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 ( it's just a little crush ) ∞ tobias


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IT'S JUST A LITTLE CRUSH —  C'était clairement grâce à Papa et Maman que Jasper avait réussi à décrocher cet emploi. Il essayait de se convaincre du contraire mais en réalité, son nom de famille y avait été pour beaucoup. Ca et son joli sourire. Parce que le grand manitou du lieu n'était autre qu'une femme d'une cinquantaine d'années, l'allure chic, chaussures louboutin aux pieds et rouge carmin aux lèvres. Elle respirait le luxe et la superficialité, à peu près tout ce que Jasper détestait. Malgré le fait d'avoir été adopté par l'une des familles les plus puissantes du coin, Jasp' restait un mec simple et loin du monde des paillettes. Ce n'était pas pour rien qu'il avait décidé de lui-même payer ses études. Il ne voulait pas vivre au crochet de ses parents. Cela faisait tout juste trois mois que Jasper avait recommencé à bosser ici. Au moment de sa greffe, il avait bien entendu été contraint d'arrêter de travailler et de suivre ses études par correspondance. Même lorsqu'il avait été au plus mal, Jasp' n'avait pas arrêté ses études de médecine. Une véritable volonté de fer.
Cet après-midi là, Jasper n'était pas seul à se rendre au boulot. A ses côtés, Tobias, un copain de fac. Ils s'entendaient bien tous les deux, caractères à peu près similaires et puis, plutôt poissard au niveau de la famille. Parce que Toby venait tout juste de se faire couper les vivres par son père sous prétexte qu'il voulait que son fils devienne un chirurgien de renom. Quelle bêtise ! Comme Jasper avait le cœur sur la main, il lui avait proposé de le pistonner auprès de sa patronne pour un boulot de jardinier. C'était pas le grand luxe, mais ça ne payait pas si mal. Du coup, Veronica avait tenu à rencontrer Tobias en chair et en os et lui avait accordé un essai. Bon, Veronica est un peu spéciale mais pas méchante. Tu vas voir, des fois elle s'installe sur une chaise longue dans le jardin en prétextant regarder les fleurs pousser mais je la soupçonne de mater autre chose. Jasper avait le don pour attirer les cougars, allez savoir pourquoi. Et comme c'était un boulot physique, Jasp' n'hésitait pas à faire tomber le haut chaque fois qu'il y avait un petit rayon de soleil. Du coup, Veronica en profitait pour se rincer l’œil derrière ses lunettes de soleil. Tiens, prend ce taille-haie, je vais te montrer comment faire. C'était une journée ensoleillée. Du coup, après quelques minutes de travail, il retira son tee-shirt, le laissant tomber quelques mètres plus loin. Veronica n'était pas encore dans le coin mais ça ne saurait tarder. Ca va toi ? T'as une petite mine. C'est cette histoire avec ton père qui te tracasse ? Jasper était plutôt du genre curieux et surtout, à mettre les deux pieds dans le plat sans s'en rendre compte.
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IT'S JUST A LITTLE CRUSH — Il se posait continuellement la question de savoir si c'était une bonne idée ; si tout ce plan-là n'était pas basiquement foireux. Tobias, il était beau gentil, beau tendre, beau serviable, il n’avait aucune expérience professionnelle. Le travail, c’était réservé aux gens de la plèbe pour économiser afin de se payer les études ou le dernier objet à la mode. Lui, à chaque fois, il n’avait eu qu’à appeler son père et sa mère, à réclamer la chose souhaitée et à l’avoir entre les mains durant l’heure qui suit. Sauf que là, il n’avait plus papa et maman, il se retrouvait horriblement seul et surtout sans soutien financier. Pour obtenir de l’argent, il fallait travailler et c’était là que cela allait se compliquer. Il s’était confié de sa situation à Jasper, lui avouant qu’il venait de perdre son rôle d’alibi étant donné que son père était au courant de tout et suite à cette discussion qui était une confidence, ce dernier lui proposa un job avec lui, dans les jardins d’une gracieuse et fortunée dame. Travailler à deux serait toujours plus agréable que de travailler en parfait solitaire. Entretenir un jardin, ce n’était pas réellement sorcier, si ?

