussement angélique.  Seul commentaire que tu diras à cette nouvelle attaque. « Et ça sera génial, je te l’assure. » Pour ajouter un peu plus à cette histoire de copain. Pour voir à nouveau briller les étincelles de la jalousie dans le regard de Lenzo. Ce n’est pas de Charley dont tu as envie, mais bien de la fougue italienne du mécano face à toi, de ses bras autour de toi, de ses baisers passionnels...

Elle était peut-être là la limite. L’infranchissable limite. Parce que tes dernières répliques l’ont fait réagir. Plus fortement que tu ne l’aurais imaginé. Il n’y a plus de jeu. Plus de taquinerie méchante. Seulement de la haine pure, franche. Tu l’as poussé vers cette réaction. Tu n’as pas le temps de répondre entre son ordre de te taire et sa tirade fracassante. Tu es clouée sur place. Prisonnière entre lui et la voiture. Prisonnière de cette proximité qui t’embrouille l’esprit. « À qui la faute, dis-moi ? Tu en as décidé ainsi. Tu as fait en sorte que la situation devienne comme ça. Juste parce que tu es un putain de lâche et que tu n’es pas assez homme pour accepter que quelqu’un tienne à toi. T’es qu’un gamin Giaonetti. Un putain de gamin pas capable d’assumer. Viens me faire croire que c’est de ma faute ou que je vais trop loin. T’as juste profité de moi, connard ! Non, je ne veux plus que ça te regarde. T’es content ? Je l’ai dit. Je ne veux plus que ça te regarde, que tu en aies quelque chose à foutre de moi. » Tu as haussé la voix. Tu as fait un pas. Tu t’es approché de lui. Tu as ton regard qui le foudroie, qui le scrute. Tu as ton coeur près de l’explosion. Il bat trop rapidement, trop fortement. Tu le ressens jusque dans ta tête. C’est électrique tout autour de vous. C’est puissant, étouffant. « Je veux que tu dégages et que tu n’aies pas existé, juste pour te sortir de ma tête ! Tu m’épuises. Je ne veux plus que tu en aies quelque chose à foutre de moi, pour ne plus avoir à me préoccuper de toi. » Tu parles aussi vite que les mots te viennent à l’esprit. Tu avoues certaines vérités enfuies, que tu penses encore à lui. Tu as la respiration accélérée. Tu as donné des coups à quelques reprises sur son torse. La tension est palpable et pourtant, tu restes près. Tu gardes la distance tout aussi minime. Tu veux l’éloigner de toi, le sortir de ta vie, ne plus lui accorder d’importance. Tu le veux loin, très loin, même si pour le moment, tu rêverais de l’avoir encore plus près. « Je te déteste. » Haine, envie, mensonge. Douce contradiction brûlante.
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Lenzo & Kandys


Boum, boum, boum, boum. Le rythme cardiaque trop élevé, les battements toujours plus forts, l'impulsivité dans les gènes italiens. Il n'était avec qu'elle qu'une bombe à retardement à chaque fois qu'il croisait son passage, prêt à exploser pour elle, pour ses yeux et son visage. Incontrôlables, passionnés, insultants, des vraies tornades quand ils osaient se retrouver dans la même pièce. Et si l'envie de l'étriper quand elle balançait sa fureur le rongeait à chaque mot prononcé, l'envie encore plus prononcée d'être encore une fois son amant terrible lui embaumait le cœur. La respiration haletante, le regard droit, fini de se défiler devant ses beaux yeux, fini d'encaisser toutes les crasses qu'il entend depuis des mois. Il se prend coups de poing sur coups de poing, kicks sur kicks, ça le déchire intérieurement, c'est comme une mort lente et terrifiante. De sublimes hématomes ornent à la fois sa fierté, son cœur et tout ce qui peut lui donner des sentiments envers la blonde. Ses sourcils se froncent, il tente de tout emmagasiner, mais, y'a trop. Trop de sentiments qu'il n'a pas entendu auparavant, tant de haine amoureuse qu'elle lui balance en plein visage, ça le fissure en deux. Kandys, elle a mis un beau bordel dans sa vie, le genre à chambouler tout ce qu'il aurait pu planifier. Ca l'énerve, ça le rend n'importe quoi quand il l'entend, qu'il a profité d'elle. C'était une âme vagabonde qui ne cherchait que du réconfort auprès des courbes féminines, des visages séraphiques et des rires gênés. Et puis, il y a eu elle, il y a eu Kandys, et même après, c'était toujours elle, comme une évidence. Il sent des coups sur son torse, elle aussi elle en a gros sur le coeur, connard. C'est le coup de grâce quand il entend ses trois derniers mots, il est au tapis.