Il l’avait rejoint et à eux deux, ils pénétrèrent dans le domaine de la riche bourgeoise. Il avait cette dégradante impression d’être un souillon, d’être à la place de domestiques qu’il avait côtoyé tant d’années auparavant. Ecoutant avec attention son ami, Tobias ne put s’empêcher de décocher un sourire face aux mises en garde, s’imaginant déjà cette vieille femme qui le regarderait au loin, espérant qu’un jeune homme se glisse dans son lit. Ecœurant. Mais il n’était pas là pour cela, il était là pour gagner de l’argent, et pour le gagner, il fallait retrousser ses manches, une expression qui ne pourrait par ailleurs pas s’appliquer. Suivant les mouvements de Jasper à la lettre, il retira lui-même son haut et armé de son taille-haie, continua son travail. C’était plus tranquille qu’il l’avait cru et avec Jasper, il était entre de bonnes mains. Ils pouvaient travailler et papoter en même temps. Ouais, c’est bon, ça va. C’est juste qu’en ce moment, c’est pas la grande forme et mon père, beh, je pense qu’il m’a complètement rayé de sa vie. Après plus d’un mois, l’espoir qu’un jour, son père revienne, diminuait peu à peu. Il ne se doutait même pas qu’il s’inquiète pour lui et même s’il l’appellerait encore une fois, lui laissant encore un long message vocal (cette fois-ci pour annoncer son cancer), le père ne lui décrocherait pas. Trop à encaisser et le jeune homme porta tout sur les épaules. Et puis, y’a pas que mon père, c’est juste que c’est un peu tout. Et je pense que j’emmerde aussi pas mal Dyl avec ça, enfin, je prends soin de ne pas l’embêter. Apprenant les commandes et mécaniques, Tobias se sentit devenir complètement robot à répéter la même gestuelle encore et encore, essayant de s’appliquer fortement à faire un travail impeccable afin que la vielle l’embauche. Et toi, ça va ? Brillant et vrai étudiant que tu es, finit-il par ajouter avec un faible rire, compte tenu des récents événements.
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IT'S JUST A LITTLE CRUSH — Jasper n'avait aucun doute sur le fait que Tobias fasse l'affaire pour ce boulot. Il n'avait certes jamais travaillé de sa vie, mais ce n'était pas très sorcier. Et puis si Jasper avait réussi à sortir son épingle du jeu, Tobias en ferait sans doute de même. Jasp' n'avait lui-même jamais travaillé avant d'être embauché ici. S'il avait choisi un petit boulot, c'était pour prendre son indépendance par rapport à ses parents. Pourtant, les Winterbottom avaient insisté pour lui payer ses études et puis ils lui envoyaient encore régulièrement des chèques qu'il découvrait dans sa boîte aux lettres. Si ses parents n'avaient jamais donné beaucoup d'amour, ils savaient donner de l'argent. Mais Dieu seul savait à quel point Jasper s'en foutait royalement de leur argent. Lui, il aurait pu vivre sans le sou et ne pas être malheureux pour autant. Il avait compris depuis longtemps que la phrase clichée était vrai : l'argent ne faisait pas le bonheur. Il avait vécu bien trop de choses dans sa vie pour savoir que l'argent n'était que matériel. Il entendait déjà Kandys et Théodor se moquer de lui s'il osait dire ce genre de choses à haute voix. Ils n'avaient pas vraiment la même vision des choses. Pourtant, Jasper savait qu'il était dans le vrai. Généreux comme il était, Jasp' avait décidé de proposer de l'aide à Tobias quand ce dernier lui avait raconté l'histoire avec son paternel. Ça emmerdait Jasp de voir Toby dans une telle situation. Il avait croisé plusieurs fois le père Nelson, servant d'alibi "étudiant en médecine". Cet homme fondait de nombreux espoirs en son fils pour qu'il devienne un chirurgien de renom. Il avait du tomber de haut quand il avait appris que son fils lui mentait. Mais jamais Jasper ne pourrait cautionner qu'il rejette à ce point son fils. C'était tout simplement inhumain à ses yeux.
Inconsciemment sûrement, le regard de Jasper dévia sur le torse de Tobias alors qu'il venait d'enlever son haut. Bien vite, il se rendit compte que c'était inapproprié et recommença à tailler les haies, surveillant du coin de l'oeil le travail de Toby. Ton père changera peut-être d'avis. Jasper n'y croyait pas vraiment, mais c'était dans ses habitudes de voir le verre à moitié plein. Il savait que ses paroles n'étaient pas des plus réconfortantes mais il restait lui-même dans toutes les situations. Un peu tout ? répéta Jasper dont la curiosité avait été piquée au vif. J'imagine que tu ne veux pas m'en parler ? Jasp lui adressa un sourire malicieux puis replongea dans son travail. Regardant la haie, il finit par dire d'une voix lasse : Tu devrais au moins pouvoir emmerder ton copain avec ça. C'est un peu son rôle en fait de t'écouter te plaindre sans te juger. Voilà la vision idyllique et naïve du couple par Jasper Winterbottom. Il n'avait été que très rarement dans une relation sérieuse. Jasp', c'est le mec qui pense tomber amoureux très vite alors qu'en réalité, il ne sait absolument pas ce que c'est. C'est aussi le mec qui se lasse aussi vite qu'il a craqué et qui abandonne les gens au moindre problème. Il pourrait critiquer son frère Théodor pour son côté séducteur briseur de cœur mais lui n'était pas mieux, dans le fond. Lui aussi jouait avec les gens sauf qu'il n'en avait pas du tout conscience. Ca va, ouais. répondit-il simplement à la dernière question. C'était pas franchement convaincant. Et vu la tronche qu'il tirait, c'était loin de l'habituel Jasper jovial.
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IT'S JUST A LITTLE CRUSH —Son amitié et sa complicité avec Jasper remontaient depuis des années déjà. La tendresse et la gentillesse de ce dernier et le fait qu’ils fréquentaient le même milieu aisé avaient amené à lier ce lien d’amitié forte entre les deux. L’anecdote à part étrange était que maintenant même, Tobias partageait son appartement en colocation avec le frère de ce dernier, Theodor. Mais ce n’était pas la même ambiance, au contraire. Enfin, avec Jasper, Tobias pouvait parler de tout, se confier, appeler à l’aide, demander même de l’aide et il savait que pour à peu près tout, Jasper répondait présent comme un véritable ami. Il n’y avait pas que cela, Jasper restait un homme assez séduisant (trop, au goût de Tobias) et même s’il n’avait jamais rien tenté, déjà à cause de son couple avec Dyl, et parce qu’il ne savait pas si Jasper pourrait être tenté par la gente masculine, il arrivait parfois qu’il jette des coups d’oeils involontaires au fessier de son ami ou à son torse lorsqu’il était dénudé et même s’il ne se l’avouait pas, il n’était pas insensible.

Il haussa les sourcils, lui-même ne croyait pas vraiment à une possible réconciliation avec son père, cela lui semblait de plus en plus impossible et surréaliste. N’étant pas vraiment d’humeur à parler de ses problèmes, le jeune homme secoua vivement la tête en signe de négation, lâchant un brusque : C’est-c’est compliqué mais je te promets que j’en parlerais, c’est juste que voilà, là, on travaille et bref. Il se perdit dans ses propres mots, dans ses pensées, commençant même à balbutier et à hésiter sur ce qu’il voulait lui dire. Lui balancer comme cela de but en blanc qu’il était cancéreux en prime lui paraissait disproportionné. Il se remit au travail, essayant de couper au mieux les haies afin de faire un tout le plus harmonieux et le plus droit possible mais la coordination et l’harmonie n’étaient guère des choses qu’il maitrisait, encore moins en ce moment. Tandis qu’il continuait à couper sans faire attention, n’étant absolument pas concentré, il remarqua quelques instants après que ses yeux avaient dérivé sur le torse de son partenaire, musclé et légèrement suintant à cause de l’effort. Sa voix lui remit les pieds sur terre et d’un air ironique, Tobias se mit à rire. Oh, tu sais, on parle pas de n’importe lequel des copains. On parle de Dyl, et Dyl, c’est Dyl, tu vois. C’est pas le genre de mecs à être compréhensible ou encore à l’écoute des problèmes. Il serait du genre à plutôt dire : « Ecoute, Tobias, arrêtes de te plaindre, bouge tes fesses ou dors, ça passera. » Il leva les yeux en l’air à cette pensée. Dyl, ce n’était pas le mec parfait, ni même celui que tout le monde idéalisait, il était caractériel, avait d’ailleurs son propre caractère. Ils étaient différents, diamétralement opposés et même parfois, il se demandait comment ils en étaient venus à être en couple tous les deux. La mine changeant de Jasper perturba l’étudiant en arts, remarquant que quelque chose avait changé chez lui : Hm, pas très convaincant. dit-il d’un ton léger, arquant un sourcil, soucieux de savoir ce qui trottait dans la tête de son ami. Et alors qu’il coupait tout en parlant, il se rendit compte qu’il n’était sûrement pas fait pour ce métier, de couper comme il le fallait (ou à la demande de la cliente) ses haies. : Okay, euh, tu peux m’aider ? Enfin, je sais pas, j’ai l’impression que mon travail coure à la catastrophe.