Il lui prend le poignet comme pour l'arrêter, le premier contact depuis des mois. « Mais Kandys tu t'entends parler? Tu crois franchement que j'aurais été avec toi comme je l'ai été si j'avais juste voulu profiter de toi? Avant toi, les filles je les enchaînais et je cherchais même pas à les revoir, j'en avais strictement rien à foutre d'elles, mais avec toi ça n'a jamais été question de ça et tu le sais très bien ! Tu sais très bien que t'étais pas juste un numéro perdu dans un répertoire, t'étais tout putain ! » Dépressurisation interne, un manque total d'oxygène après avoir lui aussi haussé le ton. Il avoue, il se confesse sur la nature de ses sentiments devenus trop rares. Il la relâche dans un mouvement froid et jette sa clef sur le sol poussiéreux. Il allonge cette pathétique distance entre sa tête et la sienne, il a envie de respirer pour une fois. Il passe une main dans son cou rougeâtre et remonte jusqu'à ses cheveux ébouriffés. « Je voulais pas que ça termine comme ça, je voulais pas que ça termine tout court ! Mais j'avais pas le choix, si je continuais j'allais t'embarquer dans ma vie merdique, et chaque jour de plus à être avec moi c'était chaque jour de plus à t'approcher de mon enfer personnel. » Absolument aucun filtre, la vérité, rien que la vérité, la plus blessante, celle qui s'était enterrée dans sa fierté, celle qu'il n'avait jamais dit, celle qu'il avait décidé de garder pour lui, avec l'espoir qu'elle s'en aille définitivement, qu'il ne devienne qu'un bon souvenir pour elle. Mais, c'était impossible, il pouvait faire tous les calculs, chercher toutes les inconnues dans ses équations, le résultat était toujours le même : elle était destinée à être dans sa vie, d'une façon ou d'une autre. « T'as le droit de me détester, t'as même le droit de me frapper, mais ne me demande pas de ne plus rien en avoir à foutre de toi, parce que j'y arriverais jamais, si t'as envie que j'existe plus faut que tu te casses Kandys, faut que tu t'éloignes. » Il s'approche de nouveau d'elle, comme une maudite attraction trop forte. Il s'approche un peu trop près mais, il en a envie comme personne.
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Lenzo & Kandys