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IT'S JUST A LITTLE CRUSH — Les paroles de Tobias alarmaient un peu Jasper. Il avait répondu hâtivement, sans doute trop. Du coup, Jasper s'arrêta net dans son travail et regarda le visage de son ami, les sourcils froncés. Inconsciemment, il cherchait à trouver un indice de ce qu'il se passait. Parce que le sixième sens de Jasper lui laissait penser que quelque chose se tramait. Bien sûr, il n'insista pas, préférant laisser respirer Tobias. Cela ne servait à rien de le terrasser de questions, il allait finir par l'envoyer chier. Il se contenta de dire d'un ton doux : Tu passeras à l'appart' boire un verre après le boulot. Ce n'était pas vraiment une question de la part de Jasper. C'était plutôt une affirmation, ne laissant pas vraiment le choix à son interlocuteur. Ce n'était pas vraiment de la curiosité qui titillait Jasper mais plus une sorte de besoin d'être présent pour son ami. Jasp était d'une fidélité affolante lorsqu'il s'agissait d'amitié. C'était rare de le voir s'embrouiller à tout jamais avec des amis. Il était toujours présent, toujours à l'écoute. Mais bien entendu, même s'il tentait de se le cacher, en ce qui concernait Tobias, c'était sans doute un peu plus que de l'amitié. Il avait cette attirance pour Toby qu'il peinait de plus en plus à dissimuler. Jasper n'assumait pas vraiment sa bisexualité. Il avait déjà eu plusieurs aventures avec des hommes mais en ressortait toujours avec un sentiment de culpabilité. Merci à l'éducation de ses parents pour avoir diaboliser l'homosexualité. Alors, quand Jasp se sentait attiré par une personne du même sexe, il tentait d'ignorer ce désir. Dans le cas de Tobias, c'était encore plus gênant car ce dernier était en couple. Il n'était pas du genre à briser les relations. Il ne le serait jamais. Alors Tobias, c'était l'impossible. A croire que Jasper avait ce penchant pour les histoires impossibles.
Lorsque Tobias se mit à parler de Dyl, la mâchoire de Jasper se serra légèrement. Ce n'était pas vraiment de la jalousie. C'était juste que Jasper n'appréciait pas particulièrement le petit ami de Tobias. Il ne comprenait pas comment quelqu'un d'aussi doux que Toby pouvait se retrouver dans les bras de ce Dyl, beaucoup plus rugueux et parfois tellement désagréable. Jasper peinait à cacher son agacement face au propos de Tobias. La philosophie de vie de Dyl n'était pas mauvaise dans le fond. Mais là, son copain traversait clairement une passe difficile avec son père lui coupant les vivres. La moindre des choses était d'écouter les plaintes et de compatir un minimum. Heureusement que tu as encore tes amis pour te plaindre alors. Jasp lui adressa un clin d’œil taquin, continuant consciencieusement son travail. Bien sûr, Jasper comprit immédiatement que Tobias savait que lui non plus n'était pas au top de sa forme. Il tourna à tourna à nouveau la tête vers lui et haussa simplement les épaules, un petit sourire en coin sur les lèvres. Ce sourire, c'était la promesse de lui en dire plus bientôt. Enfin... Il y avait toujours ces choses impossibles à dire, même au meilleur ami du monde. Comme par exemple son histoire avec Théodor. Ça, il se garderait bien de la raconter. Peut-être parlerait-il de ce qu'il ressentait au creux de la poitrine maintenant qu'il avait ce nouveau cœur. Peut-être évoquerait-il ces souvenirs qui ne lui appartenaient pas et le dérangeaient un peu plus chaque jour. Mais ils parleraient. C'était le bonheur de l'amitié en double sens.
La dernière réflexion de Tobias amusa Jasper qui posa son taille-haie pour l'observer travailler. Il n'était pas si mauvais. Pour une première fois dans le domaine des jardins, c'était loin d'être aussi catastrophique qu'il pouvait le croire. Attends, laisse-moi te montrer comment tenir le taille-haie. Jasper s'approcha de Tobias, son épaule touchant le dos nu de son ami. Le jeune étudiant en médecine tentant d'ignorer ce contact bien trop plaisant et attrapa les mains de Tobias pour les positionner sur l'outil. Et c'est là que les pensées de Jasper dérivèrent. Comme un con, il pensa à la scène dans Ghost quand Demi Moore et Patrick Swayze font de la poterie. Bon, ce n'était peut-être pas aussi sensuel mais ce contact banal titillait clairement Jasp qui essaya d'enchaîner sur une phrase correcte : Tu vois, faut que tes mains soient moins crispées sur les manches. Et voilà que chacune des paroles qu'il prononçait avait soudain un double sens tendancieux.
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IT'S JUST A LITTLE CRUSH —La présence de Jasper l’apaisait étrangement, ses paroles avaient le don de caresser son cœur comme s’il lui appliquait un léger baume pour le soulager et le guérir de blessures émotionnelles. Être rassuré, c’est ce dont il avait besoin en ce moment, qu’on lui insuffle que tout irait bien, que c’était seulement une mauvaise passe, qu’il suffisait d’attendre peut-être trois mois pour voir que tout s’améliorait, un doux rêve qui avait tendance à frôler les esprits de l’étudiant en l’art. Avant d’être écrasé par la réalité douloureuse, un grand poids formé par le nom de « tumeur » qui venait tout balayer sans scrupules et remords, imposant sa présence et sa supériorité. Comme Jasper le disait si bien, quand y’a pas de famille, il y a les amis. Il y avait lui, à ses côtés, qui se tenait là, à l’aider, à faire du mieux ce qu’il pouvait, à même avoir marché dans ses combines afin que son père croit dur comme fer à ce mensonge lié à la nature de ses études. Là, il avait aussi juste envie de lâcher son taille-haie par terre, de rejoindre Jasper et de lui faire un énorme câlin où il pourrait pleurer sur son épaule, sans crainte d’être jugé ou encore moqué mais Tobias avait toujours perçu la vie comme une balance, une courbe qui allait parfois en haut, et parfois en bas mais qu’au final, elle restait toujours équilibrée. Une douce hypothèse qui commençait à s’effriter dans son esprit, pensant qu’elle supportait un trop plein dans la case du bas. Se tenant seulement à être correct, il appelait Jasper à l’aide ; lui demandait s’il pouvait manier correctement son outil. Le travail, c’était plus compliqué que cela en avait l’air, et il se demandait s’il pouvait continuellement exercer ce genre de boulot qu’il jugeait bien trop dégradant pour ce qu’il était mais il devait se rendre compte que sa période de « fils-à-papa fortuné » était en réalité terminée.

L’étudiant en médecine se posta derrière lui, lui tenant les mains afin de le guider et souriant bêtement, Tobias se prêta au jeu. Il appréciait étrangement ce contact ; de ce torse qui frôlait son dos, de ses mains sur les siennes, de ce contact tactile qui, en quelques minutes, ébouillanta ses sens, faisant même ressentir une chaleur grandissent dans le creux des reins de l’étudiant en art. Essayant de se concentrer sur les paroles de son partenaires, Tobias détendit ses mains de l’outil. Il avait toujours eu peur de se couper un doigt ou quelque chose dans le genre et l’outil n’était pas récent et bien que pratique, il restait tout de même difficile à manier lorsqu’on y connaissait rien. « Okay. » dit-il, semblant avoir compris l’astuce. Et tournant la tête afin de le voir, il enchaîna avec : « Quoi d’autre, Monsieur le Professeur ? » Et alors qu’il s’apprêtait à rire, il se rendit compte que son propre visage était à peine deux centimètres de celui de Jasper, ses yeux croisant son regard. Il sentit comme un appel de ses lèvres désireuses de rejoindre celles d’en face, voulant braver l’interdit.
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IT'S JUST A LITTLE CRUSH — C'était le genre de moment suspendu qui éveillait chacun des sens de Jasper. Sa peau frôlant le dos de Tobias, ses mains sur les siennes, ses doigts glissant pour l'aider à se détendre. Pour beaucoup, cette situation aurait paru banale. Elle l'était d'ailleurs sûrement pour Toby. Jamais Jasper n'avait pensé que l'attirance qu'il ressentait puisse être réciproque. Après tout, Tobias était en couple, sans doute heureux malgré les hauts et les bas que toute relation connaissait. Si Jasper restait si secret quant à son attirance, c'était pour le bien de Tobias. Il ne voulait pas que ce dernier se retrouve dans une situation compliquée voire impossible à démêler. Et puis égoïstement, il n'avait qu'une trouille, celle de perdre l'amitié de Tobias. Ce n'était pas de l'amour que ressentait Jasper, simplement une folle envie de se nicher dans les bras de son ami, d'embrasser ses lèvres, et plus aussi. Beaucoup plus. Il ne savait pas quand il avait commencé à avoir ces désirs inavouables. C'était plutôt récent. A la base, ils étaient amis, rien de plus. Puis Jasper lui avait servi d'alibi, jouant même parfois la comédie devant son paternel pour qu'il soit crédible en tant qu'étudiant en médecine. Ils avaient fait semblant d'être partenaires pour des dossiers de recherche, fait semblant d'assister aux mêmes stages. Jasper n'étant pas mauvais comédien, le père avait tout gobé. Et il y avait eu un jour où il avait pensé que son fils sortait avec Jasper. C'était peut-être ce jour-là que tout avait commencé. Quand Jasper s'était mis à imaginer quel effet ça ferait d'embrasser les lèvres de Tobias. Cette pensée l'avait ensuite hanté jusqu'à ne plus le quitter. Il avait pensé que ce ne serait qu'une passe. Après tout, Jasp était le plus gros cœur d’artichaut que la terre connaisse. Il craquait à tous les coins de rue, ne se rendant même pas compte qu'à cause de ça, il avait brisé bon nombre de cœurs.