C’était un règlement de comptes, des mots trop longtemps enfuis qui avaient besoin d’être libéré. Dont tu avais besoin d’être délivrée. Ce n’était qu’un moment entre vous deux, le garage comme seul spectateur de l’explosion, des dégâts trop longtemps accumulés. C’était vos tripes sur la table, vos émotions sans masque. C’était cette phrase que tu aurais aimé entendre, des mois avant. Tu étais tout. Tout ce qu’il voulait, tout ce dont il avait besoin. Tout. Tout comme il avait été tout pour toi. Celui qui avait défié les règles, tes règles, que tu avais toujours tenues. Comme une promesse que tu t’étais faite à toi-même. Ça te faisait mal de l’entendre. Parce que c’était trop tard. Bien trop tard. « Non. » Un simple mot. Un mot qui pourtant avait plus de sens que bien d’autres. Tu ne savais rien. Tu n’avais pas pensé, imaginé, que tu puisses être tout pour quelqu’un. Parce que tu n’avais pas cette importance pour personne. Et tu n’avais pas pensé être tout pour lui, Lenzo. Celui qui te déchirait le coeur tout autant qu’il le faisait battre à pleine vitesse. Celui qui déclenchait une pluie de frissons dans chaque parcelle de ton corps pour te regarder comme il le fait. Qui brûlait ta peau par le contact de ses doigts à ton poignet. « Non, je ne savais pas ! T’as rien dit, t’as jamais rien dit. Je devais deviner ? Je devais comprendre que, parce qu’on couchait ensemble, tu n’en voyais plus aucune autre ? On n’était pas un couple, on n’était rien. » Tu ne pouvais pas t’empêcher d’aller plus loin, de cracher ton venin. Sans regret ni remords. Tu te gardais seulement de lui rappeler que pour toi aussi, il avait été tout. Que ça t’avait demander des jours, des semaines, pour avoir le courage de le lui révéler. Que son départ avait détruit quelque chose en toi. Qu’il avait éteint le peu d’humanité qu’il avait lui-même créé, dans ce grand coeur trop froid, trop dur. Qu’après lui, tu avais retrouvé cette carapace infranchissable parce que tu ne voulais plus vivre à nouveau les torrents de ce sentiment profond, autant pour lui que pour quiconque. Tu le regardais s’éloigner et tu respirais mieux. Tu respirais mieux sans pour autant être bien. Tu voulais revenir près de lui, tu en avais besoin, par manque. Tu avais l’impression qu’avec cette distance, tu avais le temps de réfléchir, de vouloir partir. Non, c’était le moment. Le moment des révélations, de dire tout ce qui te traversait l’esprit. « Tu as cru que je me serais cassée ? Arrête de penser que je ne peux rien encaisser. On ne vient pas du même monde, d’accord, ça je l’ai toujours su. Et puis, quoi ? Tu savais ce que je ressentais pour toi, tu savais, je te l’ai dis. C’est toi que je voulais. Et tu es parti. Parti. Et juste pour ça, tu as raison, je méritais mieux. » Dernier tir de haine vers ta cible. Coup final dans ce combat qui ne ferait que des perdants, vous deux. Perdants, comme perdus dans cette tornade dévastatrice de vos colères.  

Et il y avait ses derniers mots qui flottaient encore dans ta tête, suspendus par le temps, par cette nouvelle proximité entre vous. Tu le regardas de sa hauteur. Tu avais les joues en feu, ton sang voyageant à grands remous dans tes veines. Tu suffoquais par sa présence. Il faut que tu t’éloignes. Tu te suppliais de l’écouter, de reculer, mais il y avait son odeur qui te montait à la tête, la chaleur qui émanait de son corps qui caressait le tien. « J’y arrive pas, je ne peux pas. » Murmure qui avouait ta faiblesse. Tu te retenais. Tu te retenais de ne pas transformer cette haine en passion destructrice. Tu avais envie de tenter le diable, de te laisser brûler dans ses flammes, de mourir à nouveau dans cet enfer que tu avais déjà connu. Une envie forte, une envie indomptable. Il ne fallait pas, il ne… Une de tes mains glissa sur sa hanche, allant à son dos. Tu y fis pression pour supprimer le peu d’espace qu’il vous restait. « Et je te déteste aussi pour ça. » Dit contre ses lèvres, comme un frôlement. Tu le détestais pour réussir à te garder près. Tu le détestais pour t’avoir fait craquer. Craquer par un baiser.
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What seemed like a good idea
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Lenzo & Kandys