Jasper sentit les mains de Tobias se détendre et instinctivement, un sourire s'installa sur ses lèvres. L'étudiant en médecine prolongea le contact de longues secondes, comme s'il n'avait pas envie que ça s'arrête. Et c'était vrai. Il aurait voulu que ça dure encore un peu. Comme si son vœu était exaucé, Tobias se retourna, lui demandant ce qu'il devait apprendre d'autre. Le souffle chaud de Toby caressa la peau de Jasper qui n'eut aucun mouvement de recul alors que leurs visages étaient si proches que c'en était presque indécent. Leurs regards se rencontrèrent et il ne fut pas difficile d'y lire l'évidente tension qui s'échappait de la scène. Jasper eut envie de fondre sur ces lèvres quasiment offertes, les embrasser, les dévorer comme des friandises. Malheureusement, son cerveau était toujours connecté et lui criait de ne pas profiter de la situation et d'un Tobias apparemment dans une mauvaise passe avec son petit ami. Pourtant, c'était le genre de choses incontrôlables. Tobias était là, si proche de lui, et ses yeux suppliaient presque Jasper de l'embrasser. Jasp resta un long moment immobile, incapable de savoir quel était le bon choix. Céder à la tentation semblait de plus en plus évident. Et lorsqu'il s'avança pour combler la maigre distance qui séparait encore leurs lèvres, une voix retentit derrière eux, stoppant Jasper dans son action. Je ne vous paye pas pour flirter ensemble, les garçons. Les épaules de Jasper s'abaissèrent brutalement dans un soupir. Veronica venait soit de les empêcher de faire une grosse bêtise, soit de les empêcher de vivre un moment de douceur au paradis. La frustration que ressentait Jasper en ce moment grandissait tandis que Veronica continuait de parler. Jasp ferma les yeux, se détachant un peu de Toby. C'était la première fois qu'il entendait la propriétaire des lieux être aussi sèche. Elle n'appréciait visiblement pas que deux de ses employés essayent de se bécoter plutôt que de tailler les haies. Jasper se retourna, reprenant une distance de sécurité avec Toby. Vous travaillez mieux quand vous n'avez rien pour vous déconcentrer, M. Winterbottom. Jasper tira un peu la tronche, tandis que Veronica tendait son tee-shirt à Tobias, signe que sa période d'essai s'arrêtait là. S'il part, je pars aussi. Du grand Jasper. Quand je vous dis qu'il est très fidèle en amitié ! Et aussi totalement gamin parfois... Veronica haussa simplement les épaules et tourna les talons. Jasp avait clairement besoin de ce boulot. Pourtant, il attrapa son tee-shirt, l'enfila et souffla à Tobias, l'air énervé. On se casse. Jasp commença à marcher, se passant une main dans la nuque, tentant de reprendre ses esprits. La frustration n'avait pas disparu et se lisait sur le visage de l'étudiant en médecine. Il se doutait que Tobias avait lui aussi remis ses idées en place et se rendait maintenant compte de la connerie qu'ils avaient failli faire.
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IT'S JUST A LITTLE CRUSH — Ces lèvres l’appelaient, elles germaient ce plaisir certain, fougueux et interdit. Il se demandait s’il y avait le droit, si Jasper allait plutôt faire le premier pas et pourtant, il resta pétrifié, quelque peu tremblant, n’osant rien faire, il se contentait seulement d’être très (trop) proche de ce visage. Il semblait que le visage de Jasper se rapprochait du sien, qu’ils allaient enfin s’embrasser, que Tobias avait besoin de ce bonheur grisant bien qu’interdit et alors qu’il sentait cette énergie qui allait se créer, il fut stupéfait. Tout se brisa. Tout s’éclata, devenant terne, froid, dur, comme si la morale et la raison revenaient au galop, balayant tout sur leur passage. Il n’y avait pas que cela, il y avait Veronica, leur employeur qui supervisait tout cela, maîtresse de la situation et de leur destin. Son corps était libéré de toute une tension qui s’était accumulé depuis quelques instants mais il restait un goût amer de frustration, une amertume qui le tatouait avec douleur sur le coup. Il aurait seulement eu envie, seulement et juste une seule seconde, lui, eux, leurs lèvres. Même cela, il ne pouvait l’obtenir, de force ou de raison. Les yeux soudainement vides, et la tête légèrement baissée, Tobias resta là, stoïque, attendant sa sentence qui ne tardait pas à arriver avec Veronica qui lui tendit son tee-shirt, signe que sa période d’essai était terminée et qu’il était par ailleurs même viré. A peine employé qu’il était déjà viré et le jeune étudiant en arts se demanda s’il pourrait être capable d’avoir un boulot, mais aussi de le conserver sans tout faire foirer. Alors qu’il s’apprêtait à partir sans tirer grand mot, il entendit Jasper lui défendre. Non, oh non, et alors qu’il voulait refuser la proposition de Jasper, il restait impuissant sans voix, se sentait misérable d’entrainer ses amis dans sa perte.

On se casse, et Tobias suivit son ami, empli de rage, de détresse, de frustration ; un bouquet qui parcourait tout son corps, prêt à l’imploser et à le tuer. Il ne savait que dire à Jasper, peut-être que s’excuser était la meilleure des solutions, lui dire combien il était désolé et qu’il était maintenant probablement néfaste pour lui, pour sa présence et qu’ils devraient aussi s’éloigner. Enfilant aussi son t-shirt, Tobias avait ce sentiment de ras-le-bol ; il en avait marre, il se sentait enchainé, comme si ses mains et chevilles étaient attachés, emprisonnés par divers facteurs. Et soudainement, comme exprimant un trop plein, il se saisit du poignet de Jasper, le tournant afin qu’il lui fasse face et sans même une quelconque permission, il porta son visage au sien, collant avec douceur ses lèvres contre les siennes, sans se poser de questions. Elles étaient si envieuses, si désireuses et il l’embrassa durant quelques instants avec passion, fermant les yeux, ne pensant plus à rien, hormis ce désir grandissant et enflammé pour son ami qui dura quelques instants. Mais la réalité revint trop vite à son goût et lentement, comme une pointe de regrets, il se détacha de son ami, abaissant sa tête, déclarant doucement : Désolé… Désolé, je suis… rien.
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IT'S JUST A LITTLE CRUSH — Jasper, la main toujours sur sa nuque, ne savait plus trop quoi penser. Il était totalement perdu dans ses pensées et bon nombre d'entre elles concernaient les lèvres si attirantes de son ami Tobias. Jasp aurait eu envie de se retourner, de se moquer de la morale et de l'embrasser. De toutes façons, si Veronica ne les avait pas interrompu, c'est ce qu'ils auraient fait près de ses haies. Jasper en était certain, il avait lu le désir dans les yeux Tobias et il savait que son ami avait lu la même chose dans les siens. C'était le genre de désir qui consumait peu à peu, qui pouvait vous rendre totalement dingue si vous l'assouvissiez pas. Jasper sentait ses muscles tendus, comme s'il venait de se disputer avec quelqu'un qu'il estimait. Et ce n'était pas le fait de se disputer avec Veronica qui le mettait dans cet état-là. C'était simplement le fait d'imaginer Tobias derrière lui, enfilant son tee-shirt. Ça le rendait tout chose le Jasper. Il aurait voulu se retourner et plaquer ses lèvres contre les siennes mais il en avait pas la force. Jasp pensait encore une fois qu'il avait le don pour choisir les personnes sur lesquelles il craquait. Chaque fois, c'étaient des personnes qu'il ne pouvait pas avoir. Théodor, bien sûr. Avalon, aussi. Et puis Tobias bien sûr. Tobias, son ami d'adolescence, celui pour qui cette attirance s'est développée si soudainement que ça l'a frappé en plein visage.