C'est toujours le même scénario, toujours le même refrain étouffant quand elle est dans les parages. Toujours les mêmes faiblesses, la jalousie maladive, l'envie indémontable de la posséder, le désir brûlant dans l'entièreté de son corps. Il est remué dans tous les sens, maltraité par ses mots, épris de folies furieuses quand elle passait un seul pied dans ce garage. Et dès qu'elle ouvrait la bouche pour fissurer l'air de ses paroles claquantes de provocation, il ressentait ce manque à nouveau, ce trou béant qui ne s'était jamais refermé. Il a foiré, Giaonetti il foire toujours, avec les filles, avec tout le monde, et surtout avec elle. Avec Kandys, ce talon d'Achille qu'il tente d'ignorer, le déni, la face voilée seulement par des artifices qu'il s'est construit. Kandys, son dommage collatéral de ses démons du passé, du présent et surtout du futur, celle qu'il avait écarté des tableaux en pensant bien faire. Penser, il l'a mal fait. Tout explose, un feu d'artifice de sentiments enterrés depuis trop longtemps, de sentiments restés en suspens entre ses lèvres. Le silence, il l'a privilégié, jusqu'à aujourd'hui. Ca sort tout seul, s'en est presque trop facile, presque trop évident de lui cracher tout ce qui lui maltraitait le cœur depuis des mois. Des mois à se sentir comme une coquille vide qui ne trouvera plus jamais quelqu'un qui lui convenait, quelqu'un qui lui insufflerait cette passion intolérante, trop forte, trop profonde pour être brisée. Jamais personne d'autre après elle, après Kandys, la détentrice de son cœur ramolli et fatigué de battre. Personne d'autre comme elle, que des courbes dans un lit qui comblent un vide éternel depuis qu'elle a pris ses affaires sans jamais revenir.

T'as jamais rien dit. Jamais, pas une seule fois, des baisers volés à l'arrachée et jamais une déclaration sortie de sa bouche, il ne peut s'empêcher de pincer cette lèvre du bas, remords et regrets dans le même courant qui lui traverse l'esprit. « On n'était rien. » Il le répète juste après elle, les yeux perdus dans le fond du garage, il réalise. Ils n'étaient rien et pourtant elle était tout. Un moment de répit dans cette conversation déchaînée, mais ses sourcils se froncent encore un peu plus, marquant son visage déjà durci par la colère. La colère ou, la vérité. Il réalise tout ce qu'elle a pu être pour lui et tout le mal qui lui a fait enduré. Egoïste de ses émotions, il n'avait même pas fait attention à ce qu'elle avait pu ressentir. Ca l'étonne presque d'en savoir autant, de savoir qu'elle aussi avait été fauché en plein air. Faut être deux pour souffrir, faut être deux pour se faire du mal. Muet devant elle, absolument aucun réplique n'arrive à se frayer un chemin pour être énoncée à voix haute, il a seulement un gribouillis de phrases qui s'entremêlent les unes avec les autres, qui se choquent entre elles, qui se détruisent pour se reconstruire. Il s'attend à ce qu'elle lui porte le coup de grâce, l'épée de Damoclès au dessus de sa tête blonde. Et pourtant. Il devient presque claustrophobe quand il sent sa main se poser sur son dos nu. Des paroles et des gestes contradictoires, un sentiment de soulagement quand ses lèvres se posent sur les siennes. Un sentiment chaleureux de nostalgie qui l'inonde, un trop plein de trop. Trop de désir, trop d'envie, trop de férocité comme auparavant, quand tout allait bien entre eux. C'est mal, ça le détruira sûrement, mais il n'écoute plus son côté conscient, il le jette dans ce feu indomptable et profite pleinement de ce moment cristallisé dans le temps. Il pose ses mains sur les deux joues respectives en face de lui et prolonge ce baiser, encore, encore, encore un peu. Il n'a même plus l'envie de la lâcher, il veut qu'elle reste ici, entre cette voiture et lui, il a peur qu'elle s'envole, qu'elle fasse demi-tour devant lui, qu'elle renonce, qu'elle lui claque entre les doigts. Il descend doucement ses lèvres jusqu'à son cou inhibé du même parfum d'antan, tandis que ses mains tombent au creux de son dos. Il retrouve tout ce qui lui manquait, il la retrouve toute entière. Et, il le sait de trop qu'elle a craqué, qu'elle s'en voudra et qu'elle partira, alors, il la garde. Il la garde entre ses bras, ça le dézingue d'avance, mais, il la garde. Pour lui et seulement pour lui. « Et on fait comment si on n'arrive pas à s'éloigner, si on se déteste en s'aimant en même temps ? » Et s'il continue de dissimuler ses véritables raison concernant sa non-réponse. Il lui murmure au creux de l'oreille, sans l'envie insoutenable d'avoir une réponse, car rester proche c'est s'entailler une fois de plus le cœur, la passion comme principale fautive.
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