Toujours perdu dans ses pensées, Jasper n'eut même pas le temps de réaliser que Tobias venait de saisir son poignet. Très vite,il se retrouva contre lui, leurs visages se rapprochant dangereusement. Jasp n'eut pas le temps de faire marche arrière et tant mieux parce qu'il ne le voulait pas vraiment. Si son cerveau lui criait de tout arrêter, son cœur battait bien plus fort pour lui faire comprendre qu'il désirait ce moment depuis un bout de temps maintenant. Les lèvres de Tobias se posèrent sur les siennes avec fougue. Jasper répondit au baiser avec la même impatience, faisant de ce baiser une danse envoûtante. C'était un peu brut, signe de l'envie qu'ils avaient l'un pour l'autre. Jasper sentait son esprit s'embrumer, voguer vers des pensées encore un peu plus folles. Lorsque Tobias se détacha finalement, Jasper resta planté comme un con, le souffle coupé. Il aurait voulu que ça dure encore, c'était indéniable. Il avait bien trop froid maintenant que Tobias s'était reculé. Jasp, les lèvres entrouvertes, tenta de chercher son regard mais bien sûr, Toby fixait le sol, apparemment gêné par ce qu'ils venaient de faire. Quant à l'étudiant en médecine, il bouillonnait. Il savait que l'embrasser allait le rendre un peu plus dingue encore. Parce que cette situation était dingue. Il n'avait jamais rendu personne infidèle. Du moins, pas à sa connaissance. Alors, quand Tobias s'excusa, il eut envie de lui dire qu'il n'avait pas à le faire et qu'il pouvait même recommencer dès qu'il le voulait. Pourtant, les paroles qui sortirent d'entre ses lèvres furent radicalement différentes. Rien ? Si, il faut que tu dises "Désolé Jasp, on ne peut pas faire ça." Parce que si tu ne le dis pas, je ne suis pas certain d'être capable de me raisonner. C'était la vérité. Si Tobias ne mettait pas des limites maintenant, Jasper savait que le peu de contrôle qu'il avait jusqu'à maintenant allait très certainement voler en éclats. Comme pour garder un contact, la main de Jasper était accrochée dans le bas du tee-shirt de Tobias, comme s'il ne voulait plus le lâcher.
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IT'S JUST A LITTLE CRUSH —Jasper aurait très bien pu le repousser, lui demander d’arrêter, essayer et tenter de le raisonner en disant qu’il avait un copain, qu’il l’aimait et qu’il ne pouvait pas tout faire foirer à cause d’une stupide attraction ou encore d’une naissance de sentiments interdits. Mais il ne fit rien, et Tobias l’avait bien senti. Il avait senti les lèvres de son partenaire s’accrocher aux siennes, les mordre presque, car elles ne voulaient pas lâcher les siennes sur ce doux baiser passionné, trop vif, trop sauvage, trop bref. Il se demandait sûrement ce que Jasper avait de plus que Dyl ? Ses beaux muscles taillés sur son torse ? Dyl les avait aussi. Le fait qu’il soit adorable, même torse nu ? Dyl, il l’était pareil aussi. Mais alors, qu’est ce qu’il l’attirait chez Jasper ? Quelque chose que Dyl n’avait pas, quelque chose qui se trouvait simplement dans son caractère. Cependant, il se sentait désolé, comme si dans sa chute aux enfers, un pan de ses vêtements s’était accroché à Jasper, l’entrainant aussi dans sa chute. A cause de lui, il avait perdu son seul travail et source de revenus et même s’il savait que Jasper restait dans une zone de confort sûre, il se doutait qu’il désirait encore travailler pour avoir son propre argent. Il se détestait et serrant du poing, il se sentait honteux ; non pas pour le baiser qu’il venait d’échanger avec Jasper mais plus pour le fait d’avoir causé la perte de son travail. Immédiatement, en entendant la voix de son coéquipier, le jeune étudiant en arts releva la tête, le regardant dans les yeux avec cette peur et cette timidité mélangée, ne sachant que dire. Les seuls mots qu’il essayait de sortir de sa bouche n’étaient que des balbutiements, des choses inaudibles et incompréhensibles qui témoignaient de son incapacité à être raisonné et sensé. Entendre les paroles de Jasper le faisait légèrement sourire à demi-teinte, il essayait de le convaincre au mieux, de le ramener à la raison bien qu’il démontrait aussi son envie de retrouver encore ses lèvres. Deux mois auparavant, si cet incident s’était produit, le Nelson aurait dit : Oui, tu as totalement raison, c’était juste un incident et on en parle plus, on est seulement amis. Et il serait reparti comme si de rien n’était, oubliant totalement Jasper dans ses fantasmes. Or, ils n’étaient pas deux mois auparavant, ils étaient là, maintenant, au plein mois de mars. Les choses avaient changé, tout avait changé.

« Mais je n’ai pas envie d’être désolé, j’ai pas envie de dire ça, je ne le regrette même pas, je suis même prêt à le refaire s’il le faut et les autres, et lui, je l’emmerde. Parce que j’ai aimé ça. » Il ne se mentait pas à lui-même, il préférait être totalement honnête, envers lui-même, envers son partenaire aussi, qui se tenait face à lui, le regard posé sur son visage. Il ne s’avançait pas, par peur d’être repoussé et tout ce qu’il espérait, c’était justement que Jasper vienne à lui, et qu’il le fasse, ce que Tobias avait fait quelques instants plus tôt.
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